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Nous sommes rentrés du Japon avec mille histoires et photos (3 000, en fait) ! Je reprendrai les rendez-vous habituels avant de raconter notre voyage en mots et en images, mais en attendant, voici une petite perle que je pense avoir entendu* à la Fnac, où on a rattrapé notre retard en mangas, comics et romans :
Cliente : vous auriez L’arabe du rabbin ?
Vendeur : heu... qu... oui, L’arabe du futur est là, juste en-dessous du Chat du Rabbin.
* « pense » car la conversation était tellement invraisemblable que je doute de mes oreilles...
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À l’heure où ce billet se publiera, je serai en route vers l’aéroport. En attendant, petite rétrospective de la semaine !

Travail
  • Activité toujours inexistante mais j’ai eu la chance de faire un test pour un éditeur. Je croise bien évidemment les doigts mais même si la réponse est négative, j’aurai beaucoup appris.

Santé
  • TSH rentrée dans l’ordre, ouf, mais je suis passée à 87,5 µg de Lévothyrox, soit un comprimé de 75 µg et un demi de 25 µg par jour et c’est franchement chiant d’avoir une boîte de médicament en plus.
  • Bouleversée par cette émission France Culture sur la maltraitance gynécologique...
  • À voir pour ceux que le sujet ne dégoûte pas viscéralement : webdocumentaire sur la stérilisation volontaire (ne s’affiche pas très bien sous Firefox). Personnellement, sans être rebutée, je trouvais ça radical, et après avoir lu des témoignages, je comprends tout à fait.

Sorties
  • Un thé avec Kleo avant de partir au Japon ^o^ 
  • Quoi, j’ai pas le droit de dévaliser ma librairie manga avant de prendre l’avion ?
  • Quoi, je peux pas acheter du thé des Comptoirs Richard (rooïbos vanille et oolong châtaigne), non plus ?

Chats
  • Incroyablement câlines avec nous et entre elles depuis qu’on a sorti les valises, ces bêbêtes ont un 6e sens.
  • Note : faire attention à pas les embarquer avec nous à l’aéroport.
  • « Mais si, je sais couper les griffes des chats ! », a tonné monsieur. Bilan : une Scorpy en sang (mais rien de grave, ça a juste mis un peu de temps à coaguler)

Divers
  • Recevoir la Gambettes Box : youpi. Recevoir l’appel de charges trimestrielles : moins youpi. 
  • Un passage à la banque pour une nouvelle vie qui commencera en 2017.
  • Mais elles sont horriblement entêtantes, les chansons de Lana Del Rey !

Enfin, je tenais à vous remercier pour vos réactions au post Auto-sabotage & Cie <3
À bientôt !
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Dans ma PÀL de septembre, il y avait les livres suivants :
  • Poison City 1 : je n’attendais rien de ce manga que monsieur n’a pas trop aimé (on a des goûts assez similaires, en général) mais j’ai finalement été happée par cette réflexion sur la censure et la liberté d’expression. Ce n’est pas aussi révolutionnaire que le dit l’éditeur, mais c’est sacrément intelligent et pertinent par les temps qui courent.
  • Feuilleton : quel plaisir ça a été de lire cette grosse revue (180 pages), cette fois-ci consacrée à la science. De la manipulation génétique pour que les animaux d’élevage ne souffrent plus aux conséquences d’un livre comme The Anarchist Cookbook, tout était intéressant.

BONUS :
  • Silver Spoon 11 : ce manga shônen qui se déroule dans un lycée agricole est toujours aussi plaisant à lire, les personnages sont tous bien développés et l’humour n’est pas en reste. Je pourrais lire ça jusqu’à la fin de ma vie, je crois.
  • Bride Stories 7 : l’histoire reprend bien après un volume (à mon goût) un peu mou, avec une jolie amitié à la clé... On apprend une foultitude de choses sur l’Asie Mineure et ses mœurs éloignées des nôtres, mais pas illégitimes pour autant. Bride Stories, c’est vraiment un manga à faire découvrir à des lycéens ! 
  • Dans l’intimité de Marie 1 : encore du manga censément révolutionnaire ! Cette fois, c’est un étudiant, archétype du loser, qui se retrouve dans le corps de la lycéenne qu’il stalkait ! Présenté comme ça, c’est un peu glauque mais l’auteur réussit à ne pas tomber dans l’écueil du voyeurisme et à entretenir une pointe de suspens, même si j’ai du mal à savoir où il veut aller pour l’instant. Rien de renversant pour le moment, mais au vu des réactions de certaines mangasphères, il faut croire que c’est incroyable qu’un auteur tente de représenter le quotidien d’une jeune fille, entre les regards de pervers qu’elle doit subir et les menstruations.
  • The Ancient Magus Bride 1 : l’univers est plaisant, le charadesign est réussi mais bon sang qu’elle est fatigante, cette héroïne toute passive. Malgré tout, je suis intriguée par ce monde où habitent la magie, les dragons et les fées, sans y être accro.
  • Arte 1 : encore une nouvelle série ! Arte, c’est le combat d’une femme de la Renaissance italienne qui aspire à devenir peintre. Certains lui reprochent de poser des questions trop modernes pour son époque et je ne leur donnerais pas tort, sauf que ça ne me gêne pas. Mon seul souci, c’est de savoir si l’auteure s’est suffisamment documentée pour proposer un monde réaliste et authentique et si, de mon côté, j’apprendrai des choses sur l’art de cette époque. Affaire à suivre.
  • Légendes de la garde – Baldwin le Brave : encore merci, Armalite, de m’avoir envoyé un exemplaire traducteur ! J’ai beaucoup aimé ces historiettes vraiment simples mais prenantes, superbement illustrées et parfaitement traduites. Que vous aimiez ou non les souris, ce comics est pour vous !
  • Nini’s Forest : un petit boys love forestier et animalier en chinois, il n’y avait qu’a-yin pour dénicher cette perle. C’est beau, c’est très soft (je n’aurais même pas remarqué que c’était un BL si ce n’était pas écrit), c’est très poétique et ça fourmille d’animaux. Lecture aux anges.
  • L’attente infinie : un gros coup de cœur que cette autobiographie en comics de Julia Wertz, dessinatrice asociale, alcoolo et atteinte d’un lupus systémique. J’avais peur que le personnage me soit antipathique mais non, j’ai adoré suivre ses mésaventures ainsi que son côté grognon. Chaudement recommandé.
  • Gotham Girls : Harley Quinn, Poison Ivy, Batgirl, Renee Montoya. Ai-je besoin d’ajouter quoi que ce soit, si ce n’est qu’Harley a « un poulet et n’[a] pas peur de [s]’en servir » ?!
  • L’Attaque des titans 15 : après un gros passage à vide et une grosse déception que j’ai été la seule à ressentir, semble-t-il, l’histoire redémarre de manière prenante et semble proche de son dénouement. Parfois, je regrette que ce manga ne soit pas le conte écologique / mythologique / anti-spéciste que je croyais qu’il était, mais souvent, je me dis qu’un tel manga serait chiant et tournerait vite en rond.
  • Le château des étoiles 2 : et c’est la fin du premier arc de cette saga épique et steampunk qui se déroule en Bavière puis, enfin dans les étoiles. Un très très beau volume, qui me tient encore plus à cœur maintenant que j’ai vu l’auteur en dédicace et entendu sa vision des choses.
  • Lollipop 1 : une couverture toute rose, une sucette, une lycéenne. J’avoue que j’avais un peu peur avant d’ouvrir ce manga shôjô mais il n’est pas le coup de cœur d’a-yin pour rien :) C’est très très frais, rigolo et déjanté (surtout les parents de l’héroïne, j’adore ça), plein de mystères, bien amené et fin.
  • Spica² 3 et 4 : le manga le plus lent de l’univers est pourtant très chouette et plein de mélancolie. On continue toujours avec l’entraînement physique et mental de nos cosmonautes en herbe, on apprend à les connaître plus, on s’interroge toujours sur ce fameux lion que seule l’héroïne voit... Une lecture détente idéale.
  • Altaïr 1 : comment dire ? Vite lu, vite oublié ? Dommage car des mangas qui se déroulent en Turquie et qui semblent assez bien documentés, il y en a mais pas tant que ça. C’est juste que l’histoire et les personnes sont un horrible condensé de déjà-vu, si bien que la lecture ne présente aucun intérêt, malgré la traduction de Fédoua Lamodière, toujours au top.
  • Roland Embley 1 : je ne sais pas pourquoi monsieur a craqué sur ce manwha aux allures de Snoopy sans le côté dépressif. C’est donc très gentillet et assez poétique, il faut aimer le genre.
  • Cesare 11 : très attendu dans notre maisonnée, celui-là ! C’est en lisant Arte puis Cesare que je me rends compte de l’incroyable talent de l’auteure de ce dernier, Fuyumi Soryô. L’histoire est un peu romancée mais toujours très réaliste et terre-à-terre, les expressions faciales sont bluffantes et comme à chaque fois, je suis transportée à l’époque des Médicis et des Borgia.
  • Futon : un achat pas prévu auquel j’ai vite fait un sort. C’est lors de l’étude des textes de Yu Dafu, un écrivain chinois, qu’un professeur de littérature a parlé de Tayama Katai et de son roman Futon, qui avait fait un tabac à sa publication, en 1907. C’est le début des romans très intimistes, avec encore une fois, un narrateur dans sa trentaine déprimé par son quotidien fade, avant l’arrivée d’une femme séduisante. Par certains aspects, l’histoire me rappelle celle d’Un amour insensé, de Tanizaki, mais en plus retenu (il y a quand même 20 ans qui séparent ces deux romans), bien moins sexiste et plus fascinant encore.
  • Walking Dead 23 : pris à part, ce volume est bien et réussit encore à poser des questions intéressantes sur le mode de vie qu’ont choisi nos rescapés de la crise des zombies. Mais dans la pratique, je n’en peux plus, de cette série, et attends juste qu’on lui offre une fin décente.
  • Supertôkyôland : ce n’est pas moi qui ai acquis cette énième BD « sur un voyage au Japon » et heureusement, car je n’ai presque rien aimé. Les remarques sexistes, les dessins qui ne me plaisent pas, les situations qui ne m’intéressent qu’à moitié et l’auteur qui ne suscite aucune once de sympathie (contrairement à... je sais pas ? Florent Chavouet ?!)... À se demander comment j’ai fait pour tenir bon.

Et voilà, un mois riche en lectures, mais surtout en découvertes, dont je ressors ravie. Pour octobre, je n’ai pas visé très gros car je ne m’imagine pas lire des heures au lit après avoir parcouru Tôkyô du matin  au soir...