Résolutions 2017 : bilan T3

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Suite de mes réflexions sur mes résolutions de l’année, après un premier et un deuxième bilans

1. Arriver en avance à tous mes rendez-vous
Ça va, je n’ai pas régressé et me prévois toujours autant de marge pour mes rendez-vous, quels qu’ils soient. En revanche, j’ai remarqué que j’avais développé une légère maniaquerie, qui consiste à sortir pile une heure ou 45 minutes à l’avance, mais rien entre les deux. De même pour le travail, que j’arrête à la demie ou à l’heure pile. Un peu bizarre, mais a priori, ça ne fait de mal à personne.

2. Être moins passive
Dans la même veine, je continue d’essayer de m’améliorer et d’être (attention, expression détestable) une meilleure version de moi-même (voilà, je me sens sale, maintenant). Toujours avec ce bon vieux syndrome de l’imposteur qui vient me chatouiller l’esprit un peu trop souvent mais avec l’honnêteté dont j’ai décidé de faire preuve, au moins avec moi-même, je me suis rendu compte qu’à un moment dans ma vie, j’ai dû trébucher et me rouler en boule en me disant que ce monde était trop compliqué pour moi et que je renonçais à faire des efforts. C’est un peu moche, mais au moins, je tiens là la cause de ma paresse intellectuelle et peux enfin arrêter de me torturer l’esprit pour renouer avec l’apprentissage. Tout cela est sans doute un peu flou et abstrait, mais disons que je voyais ma vie comme un lent enfoncement dans la médiocrité après avoir – comme tout le monde ! – essuyé quelques revers et que je ne savais pas comment inverser la tendance. Aujourd’hui, je ne sais toujours pas trop, mais j’ai la volonté de moins me laisser gouverner par la peur des échecs pour ne pas avoir cette impression de passer à côté de ma vie. Et je pense que laisser s’évaporer la peur paralysante, c’est déjà un grand pas en avant.
Parallèlement, comme le dernier trimestre n’a pas été des plus facile, je me suis aussi pris en pleine face un aspect lamentable de mon caractère : je suis tristement monotâche. Certes, je peux tout à fait bosser en écoutant de la musique, en m’occupant d’un truc administratif pour mes parents et en cuisinant à côté, mais pour ce qui est des problèmes abstraits et des activités qui demandent du temps et de la réflexion, je suis absolument incapable de tout gérer en même temps et d’avancer petit à petit sur plusieurs fronts. Conséquence numéro 1 : si j’ai un grand projet à finaliser, je m’y consacre corps et âme des jours et des jours en négligeant tout le reste. Conséquence numéro 2 : je peux encaisser un très gros problème, mais m’effondrer face à l’accumulation de trois petits insignifiants. Corollaire : je finis par mettre tous les problèmes au même plan. Ouaip, ça a cogité ces derniers mois. Là-dessus, je n’ai pas trop espoir ou envie de changer radicalement, d’une part, parce que ce mode d’action me convient à certains égards et d’autre part, parce que je sais très bien que ça fait partie de moi (y a qu’à regarder mon père : on doit être les deux seules personnes au monde qui, devant un gros projet urgent et trois petits sans deadline, vont chercher d’abord à liquider les trois petits pour être tranquille avec le gros, quitte à se retrouver acculées). Sur ce point, je pense donc simplement apprendre à faire avec et à me discipliner.

3. M’améliorer mentalement et faire plus souvent appel à ma mémoire
Je ne sais pas si j’ai progressé sur ce chemin, mais je n’ai pas reculé. Plus je lis d’articles sur les objets connectés censés nous libérer l’esprit, voire nous le vider, plus je vire vieille conne technophobe, plus l’influence des colosses du web me fait peur. Non, je ne veux pas d’un bouton Amazon que je n’aurais qu’à appuyer pour commander une nouvelle dose de lessive, non je ne veux pas être géolocalisée en permanence pour recevoir « en exclusivité » des bons plans, non je ne veux pas qu’un réseau social décide pour moi quels sont mes centres d’intérêt et les contacts susceptibles de m’intéresser. Et pourtant, ça arrive tous les jours, sur tous les sites, toutes les applications. Et ça me rend malade, d’autant plus que je traduis assez régulièrement des contenus qui vantent les mérites de cette simplification de la vie et que je me torture l’esprit à essayer de concilier travail et éthique (spoiler : ceux qui ont l’argent de régenter nos vies sont aussi ceux qui font le plus traduire leur communication, sinon, ce ne serait pas drôle).
Pour autant, est-ce que je prône un retour à l’âge de pierre ? Bien sûr que non, j’adore moi-même les gadgets, je raille toujours les politiques français qui n’ont rien compris en séparant la vie numérique de la prétendue « vraie vie », je me sens bien stupide avec mon iPhone rempli d’informations sur moi, mon compte fantôme Facebook (oui, j’ai été forcée de céder aux sirènes) et mon compte Blogger (qui appartient à Google) et mes quelques tripatouillages de réglages pour protéger le peu de confidentialité qui me reste. Mais j’ai au moins la satisfaction de me dire que je ne cèderai pas si facilement et que s’il le faut, je les supprime, ces comptes Twitter ou Instagram ou que je sais-je encore. Un minimum de bon sens et de recul, donc.
Dans les faits, cela se traduit par différents choix : pas de cloud, pas de synchronisation entre tous mes appareils, pas d’auto-remplissage à la noix de mes champs de recherche, pas d’envoi de mes photos sur Picasa (du moins, je l’espère, j’ai l’impression de passer ma vie à décocher ces foutues cases), pas d’identification automatique des visages, pas de créations intempestives de nouveaux comptes, pas de divulgation excessive de mes préférences ou avis. À terme, j’aimerais aussi passer plus souvent par des moteurs de recherche plus éthiques et respectueux de la vie privée, comme Qwant (avez-vous vu la dernière campagne publicitaire, absolument géniale, parlante et pas condescendante pour un sou ?) ou DuckDuckGo, au moins pour mes recherches personnelles. Pour le travail, vu que je me sers notamment de Google pour faire des recherches d’occurrences, c’est le serpent qui se mord la queue : j’alimente Google avec mes requêtes et j’en ai besoin pour savoir « ce que les gens disent le plus naturellement », chose pour l’instant plus difficile avec les moteurs moins utilisés.
Je suis loin, très loin d’être militante, n’ai pas les connaissances nécessaires pour bien m’armer et imagine bien que le net n’est pas un monde de gentils contre méchants. Raison de plus pour me renseigner et réfléchir de moi-même.

4. Passer plus de temps avec mes parents et de manière plus spontanée
Je pense être plus ou moins parvenue à une certaine spontanéité. Pas totale, car je constate bien que je me mets seule une certaine pression de petite fille modèle quand je les vois, mais je me soigne. J’essaie de moins me braquer quand mon père veut passer chez moi à l’improviste avec la soupe qu’il m’a gentiment préparée, sachant qu’il ne reste jamais longtemps. Ou de moins paniquer quand ma mère évoque la possibilité d’un week-end tous les trois, sachant que maintenant, elle a bien compris que j’ai besoin d’avoir ma propre chambre à l’hôtel. D’ailleurs, pour nos prochaines vacances en Chine, j’aurai ma chambre à moi pendant la seconde moitié du séjour, une victoire !
Malgré tout, il est nécessaire de mettre des freins, car même si j’adore mes parents, rappelons que les concepts d’intimité et de grasse matinée leur sont totalement inconnus et qu’ils ont aussi tôt fait de m’arracher les deux bras et jambes si je leur tends la main.

5. Épargner
Pareil que la dernière fois, ça avance, l’argent n’est plus un sujet qui fait virer mes cheveux au blanc. Mais entre-temps, j’ai eu la même chose que l’Urssaf et le RSI, version Cipav *rire jaune*. J’ai vu mes cotisations septupler, donc je suis repartie sur un cycle de paiement d’une somme à cinq chiffres, mais j’essaie de positiver : ça fera baisser mon bénéfice 2017 et donc, mes cotisations 2018.
Par ailleurs, la fusion annoncée du régime des indépendants et du régime général des salariés est pour le moins floue et je ne sais pas du tout comment cela se traduira dans les faits, m’enfin, ça ne m’empêchera pas de mettre de côté comme je pourrai. Personne n’a dit que c’était simple, la vie d’indépendante, après tout.

6. Rationaliser mes dépenses
Serais-je guérie de mes obsessions financières ? J’ai à peine pensé à cette résolution et encore une fois, n’ai pas eu l’impression de faire des folies de mon argent. Le fait de sortir beaucoup moins aide certainement, mais même sur le net, je ne me suis pas retrouvée à convoiter des tas de choses.
Ce qui me fait penser que ça fait bien longtemps que je n’ai pas pensé à ajouter une énième pièce à ma collection de sacs ; je sais très bien que le sac parfait n’existe pas de toute façon…

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