[Restaurant] Mokonuts (Paris XI)

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Mokonuts, c’était mon arlésienne. La première fois que j’ai voulu y passer pour le goûter, c’était des vacances scolaires, donc fermé. La deuxième fois, c’était un mardi et rien n’était indiqué, ni sur la page Facebook ni sur le compte Instagram, si bien que je me suis mis en tête que c’était fermé le mardi. La troisième fois, rebelote, et on s’est installés par dépit dans la crêperie d’en face (pas mauvaise !) tout en observant avec panique le store se lever et redescendre. La quatrième fois, il n’y en a pas eu, puisque j’ai carrément inscrit ça en objectif du mois et passé un coup de fil pour réserver en bonne et due forme. Un mardi car j’ai le goût du risque. Et j’ai bien fait car je n’ai qu’une hâte maintenant : y retourner le plus souvent possible.
C’est parti pour les photos…



Comme d’habitude, je ne m’attarde pas trop sur les lieux, d’autant que je voulais éviter de photographier des gens qui n’ont rien demandé. En tout cas, c’est petit (un peu moins de 20 couverts, à vue de nez), avec un joli comptoir derrière lequel s’affairent le couple qui a ouvert ce merveilleux restaurant et leur personnel. La décoration est rustique et raffinée à la fois. Je commande un sobacha pour commencer.



La carte est courte. En entrée, il y a le choix entre un labné aux olives de Kalamata et au zaatar, un carpaccio de sar, fenouil et verjus et des courgettes rôties, kashkaval et criste marine. Côté plats, ça se réduit à deux : suprême de pintade, pommes rissolées, pois gourmands et tahini ou pélamide du Cap Ferret, freekeh et aubergine fumée. Pour les desserts, il y a l’embarras du choix puisque le lieu est ouvert du petit-déjeuner jusqu’au goûter tardif.


Après m’être assurée que la pélamide est bien un poisson, j’opte pour un labné en entrée, car même si le carpaccio me tente beaucoup, je ne voulais pas avoir deux fois du poisson. Et le sar, je ne sais pas, mais le labné est terrible ! C’est frais, doux et onctueux, j’oublie le peu de labné que j’ai dû avoir mangé dans ma vie. Les olives et l’huile d’olive sont en quantité parfaite, très bien dosées. Quant au zaatar, je me renseigne plus tard pour apprendre que c’est un mélange d’épices libanais, essentiellement composé de thym. C’est fort bon et ça s’accommode fort bien avec le labné. Qui accompagne à merveille le pain (je ne sais pas si ça se fait…), qui mériterait un billet à lui tout seul. Maintenu au chaud, il ressemble à du pain pita mais en meilleur. Je m’en suis fait resservir par Moko, la sympathique patronne, alors que je suis d’ordinaire calme face à du pain.

Et voilà la pélamide, qui est proche de la bonite. J’avoue, la composition de l’assiette me déçoit un peu, mais que nenni, le freekeh (du blé) est en dessous et est bien savoureux. Mais ce n’est rien en comparaison du poisson, cuit à l’extérieur mais semi-cru (carrément cru ?) à l’intérieur tout en étant chaud. Waouh, la texture est parfaite, le goût me semble fort mais excellent, j’adore les épices utilisées. Par contre, je n’ai pas le souvenir d’avoir eu en bouche de l’aubergine mais peut-être les saveurs ne me sont-elles pas assez familières. En plus, la quantité est très habilement calculée : si je ne finis pas mon plat en roulant pour rentrer, on ne peut pas non plus dire que je réclame encore à manger. Ou alors du pain bien chaud ^^"
La personne à côté de moi a l’air de savourer elle aussi sa magnifique assiette de pintade, hyper généreuse.


Pour le dessert, vu que je m’étais engagée à être de retour au poste à une certaine heure, j’ai préféré prendre deux cookies à emporter pour les consommer plus tard avec monsieur. D’habitude, j’ai pour religion de goûter à un maximum de choses différentes, mais là, je sens tellement le délice crapuleux qu’on se retrouve tous les deux avec le même cookie : olives noires, chocolat blanc et amande (je crois). Ah. Aaaaah. C’est SI bon, si fondant, si bien dosé encore une fois. Mioum.

En matière de prix, c’est raisonnable pour le quartier et très raisonnable pour la qualité : le labné à 7 €, le poisson à 17 €, le cookie et le thé à 2,5 € chacun.

Au cas où ce ne serait pas assez clair, je suis prête à retourner chez Mokonuts n’importe quand mais surtout au goûter et avec n’importe qui ou presque. C’est délicieux, original (pour moi du moins, qui suis moins habituée à la cuisine moyen-orientale), chaleureux et sympa. Oui, tout ça à la fois !


Mokonuts
5 Rue Saint-Bernard
75011 Paris
Métro le plus proche : Charonne (ligne 9)
Ouvert du lundi au vendredi, de 8h45 à 18h
Le soir sur réservation
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6 commentaires:

  1. Okay tu me donnes hyper envie ! Deal, on essaye d'y aller la prochaine fois que je passe par Paris?

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  2. Au point d'y retourner avec n'importe qui! Là c'est fort et cela donne trés envie :)

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    1. Oui mais tu ne serais pas « n’importe qui » :D

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