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Après avoir lu cet article du Chameau Bleu, j’ai eu une furieuse envie de tester le bistrot coréen Mee, à 6 numéros de l’excellent restaurant de udons Sanukiya, rue d’Argenteuil. C’est ainsi que la semaine dernière, j’y ai traîné mes parents tandis que monsieur s’est greffé à nous.

Bons points
L’endroit est très beau, avec un côté brut et raffiné à la fois. La carte plutôt courte me mettait en confiance. Le personnel est accueillant et sympathique. Les prix sont assez doux : 5 à 8 euros pour une entrée, 14 à 16 euros pour un plat et 5 euros pour un dessert. Certains plats sont originaux.

Moins bons points
Pour nos quatre palais, les plats se sont presque tous révélés fades. La déception était donc grande, d’autant que nous avons d’excellentes références dans le 15e arrondissement de Paris. Il n’y avait aucun plat au moins pesco-végétarien. Nous avons dû supplier les patrons pour avoir une carafe d’eau. Les portions sont un peu chiches, on aurait préféré des prix moins doux mais pour des portions plus généreuses.


Passons aux photos...
Entrées
Beignets de poulet
(simple, mais efficace)
Mandus, raviolis au porc et aux légumes
(sympathiques, sans plus)
Beignets d’huître à la sauce tartare
(très occidentalisés il me semble, mais c’était mon préféré)

Plats
Ragoût de kimchi, poitrine de porc et germes de soja
(l’intéressée n’a pas été convaincue)
Vermicelles de patate douce aux légumes
(joli, bonne texture, mais fade)
Mon bibimbap
(désespérément fade malgré l’ajout massif de sauce de soja et de piment, chose que je ne fais que rarement)

Desserts
Infusion de baie omija à la glace à la vanille
(goût intéressant :))
Haricots rouges et glace aux 5 céréales
(pas mal du tout, même si j’aurais aimé des haricots plus sucrés pour compenser la sobriété des céréales)


Conclusion
3 entrées + 4 plats + 2 desserts + 1 jus de poire Alain Millat = 92 €
Pas excessif mais pas de coup de cœur, on a eu du mal à être convaincus et on retient surtout le mot de fadeur. Dommage car le cadre vaut le coup d’œil et le personnel très gentil. Peut-être que les plats et les saveurs évolueront-ils avec le temps ?
Arashiyama

Lundi 12 octobre 2015
La nuit a été agitée : monsieur a dû tuer à coups de parapluie un cafard japonais (que nous surnommons désormais Johnson, en référence à la bestiole chaussée d’Air Max qui se promène dans le monde de Dorohedoro, notre manga fétiche) (mais sur le coup, Johnson portait des noms moins élogieux). Le matin, pour compenser ma crise de panique, je m’arme de courage et de l’aspirateur pour déloger le cadavre du coin où monsieur l’a acculé puis l’aspirer dans le broyeur... transparent (amis végétariens, au revoir). Un spectacle d’horreur qui me fait lâcher un « Bordel Jésus Marie Joseph », sûrement inspiré par Debra, de la série Dexter. Je range ensuite soigneusement l’appareil en espérant que notre hôte, Yoshimi (ou Yoshimitsu – lui – comme on s’amuse à l’appeler) ne découvre pas le pot aux roses.

L’épisode cafard cauchemardesque passé, on se rend à Arashiyama, qu’on imaginait plus loin du centre-ville. La bambouseraie est belle mais pas aussi intimiste que l’on aurait voulu car il n’est pas possible de s’enfoncer dans la forêt. Le site reste malgré tout impressionnant, surtout quand le vent fait claquer les tiges entre elles.








On s’échappe à la villa d’Okashi Sanso, un célèbre acteur qui a fait bâtir sa maison et son jardin recelant de plantes magnifiques. Notre guide de voyages ne s’y est pas trompé : l’entrée coûte certes 1 000 yens (contre 300 à 500 yens pour d’autres sites) mais la beauté et le calme du lieu, conjugués au thé et à la pâtisserie offerts en fin de visite, valent le coup. Idéal pour se couper du monde.





 




 

 

Collation comprise dans le billet d’entrée

On reprend le sentier balisé de la bambouseraie et rapidement, on se retrouve à se balader entre des habitations, tout en se dirigeant vers le temple Gyo-ji, recommandé à ceux qui ne peuvent pas visiter le jardin de mousse Saiko-ji (une demande de visite écrite est nécessaire 5 jours à l’avance...). Eh bien le Gyo-ji nous convient aussi très bien, c’est un lieu magique où règne la mousse et c’est beau.






Pour le déjeuner, plutôt que de retourner à la gare pour manger dans le restaurant de tempuras que j’ai repéré, on se laisse tenter par un charmant établissement, qui nous sert des soba au thé vert et des desserts raffinés à base de matcha, de haricots rouges et de marron. Ce n’est pas mauvais mais c’est chiche ! Pour un peu, on se jetterait sur les bols de riz à l’œuf cru proposés dans une échoppe un peu plus loin !






Cap maintenant sur le temple Kiyomizudera, un symbole fort de la ville. Il est bondé mais bien sûr magnifique. Les rues Ninenzaka et Sannenzaka, très pittoresques, nous permettent de rejoindre le centre-ville et Gion, tant qu’il fait encore jour. Les rues Shibashi et Hanamikoji sont aussi très typiques et magnifiques. Les geishas qui les peuplent sont loin de celle d’Arashiyama.




 

En début de soirée, retour à la galerie Teramachi, notre point de chute. À Lupicia, je succombe et fais bien évidemment des emplettes. Les prix sont plus ou moins les mêmes que ceux pratiqués à Paris et comme à Paris, je n’ai pas le temps de préciser que je voudrais des boîtes qu’on me tend déjà un sac avec quatre sachets de thé emballés, tous parfumés.


Histoire de compléter la quête « thé », on file à Ippodo pour apprendre que la boutique ferme à 18 h 30 et non 19 h comme je le pensais.
Un peu déçue, je me laisse entraîner par monsieur dans un Village Vanguard repéré plus tôt par son « œil de sphinx » (© monsieur, cet homme formidable qui fournit lui-même des répliques cultes). Et là, c’est la liesse (à deux, certes) : on tombe sur presque TOUS les goodies Dorohedoro qu’on recherche depuis Tokyo, donc on se lâche, entre les cadeaux (des t-shirts, des badges, des gachapons) et les auto-cadeaux (des autocollants, des badges, un magazine, un calendrier, une histoire bonus, un tote bag), on a même le droit à l’exemption de taxe... Il faut croire que notre nez-à-nez avec Johnson nous a porté chance.

Pour compenser ces dépenses, on se nourrit de croquettes et de karaage (poulet frit) pour le dîner. Non madame Figaro, la nourriture japonaise n’est pas diététique.
Le soir La nuit, en déballant les précieuses emplettes, je tombe sur le flyer de MhZ, la boutique qui propose le plus large choix de goodies Dorohedoro (notamment en vêtements) et qui me fait fantasmer depuis des années, et en googlant l’adresse, on apprend qu’elle est près de Nakano Broadway, où on ira à notre retour à Tokyo. Les choses sont bien faites !