Source

Dans mon panier de septembre, il y avait les choses suivantes :

1. Réviser mes cours de japonais
Il a bien fallu que je me bouge le popotin pour ne pas être trop désemparée pendant le test de niveau proposé par une école où j’ai demandé des renseignements. Résultat : c’était un test d’oral, j’étais un peu en détresse mais la prof a puisé dans toutes ses ressources de bienveillance pour me dire que je parlais bien. Au final, je ne me suis pas inscrite à cette école mais à l’Inalco, haha.
Objectif atteint à 100 %

2. Passer voir mon ancienne prof de japonais avec un petit cadeau
Les cours ne commenceront qu’en octobre, je verrai donc à mon retour de voyage.
Objectif reporté à novembre

3. Replanter mes plantes, voire me débarrasser de certaines d’elles
L’opération kabocha n’a pas réussi, sûrement car l’eau ne s’évacuait pas. J’ai viré toutes mes herbes aromatiques car le temps ne leur permet plus de pousser. Maintenant, je reporte mon attention sur mon terrarium, en très petite forme.
Objectif atteint à 100 %

4. Faire le ménage dans mes contacts téléphoniques (dans lesquels se trouve une partie du répertoire de mon père, donc je dois pouvoir appeler environ 20 chauffeurs de taxi)
Fait en début de mois, alors que je me tournais les pouces. Je ne consulte plus mon répertoire avec la crainte d’appeler par erreur une flopée de taxis.
Objectif atteint à 100 %

5. Refaire ma/mes playlist(s) musicale(s)
Fait dans les mêmes conditions. J’ai organisé ma musique en catégories très simples : jazz, r’n’b (de la bonne grosse soupe commerciale comme j’aime parfois), OST et B.O. de films, Asie, chanteurs, chanteuses et groupes. C’est tout bête mais c’est comme ça que mes envies fonctionnent.
Objectif atteint à 100 %

6. Envoyer toutes les cartes d’anniversaire avant de partir au Japon
La dernière est prête à partir ce samedi :)
Normalement, l’objectif sera atteint

7. Terminer seule la série Sherlock 
Je pensais être à 2 épisodes de la fin mais en fait... il y a 4 saisons ! Du coup, je ne suis qu’à la fin de la saison 2 et je peine.
Objectif atteint à 25 %, à continuer

8. M’offrir un maillot de bain
Jusqu’à présent, j’avais un maillot de bain très moche (le premier prix de chez Go Sport), un peu par masochisme, un peu parce que je ne m’accordais pas le « droit » de porter quelque chose de décent alors que je ne faisais que barboter. Maintenant que j’ai trouvé mon rythme et que j’ai ma séance hebdomadaire, je me suis offert un truc plus joli et coloré (le deuxième prix de chez Go Sport). Petite anecdote : ce n’était pas le but mais celui-ci montre à peu près la moitié de mon tatouage et c’est étrange comme le regard des gens change quand ils le voient o_o
Objectif atteint à 100 %

9. Parler de mes lectures du mois précédent
J’ai bilantisé le mois d’août ici et ne vais pas tarder à me lancer dans celui de septembre, encore plus fourni !
Objectif atteint à 100 %

10. Proposer un voyage entre amis (jamais fait, aucune idée de ce que c’est)
J’ai évoqué l’idée avec quelques amis et envoyé une petite bouteille à l’eau...
Objectif atteint à 25 %, à suivre


BONUS
  • J’ai enfin fini mes listes infernales de vocabulaire chinois et en plus, ces temps-ci, je traduis pas mal de chinois. C’est tout bénef’ pour travailler cette langue !
  • Heureusement, j’ai quand même bouclé le programme Japon, dans les grandes lignes ! Il était temps, d’autant que je m’y suis prise trop tard pour le musée Ghibli et le jardin du Meiji-Jingu, et qu’il n’y aura pas de tournoi de sumo en octobre. Inconsolable.
  • « Anticiper » : je continue d’appliquer ce précepte, il me réussit bien, mais je n’ai pas eu mon permis pour autant T_T
  • Les listes de lecture : à se demander pourquoi je n’ai pas instauré ça avant, ça marche du tonnerre.
  • Comme dit x fois, j’ai intégré la piscine à ma routine, c’est très valorisant.

En octobre, ce sera trois semaines de vacances, j’ai juste « prévu » de voir un maximum de choses et de décompresser. Et si j’en ai le temps à mon retour, j’attaquerai les objectifs de novembre, déjà définis. En attendant, je me mets en vacances et mes objectifs aussi.
Source

Cette semaine n’a pas été drôle du tout, mais comme je me déteste autant quand je chouine que quand je roule dans une voie réservée aux bus, je vais vous épargner mes pleurs, promis :)

Travail
  • J’ai fait des grasses mat’ avec chats et ordi au fond de mon l... oups, je me suis trompée de rubrique :p
  • Bon, un peu de sérieux, j’ai quand même fait de la prospection et c’est la première fois que j’obtiens des réponses positives aussi rapidement \o/

Lectures
  • J’ai frôlé mon record de mangas lus en une semaine, j’en parlerai dans mon bilan mensuel.
  • Mémé-au-foyer s’est laissée tenter par des bandes dessinées plus hardcore qu’habituellement : In these Words au rayon manga yaoï et Sunstone du côté des comics BDSM.
  • Et pour rester dans le sulfureux, j’ai mis la main sur Futon de Tayama Katai, un roman qui a atterri dans ma liste de livres intéressants après un cours de littérature chinoise. Si si.

À la télévision
  • La série Gotham possède une force d’attraction incroyable malgré un scénario inexistant, des personnages incohérents et des répliques pourraves. Comprendre par là qu’on a fini la saison 1 en pestant à chaque fin d’épisode.
  • En revanche, Vikings est très brute et prometteuse.

Santé
  • Sommeil, appétit et transit complètement déglingués.
  • Miracle : après avoir décalé ma séance de piscine du vendredi, la culpabilité et la motivation ont repris le dessus et me voilà en route vers le bassin. Les longueurs étaient laborieuses et je jure que je rencontrais une résistance plus forte dans l’eau (je n’ai juste pas encore d’explication scientifique) mais j’en suis ressortie satisfaite.

Sorties
  • OK, on ne retournera plus dans ce resto de sushis aux portions énormes : le concept du sushi qui se mange en une petite bouchée n’y est clairement pas assimilé.
  • Un déjeuner entre blogueuses-swappeuses chez George Cannon, relaté ici.
  • Je ne pensais pas avoir l’occasion de me rendre au Salon du livre asiatique, organisé dans la mairie du 2e arrondissement, mais si et c’était très chouette. 
  • En prime, une double dédicace d’aAlex et de Delfine, le très sympathique couple à l’origine du blog et des éditions Issekinicho !
  • Incroyable, le Dernier Bar avant la fin du monde ne nous a pas poussés à la consommation. « Vous ne ressemblez pas à une caissière », m’a dit un serveur lorsque je lui ai dit que j’ai déjà fait caissière.

Divers
  • Quand j’aurai mon papier rose (le truc qu’on appelle parfois « permis de conduire »), je raconterai mon odyssée. En attendant, je fais l’autruche et surtout pas les comptes.
  • Sauf rebondissement, je suivrai des cours de japonais à l’Inalco, établissement que j’avais quitté avec joie en 2011, ma licence de chinois en poche.
  • Ah oui, Ibrahim Maalouf, c’est terriblement bien. 
  • J’ai toujours pas reçu ma Gambettes Box, j’aurai pas de collants au Japoooon :’(
  • C’est peut-être un peu sadique d’offrir à monsieur un jeu vidéo qui n’arrivera que le jour de notre départ, non ? Si ? Pas grave.
  • « Ah je ne connais pas tous ces nouveaux légumes, moi ! », m’a dit la caissière quand je lui ai parlé de topinambours.

Sur ce, bonne Fête de l’Automne à ceux et celles qui la fêtent et bonne semaine :)

Source
Pour le swap « Souvenirs de vacances » que Kleo et moi avons proposé, j’étais en binôme avec Lucie. Jeudi dernier, nous nous sommes réunies avec Kleo et Malena, et nous avons échangé nos colis.

Voici ce que je lui ai remis :

  • De Nancy : des bonbons à la bergamote
  • De Metz : un peu de thé noir à la mirabelle
  • Du Haut-Koenigsbourg : une carte avec un dessin que je trouvais très joli
  • De Paris, où j’ai passé le plus gros de mon été : du thé à la lavande Après la pluie, pour rappeler au choix la Bretagne natale de Lucie ou la Provence, un planificateur aux couleurs de Paris, un magnet représentant le sommet de la Dame de Fer, des trombones géants en forme d’accessoires de couture (ça vient de la boutique du Musée des Arts et Métiers), quelques cartes aléatoires entre Paris et le Japon et deux petits ouvrages pour passer du bon temps dans la capitale. Le thé à Paris est d’ailleurs une idée de titite, qui me l’avait offert pour mon anniversaire.
Je ne vais pas me répéter mais comme à chaque fois, j’ai été un peu gênée par la pauvreté de mon colis ^^;;

De son côté, Lucie m’a remis un carton avec un emballage à propos :
 


Et à l’intérieur, ça sentait bon la Bretagne, et plus exactement Erquy :
  • Des cartes d’Erquy, avant et maintenant. Celle en noir et blanc est particulièrement charmante ^^
  • Un roman policier qui se déroule sur place : que s’est-il passé le 6 juin ?!
  • Des palets bretons et du Coolydou : les palets ont été engloutis très vite et j’ai acheté des crackers exprès pour déguster le coulis de caramel à la fleur de sel de Guérande (franchement, c’est juste pour éviter l’affligeant spectacle de ma bouche grande ouverte sous le flacon retourné)
  • Des biscuits croustillants aux algues, délicieux avec la préparation pour sandwich au thon, tout est parti en un temps record !
  • Trois savons fabriqués par des artisans locaux : en temps normal, je privilégie les gels douche, mais en vacances, je prends parfois du savon pour gagner de la place. Ça tombe bien, le départ est imminent, et j’ai hâte de les tester car ils sentent très bon.
  • Un galet en grès (ou basalte ? trou de mémoire) rose. Lucie a expliqué que les bâtisses du coin ont été construites avec ce matériau : ça doit pas être moche visuellement ^^

On a passé un chouette moment à parler de tout et n’importe quoi (les sujets étaient particulièrement variés ce jour-là !) dans le salon George Cannon, rénové-même-si-ça-ne-se-voit-pas. Malena m’a invitée au prétexte que je lui vendais un sac à main *gros yeux* :
Scones au fromage, tomate confite, chantilly de lait de brebis, salade et œuf marbré


Ainsi se termine le swap pour nous. Et vous, vous nous racontez ? :)
Jessica Huang, Fresh Off the Boat (ABC) qui fait semblant d’avoir réussi son examen d’agent immobilier

Bon, eh bien, Simone ne montera pas tout de suite en voiture : elle a raté son permis. Non non, pas la peine de sortir les Kleenex, ce n’est pas la fin du monde même si je l’ai évidemment dans l’os (car en plus de la nouvelle attente, je suis obligée de me coltiner de nouveau 10 leçons de conduite, youpi !).

En fait, je suis plutôt venue raconter, entre autres, comment j’ai sabordé mon examen.
Une semaine avant, j’étais confiante. Quelques jours avant, le stress a fait son apparition et j’ai commencé à faire n’importe quoi. J’ai réussi à rectifier le tir, plus ou moins, mais toujours est-il que lundi, j’étais fataliste et donc zen. Miracle des choses et de l’examinateur trop cool, en montant dans la voiture, j’ai repris confiance en moi et ai réussi à faire des choses pour lesquelles j’ai habituellement un peu de mal (insertion dans une voie express, rouler proche de la vitesse maximale, etc.), je commençais donc à y croire un peu plus, mais au dernier tiers, dans un rond-point que je connais, je me suis souvenue de ne surtout pas prendre la voie réservée aux bus comme j’avais déjà failli le faire, et... devinez ce qui s’est passé. Intervention de l’examinateur trop cool. Re-miracle des choses, malgré cette faute éliminatoire, j’ai réussi à me reprendre et à continuer correctement le reste de l’exam sans tuer personne.
Bilan : 21 points sur 30, avec une faute éliminatoire, donc ajournée. Ça aurait pu être pire, j’aurais pu avoir 6 points, mais je ne peux m’empêcher d’être amère car l’auto-sabotage, c’est ma spécialité. Ne pas y croire, puis y croire à fond, puis me louper, story of my life.


Évidemment, j’ai passé ma journée et ma nuit du lundi à me maudire et surtout, à me confirmer que je n’étais bonne à rien (non non, toujours pas de Kleenex, merci) : pas manuelle pour un sou, pas couturière, pas cuisinière, pas de talent particulier, pas de connaissances « encyclopédiques » dans un domaine (même ceux que j’affectionne), pas musicienne, pas danseuse, pas photographe, pas cinéphile, pas sportive, pas dessinatrice, pas sociable, pas stratège, pas drôle, pas écrivaine, pas même écrivaillon... La liste est longue et frustrante. Ce serait mentir que de dire que je n’aimerais pas avoir un « truc à moi », ne serait-ce que faire la roue, le poirier, siffler ou jongler avec deux pommes. Hélas, pas l’ombre d’un talent de ce genre chez moi.


Alors que je m’apitoyais lamentablement, je me suis souvenue – car mes apitoiements me mènent souvent loin – que petite, je trouvais cette situation injuste et insupportable. Si un concours récompensait les trois premiers finalistes, vous pouviez être sûrs de me trouver à la quatrième place. S’il n’y avait qu’une seule place, j’occupais l’humiliante seconde place. Si je passe un test de niveau, on va me regarder de manière gênée et me signifier que je suis pile au milieu de deux niveaux. Pour certains concours, j’ai été repêchée grâce à la liste d’attente ou ce genre de tours de passe-passe. Comme le dit ma mère, je suis née pour attraper le train en marche : la personne qui va s’assurer d’emblée une belle position, ce n’est pas moi.

Bien sûr, on pourra arguer que seconde ou quatrième, ce n’est déjà pas mal, et c’est vrai. À côté de ça, j’ai bien eu quelques coups d’éclat, mais très très minimes. Aujourd’hui, je peux dire que je suis enfin sortie de cette mentalité de conquérante, qui me va de toute façon très mal, et que je déteste la compétition, mais il me reste malgré tout un arrière-goût d’amertume. Petite, je pouvais m’auto-proclamer malchanceuse, je pouvais en vouloir à l’univers d’être injuste avec moi. Grande (kof kof), je me rends compte que cet état d’esprit n’était que le reflet de mon arrogance : j’aurais la place que je convoite, juste parce que je le veux ?! Comme c’était méprisant envers ceux qui ont bossé pour !

Du coup, je m’interroge sur mes capacités : et si mon palmarès était le résultat d’un manque d’efforts et de persévérance de ma part ? Bah oui, jusqu’en licence, tout était facile pour moi à part le sport, preuve s’il en est que l’Éducation nationale, c’est du par cœur et du bachotage. À partir du moment où j’ai dû aller étudier à l’étranger puis me suis lancée dans un Master plus exigeant, j’ai eu plus de difficultés. J’ai quand même achevé ma scolarité de façon honorable si on regarde les mentions, mais cette dichotomie est pour moi la preuve qu’à un moment, j’aurais dû bosser et m’« élever » à un niveau supérieur pour ne pas m’enfoncer dans la banalité, et que je ne l’ai pas assez fait.


Bref, je me demande si je pourrais acquérir un talent si je m’y mettais maintenant, et lequel ça pourrait être. C’est peut-être un objectif bête et inutile, mais je me sens comme ces innombrables femmes qui semblent tout remettre en question du jour au lendemain (bien sûr, nous savons que c’est une réflexion qui mijote tout au fond du cerveau depuis longtemps) et qui ont envie de se lancer dans un défi fou : faire toutes les recettes de la Bible des cuisinières, partir se retrouver à l’autre bout du monde ou se refaire une culture cinématographique depuis l’invention du cinéma. Malheureusement, pour le premier, il me faudrait une Bible (pesco-)végétarienne et une armée d’affamés, pour le second, il me manque l’argent et je devrai trouver une zone du monde où je n’ai pas de famille (rigolez pas, il n’y a que l’Amérique du Sud, l’Afrique et la Russie), et pour le dernier, c’est le temps et l’envie qui ne sont pas au rendez-vous.

Mais ce ne sont que des prétextes : il me faudra bien quelque chose pour éliminer durablement cette sensation d’être tout le temps le cul entre deux chaises. Parce que je veux arrêter d’être une squatteuse et avoir ma chaise.
Source

Cette semaine...

Travail
  • Suite de mes petits déboires professionnels racontés ici : mes traductions, censément un peu lourdes, vont servir de modèles pour d’autres traducteurs. À mon retour de vacances, je mettrai quelques points sur quelques « i ».
  • « Baisse de régime ? », « Envie de passer à la vitesse supérieure ? », « Si vous avez trouvé votre rythme de croisière... », « Ce n’est pas le moment de perdre les pédales ! » : pas de doute, je passe bientôt mon permis de conduire et ça se ressent dans mon travail.

Sorties
  • Mes parents voulaient aller dans un restaurant japonais « pas cher et aux portions généreuses », je les ai emmenés dans un restaurant coréen (le sympathique Odori, recommandé par a-yin). 
  • Ensuite, on a découvert une pizzeria avec du vrai feu de bois près de chez nous.
  • Je suis revenue comblée de la librairie Folies d’encre, à Montreuil : une chouette interview d’Alex Alice, auteur du Château des Étoiles, une brève discussion avec Alex Nicolavitch, une soupe carotte-cacahuètes, une belle dédicace et des achats de bouquin (Recettes pour globe-trotters des 3 Sœurs, Walking Dead, Doggybags, etc.)
  • J’ai testé le Guimi House, un salon à desserts chinois / taïwanais / hongkongais : la crêpe à la mangue et à la crème chantilly est excellente, le dessert au tapioca et au taro est perfectible, mais globalement, c’est d’un bon niveau, même si j’ai eu l’impression d’être projetée « au bled ».

Santé
  • J’ai constaté une bonne progression dans ma pratique de la natation, au point que je ne pense presque plus à m’offrir un massage.
  • Par contre, la piscine a une bande-son coincée quelque part entre 1998 et 1999. 
  • Après un test sanguin et un test dermatologique strictement négatifs, mon allergologue se demande encore si je ne serais pas allergique aux chats (et si je veux les garder, duh !) et m’a donc donné un autre RDV pour re-refaire un test. Autant dire que ce « rendez-vous pour prendre rendez-vous » est probablement l’avant-dernier, hors de question de continuer avec quelqu’un qui me fait joyeusement contribuer au trou de la Sécu.

Japoniaiseries
  • Sur ANA, on a droit à DEUX valises de 23 kg maximum chacune par personne *couinements de joie* 
  • J’attendais impatiemment la réponse de la mairie de Paris au sujet des cours de japonais. Verdict : je suis sur une liste d’attente et devrai me présenter le 5 octobre sur place pour essayer de grappiller une place, sous peine de voir ma candidature annulée. En gros, je n’aurai pas de cours de japonais par la mairie de Paris parce que je serai au Japon.
  • Du coup, comme prévu, je me suis inscrite à l’Inalco (l’idée d’y retourner me rend étonnamment nostalgique) et, au cas où, à une école privée qui n’a pas une excellente réputation mais autorise au moins les arrivées en cours d’année.

Divers
  • « Tu aurais dû anticiper ce suicide à Nation », m’a fait remarquer mon père quand je lui ai demandé de venir me chercher pour qu’on aille ensemble chez le notaire.
  • Hiiii Kellylee Evans à Paris en décembre et monsieur est partant pour m’y accompagner ^^ 
  • Achat le plus dingue sur Amazon : un filet à lessive pour ne plus perdre de chaussettes en cours de route.
  • J’aimais bien ma nouvelle coupe jusqu’à la sentence de monsieur : « étrange ».
  • Et hop, une razzia comme je les aime chez Tang Frères. 
  • Je stresse à mort pour mon examen de conduite, je ne vais donc pas m’étaler plus sur le sujet :)
Source

(À noter que je suis aussi tombée sur ces collants au cours de mes recherches, je ne sais pas si vous appréciez) (moi... oui)

Travail
  • J’ai décidé de faire le minimum jusqu’au retour du Japon, pour des questions de comptabilité dirons-nous.
  • Incroyable, sur mes quatre heures de boulot cette semaine, un client a quand même réussi à me faire sortir de mes gonds : après s’être assuré que je serais dispo jusqu’en 2016 (!), il me balance les trads du mois en me disant que son équipe avait trouvé mon style lourd et de ne pas hésiter à m’éloigner du texte source, puis fait silence radio quand je demande des exemples. Je lui dis quand, que le management à la dure (sur un freelance !) n’a plus la cote depuis les années 2000 ?
  • Non pas que je refuse d’admettre que je puisse avoir un style lourd hein : cette phrase le prouve à elle seule. Mais quand je fais des jeux de mots, des adaptations culturelles et des coupes franches dans le texte, OUI, j’ai besoin d’exemples pour savoir de quoi qu’on parle, car c’est bien le seul à m’enquiquiner sur ce point !


Lectures
  • Nonobstant le soin que je mets à abattre mes piles à lire, j’ai craqué pour L’Attente Infinie de Julia Wertz. Un comics nombriliste d’une femme asociale, grognon, alcoolo fut-un-temps, atteinte d’un lupus systémique et que la BD a sauvée avait tout pour me faire fuir mais non, c’est hyper bien, drôle, prout et intelligent.
  • Malgré mes craintes, Poison City n’est pas mal du tout, sans être un chef-d’œuvre absolu.


Sorties
  • Qui c’est qui a invité au Prescription Cocktail Club une copine qui ne boit pas d’alcool par conviction religieuse ?! C’est Bibi, mais Bibi a pu savourer sa bibine un chouette « Marjorie » (yuzu, bitters j’sais-pas-quoi et d’autres ingrédients bons). 
  • Après un dîner au Yoom, qui fait assez correctement des dim-sums à la sauce occidentale, on a enfin testé les glaces de chez Grom, qui sont délicieuses. Ceci dit, j’ai peut-être fait un mélange trop lourd (crème aux biscuits de maïs et pépites de chocolat, noisettes et ricotta-agrumes confits et amandes).
  • L’Artisan du Burger à Châtelet : sympa, sans être extraordinaire, sauf les merveilleuses frites.
  • Y a des gens qui ont réservé des mois pour l’exposition Game of Thrones au Carrousel du Louvre ? Pas besoin de se donner tant de mal quand on y va avec quelqu’un né sous une bonne étoile : réservation le 3 pour la dernière séance du 12. C’était très chouette, vraiment. Je suis rentrée avec – entre autres – une photo de moi sur le Trône, plutôt confortable ma foi.


Achats
  • Je suis bien contente de n’avoir que cinq paires de godasses, chaussons inclus, mais il me fallait quand même des bottines d’automne / hiver. Cette année, ce sera des Rieker rouge foncé. Parce que Deutsche Qualität.
  • Et le fétichisme chaussuresque semble s’être emparé de moi puisque j’ai craqué sur 3 mois de Gambettes Box après avoir lorgné les collants de Pauline.
  • Bon, j’ai un nouveau maillot de bain, mais je ne suis pas sûre qu’il soit moins moche que l’actuel.


Divers
  • De belles perspectives d’avenir pour monsieur malgré une assez longue période de serrage de ceinture prévue à notre retour du Japon.
  • Notre ancienne mutuelle nous a dit en substance : « Bonjour, nous avons fait une erreur, vous êtes prié de la réparer en nous faisant parvenir un chèque. ». Un courrier ? Non, monsieur-de-la-mutuelle, je ne vois pas de quoi vous parlez.
  • Testé et non approuvé : dire adieu à son aprèm tranquillou pour aller remplacer au pied levé monsieur à sa leçon de conduite car il est coincé dans les transports et que ce serait bête de gâcher deux heures de cours.
  • Comment mon père, qui regarde TF1 où Sarkozy semble être l’invité permanent, a-t-il pu changer d’avis sur les réfugiés ? Non pas que je m’en plaigne, mais j’espère au fond de moi que ce sont nos échanges d’idées qui y ont contribué.
  • Les chats sont de nouveau câlines et copines. 
  • R.I.P. notre restaurant de sushis à domicile préféré, on t’a déjà trouvé un remplaçant.
Source

Avec un peu d’avance sur mon bilan de l’année dernière, je vais parler de mon végétarisme, cru 2015. Le lundi d’avant, j’ai eu les résultats de mes analyses de sang. Je ne sais plus à combien est ma vitamine D mais je me rappelle qu’elle est quasi-inexistante et en gras sur la feuille. Vendredi dernier, ma nouvelle-super-médecin-que-j’adore m’a confirmé que c’était pas fameux, m’a prescrit des ampoules de vitamine D et on a convenu qu’il fallait que je mange un peu de poisson gras, type saumon. In fine elle m’a quand même dit que je n’avais pas non plus à m’en bourrer le bide pour faire remonter mon taux, c’est fou ce que ça me change de mon ancienne médecin qui m’avait sommée de remanger illico de la viande.

Bref. J’ai souvent dit que je mangerais végétarien tant que ça ne me met pas « en danger » – je ne sais pas quelles sont les conséquences concrètes d’une absence totale de fer et de vitamine D – car j’ai toujours eu des carences, et nous y voilà. Honnêtement, je n’avais réussi à arrêter le poisson que quelques mois et avais repris depuis quelques autres mois, mais je sais que ce n’est pas mission impossible. Aujourd’hui, au vu des résultats catastrophiques, je pense que je vais en manger environ deux fois par semaine. Par contre, il faudrait que je me renseigne pour les fruits de mer et crustacés pour arrêter de consommer ceux qui ne contribuent pas à ma vitamine D.

Pour être absolument franche, je suis un peu contente de pouvoir/devoir manger du poisson car j’aime vraiment ça. Pour être absolument franche, je ne suis pas aussi sensible à la détresse des poissons qu’à celle des cochons. Tout au plus un pincement de cœur et un peu de dégoût mais rien de comparable à la souffrance des animaux terrestres.

En revanche, pour m’être renseignée sur le sujet, je pense que c’est une aberration de consommer du poisson, du moins autant de poisson, et que la surpêche est un véritable fléau. Contribuer à ce suicide écologique serait donc la dernière des choses que je voudrais faire. C’est pour cette raison que je ne veux pas compenser en poisson ce que je ne mange pas en viande terrestre, ce serait absurde. C’est comme ça que je suis arrivée au chiffre de deux fois par semaine, qui devrait être suffisant pour limiter ma carence et me permettre de recourir aux bons vieux sushis lorsque je ne voudrai pas cuisiner. À ce sujet, il faudrait que je relise le numéro 17 du magazine Kaizen, consacré à la consommation de poisson.

Bien sûr, je me suis interrogée sur le sens de ma démarche : ne pas manger de poulet, de bœuf, de cochon, de canard, mais se faire des sushis, vraiment ? L’idée de tout remanger m’a effleuré l’esprit mais je me suis rendu compte que je n’avais plus du tout envie de ces viandes, ni moralement, ni éthiquement, ni culinairement, ni gustativement, ni rien. Je suis consciente que si je m’y remettais lentement, mon corps se réhabituerait et le végétarisme serait très vite un lointain souvenir, mais je ne le veux pas, tout simplement. Je suis bien avec mes légumes et mon poisson de temps en temps, donc autant continuer comme ça.

Enfin, il reste la question des étiquettes qu’on aime tant (et qui sont pratiques) : je n’ai jamais trop aimé le terme de pesco-végétarisme car c’est un non-sens selon moi, en plus d’être chiant et long à écrire. J’imagine être un mix entre une locavore, quelqu’un qui mange local, et une flexitarienne, quelqu’un qui fait attention à sa consommation de viande. Mais bon, ce serait sortir beaucoup de mots savants pour pas grand-chose. On va simplement dire que je mange occasionnellement du poisson, pour ma propre santé.

Prochain bilan dans un an ?
Source
Waouw. Fin août, j’ai mis sur papier l’embryon de ce post, jeudi dernier, Isa et moi avons parlé de l’héritage que nous laissent nos parents et vendredi dernier, Armalite a posté une liste de ce qu’elle tient de ses parents et ce qui lui appartient.
Alors forcément, comme j’aime voir des signes quand ça m’arrange, je me dis que c’est l’occasion de terminer continuer d’explorer de ce que m’ont transmis mes parents en bien comme en pas bien et comme Armalite, de voir en quoi je diffère d’eux. Ce qui, avouons-le, est un peu plus réjouissant et flatteur.

Ce que mon père m’a légué*
  1. Les longues jambes
  2. Les petits yeux
  3. Les dents hyper désordonnées
  4. Les grands pieds
  5. Une fois adulte, plein de cheveux
  6. Le bronzage rapide 
  7. Une allergie au pollen
  8. Le désir d’apprendre et de comprendre
  9. Le plaisir de faire plaisir
  10. Le goût des langues
  11. Le langage de charretier 
  12. L’idéal de l’égalitarisme
  13. Le principe du « pourquoi ne pas faire aujourd’hui ce qu’on peut faire dans un mois ? »
  14. La conviction qu’on n’est jamais mieux servis que par soi-même
  15. La manie des listes
  16. Des blagues et des jeux de mots stupides qui nous font rire
  17. Le goût du voyage
  18. L’envie d’être mon propre patron
  19. Un rapport malsain à l’argent
  20. La conviction qu’il est inutile d’exprimer ses sentiments
  21. Une sainte horreur des chichis (maternels)
  22. La persévérance
  23. La fâcheuse tendance à prendre les gens au mot
  24. Le sens des responsabilités qui va avec
  25. Le besoin de mener de front trop de choses à la fois

Ce que ma mère m’a légué
  1. Les grosses jambes
  2. Les taches de rousseur
  3. Petite, les cheveux clairsemés
  4. La forme du visage et le teint
  5. L’absence de désir de respecter les normes et les conventions
  6. La capacité stupide à foncer dans le tas
  7. L’absence de bon sens dans certaines situations
  8. L’amour de l’écriture (dans le sens « tracer des caractères »)
  9. L’arachnophobie (dixit mon père)
  10. L’amour des grandes villes 
  11. Le langage de charretier
  12. Quelques superstitions chinoises que je rechigne à admettre
  13. Une maîtrise correcte du cantonais
  14. L’absence quasi-totale d’intérêt pour l’Histoire dans les détails
  15. Un sens de l’orientation en berne
  16. L’humour gras 
  17. Le goût du voyage
  18. L’amour des jolies choses
  19. La passion des animes pour elle (Albatoooor, Albaaaator), des mangas pour moi
  20. La conviction qu’il est inutile d’exprimer ses sentiments
  21. La nullité totale en sport...
  22. ... mais une dextérité occasionnelle
  23. Le goût pour la décoration intérieure sans le talent associé
  24. La sainte horreur du gaspillage
  25. Un certain côté blasé

Ce qui vient d’ailleurs, ce que j’ai créé et ce que d’autres m’ont légué
  1. L’hypothyroïdie
  2. La vue de taupe
  3. Le végétarisme
  4. L’amour des bêtes, sur le très-tard
  5. L’envie d’agir et d’aider sans rien obtenir en retour
  6. Les convictions politiques
  7. La tolérance
  8. Un intérêt pour l’écologie – ou plutôt, la conviction que c’est nécessaire
  9. La confiance en les gens
  10. (ce qui n’empêche pas) Le pessimisme sur l’avenir de l’humanité...
  11. ... et l’idée que l’univers n’a pas besoin de nous
  12. L’absence totale d’intérêt pour la télévision
  13. La nécessité d’avoir des amis
  14. L’envie de sortir des sentiers battus
  15. Les valeurs humanistes
  16. L’urticaire qui se déclenche quand il y a TF1 à la télé
  17. L’envie et le besoin de consigner mes états d’âme
  18. L’horreur des ragots
  19. La capacité à me coucher très tard et à me lever très tôt
  20. L’amour de la marche nonobstant l’absence de sens de l’orientation
  21. L’absence d’envie de comparer les gens entre eux ou de me comparer à eux
  22. Le décryptage des médias
  23. L’absence totale de pédagogie

* si je pouvais, je ferais un tableau double colonne avec mon père d’un côté, ma mère de l’autre. Mais je ne sais pas faire ça sous Blogspot donc je mets mon père en première position car je parle déjà trop de ma mère.
Source
Rappel swap : sauf autre arrangement, vous avez jusqu’au 30 septembre pour envoyer votre colis de swap « Souvenirs de vacances » pour aider votre binôme à lutter contre la morosité de la rentrée, les feuilles mortes et le froid qui s’installe !
Source

Cette semaine...

Travail
  • Trop dure, la reprise.
  • J’ai traduit 60 recettes de cuisine avec la gastro la plus virulente de ma vie. Autant dire que je me tordais de douleur à la section « Viande crue ».
  • Heureusement, la fin de semaine s’est achevée avec un travail passionnant.
  • Le mois de septembre sera vide, décision de l’Urssaf et moi-même.

 Lecture
  • C’est quand qu’on arrête d’annoncer un nouveau chef-d’œuvre à chaque fois qu’un manga au thème un peu atypique sort ?
  • Ce livre de merveilles et curiosités du monde me fait anormalement envie...
  • Très forte, cette femme au look bohème lisant un Livre qui me jetait des regards méprisants car j’avais une robe plutôt courte et lisais un manga dont la couverture montre un corps nu. Dans l’intimité de Marie qu’il s’appelle en plus. La littérature ne guérit pas des clichés.

TV
  • Fresh Off the Boat, c’est sympa tout en étant loin d’être aussi bien rythmé et drôle qu’un Modern Family. Mais ça parle d’une famille taïwanaise alors forcément...
  • Gotham, de plus en plus n’importe quoi, mais ça fait du divertissement.
  • Semaine 26 : je disais bien aimer Khanh-Ly de Masterchef, mais je n’ai pas continué l’émission après la phase de sélection. Semaine 36 : elle remporte la finale. Hihihi.

Sorties
  • Anniversaire de mon père lundi : le gâteau au litchi et à la rose qui nous faisait rêver est délicieux et en plus, la pâtisserie L’Osmanthe qui confectionne cette merveille dispose d’un charmant coin pour prendre un thé (au litchi).
  • Par contre, ç’aurait été bien que ma mère n’exige pas qu’on sorte la bagnole pour aller à Châtelet.
  • Sans le vouloir, nous nous sommes retrouvés à visiter le siège social de la Société Générale, à Opéra, et il est magnifique...
  • Jeudi, Isa et moi nous sommes rencontrées pour la première fois chez Teathétcha et elle est aussi gentille, intéressante et drôle que je l’imaginais.
  • Ah, l’automne, les manteaux avec des poches, les bottes, les chapeaux <3

Santé
  • Le gros point noir de la semaine et pas seulement à cause de la gastro qui nous a complètement tués mercredi et jeudi. 
  • En vrac (comme moi) : redosage du Lévothyrox, échographie de la thyroïde à mon retour du Japon, vésicule biliaire à surveiller, globules blancs qui se font la malle, vitamine D en berne donc je reprends bien le poisson pour une durée indéfinie (ce qui fera l’objet d’un autre post) et peut-être, une ligature élastique en vue – si vous ne savez pas ce que c’est, je ne vous conseille pas de chercher.
  • Et que dire de la crise de tachycardie en plein dans la piscine ?!

 Chats
  • En pleine redéfinition du territoire, on les laisse tranquilles.
  • Les mesures que j’avais prises pour mieux dormir et vivre marchent bien : plus de bruit de croquettes incessant, plus de griffures sur le pouf (puisque plus de pouf, certes), moins de miaulements à la mort à 3 heures du matin...

Achats
  • J’ai rarement trouvé mon bonheur chez Zara mais les choses vont peut-être changer après cette « petite commande » : haut asymétrique noir, jupe culotte (pas moi qui ai inventé ce terme) et... pantalon à pattes d’eph’ !!! Je croyais que cette denrée avait disparu de la surface de la Terre.
  • Problème de ce pantalon : 15 cm de longueur en trop ! J’ai donc dû l’apporter chez un retoucheur car même si ma mère sait faire les ourlets, elle sait aussi faire plein de remarques désagréables et inutiles.
  • Japan Rail Passes achetés ! 
  • Un stylo Moleskine coûte 25 € ?!!

Miam
  • Monsieur a accusé les trop bons spaghettis à l’artichaut et au chèvre frais (recette de Funambuline) d’être à l’origine de notre état de santé et même si je pense qu’on a bien eu une gastro et non une indigestion, impossible de m’enlever l’idée de la tête et j’ai dû me résoudre à jeter cette merveille culinaire à la poubelle.
  • Très bons, les macarons originels de Nancy, bien que trop sucrés selon moi.

Divers
  • Un avatar d’un Pokémon, Ronflex qui plus est, n’est pas des plus crédible quand on essaie de gueuler contre Chronopost. 
  • Je passerai mon examen de conduite le 21.
  • Le journal de France Inter du 4 septembre a réussi à m’énerver sur tous les sujets : ça a commencé par « si vous avez des enfants, vous savez qu’il y aura un nouvel épisode de Star Wars » et ça a fini par les prématurés qui sont moins bons en maths et ont un niveau de vie inférieur à la moyenne, selon une étude à GRANDE ÉCHELLE portant sur des enfants... nés en 1958 et 1962... Grande échelle, où ça ?
  • Quand je compare mes anciens posts consacrés à ma famille et les actuels, j’ai l’impression d’être plus en paix sur le sujet maintenant *fière*
Source
Parmi les choses à la fois formidables et déprimantes que les réseaux sociaux... ou plutôt Twitter, le seul auquel je suis abonnée, m’a apportées, il y a la possibilité de prendre part – à ma très modeste échelle – aux causes qui me tiennent à cœur. En tête : la lutte contre le racisme (en particulier contre les Chinois), le végétarisme et le féminisme.

Et pour ce dernier sujet, alors que je pensais avoir été sensibilisée par les médias, la société et l’actualité politique, je me suis petit à petit rendu compte par ces mêmes supports que ce sont en réalité mes parents qui ont semé en moi les graines du féminisme. Le « féminisme de mes parents » ? Il y a quelque temps, je me serais étranglée rien qu’en lisant ça, et pourtant...

Je suis fille unique et ils ont toujours répété à ceux qui leur demandaient avec beaucoup de délicatesse et devant moi pourquoi ils n’avaient pas « fait un garçon » qu’il n’y avait pas besoin car je suis leur fils et leur fille...
... même si j’ai eu de nombreux interdits relatifs aux sorties juste parce que je suis une fille

Rien ne m’a été interdit ou imposé au prétexte que je suis une fille : robe, coupe de cheveux, études, marmaille (jusqu’à récemment), que sais-je...
... même si techniquement, je n’ai jamais rien eu au-delà de la permission de 18h à mes 18 ans et qu’ensuite, je suis partie et me suis passée de leur autorisation

J’ai toujours été encouragée à faire ce que bon me semblait professionnellement et ils étaient même trop ambitieux à mon égard...
... tant que ce n’est pas un travail qui me ferait rentrer tard : je leur dis quand, que j’ai déjà postulé pour bosser dans une morgue ?

Je vais aux toilettes que je veux : c’est con à dire mais je vois des femmes se bloquer et ne pas oser aller chez les hommes quand il n’y a personne et je vois des hommes se bloquer quand ils voient une femme entrer dans une cabine...
... même si... ah bah rien : quand j’étais petite, c’était mon père qui m’emmenait aux toilettes (chez les hommes, donc) car ma mère n’avait pas la force de me porter assez haut pour que mes jaunes fesses n’entrent pas en contact avec la cuvette
(ou l’art de reformuler 15 fois la même phrase pour ne pas que son pâpounet passe pour un pédophile incestueux)

Aussi loin que je me souvienne, on a toujours – et naturellement – utilisé un langage non genré : certes, c’est plus simple en chinois où il n’y a pas de distinction aussi nette, mais on n’a jamais été dans un modèle hétéronormé et on a rarement fait de suppositions sur le sexe des gens par rapport à leur métier, leurs paroles ou leurs actes...
... mais j’ai quand même appris anormalement tôt le mot « viol » et son écriture en chinois, composée de trois fois le caractère « femme » : 姦

Mais surtout, surtout, ils m’ont toujours appris que je n’avais pas à subir la pression d’un homme, quel qu’il soit...
... même s’il valait mieux que mon mari soit avocat ou médecin (raté, je ne me suis pas mariée) (re-raté, le monsieur n’est aucun des deux)


Bref, une éducation pleine de paradoxes mais dont je retiens aujourd’hui un profond égalitarisme. En fait, tous les interdits dont j’ai fait l’objet et qui faisaient halluciner mes amis trouvent leur source dans la crainte irrationnelle qu’ils ont toujours eue pour ma sécurité.
Récemment encore, mon père a un peu flippé en apprenant que je trimballais mon PC seule dans le métro et m’a demandé s’il est lourd (je pèse un peu moins de 60 kg, mon PC un peu moins de 5 kg, normalement, je gagne...).
Mais au fond, je pense que ce n’est pas tant parce que je suis une fille que parce que je suis leur enfant.

Globalement, le fait de ne pas avoir entendu « ça, c’est pour les filles / garçons » a été une bénédiction. En lisant des tas et des tas de témoignages de femmes qu’on a muselées, je me suis rendu compte que j’ai gardé ma naïveté d’antan : j’ai toujours pensé que tous les rôles sont interchangeables et qu’au cours d’une vie, on change de modèle pour prendre celui que l’on veut et qu’on peut prendre, et non celui qu’on nous donne.
C’est sans doute pour cela que j’ai rarement complexé d’aimer des « trucs de filles » (la papeterie, les sacs à main, la biologie, la traduction) ou des « trucs de mecs » (les BD avant que ce ne soit enfin mixte, les jeux vidéos, la chimie, les ordinateurs). Ce distinguo n’a jamais eu de sens chez nous.

Et mine de rien, cette liberté de penser, ce désir de choisir son destin – aussi absurde que puisse sembler cette expression – ne sont pas si communs chez des parents, dans cette génération, au sein de la communauté chinoise.

Il ne me reste donc plus qu’à remercier bloguesquement mes parents qui ne me lisent pas et qui ne doivent même pas connaître le mot « féminisme » en français.

Pendant que je rédigeais ce billet, le groupe de rock japonais ONE OK ROCK scandait « This is my own judgment », dans Kanzen Kankaku Dreamer, comme un pied de nez : on croit être un individu unique et on se rend compte que d’une manière ou d’une autre, on est le produit de ses parents.
Source

Dans ma PÀL d’août, il y avait les livres suivants :
  • Le peintre d’éventail (Hubert Haddad) : ça commençait bien et beau et puis petit à petit, j’ai trouvé les images convenues et les situations trop recherchées. Reste la belle écriture d’Haddad mais ça n’a pas suffi à me captiver et j’ai donc fini ce roman sans trop de plaisir (ni de déplaisir certain). Petit sentiment de frustration.
  • Dorohedoro 17 : ce manga complètement foutraque, gore et magnifique me perd de plus en plus, mais je me laisse volontiers guider par lui. Il est certain qu’il faudra que je relise toute la série pour y voir plus clair dans cette histoire de mages, magiciens et autres sorciers. En attendant, je me laisse porter par les personnages frappadingues.
  • Sunny 3 : l’histoire de Taiyô Matsumoto qui se passe dans un orphelinat est toujours aussi riche et subtile. La lecture n’est pas toujours aisée, à mon sens, car pleine d’émotions. À noter que cette série ne compte que 5 tomes, à ma grande surprise.
  • Arslân 2 : pas encore très convaincue par cette série de fantasy, entre les personnages au goût de déjà-vu et les situations un peu simples. Même les dessins manquent cruellement de détails. Néanmoins, j’ai confiance en cette auteure !
  • Animal Kingdom 4-11 : objectif explosé, j’ai pas su lâcher cette série une fois que je l’ai commencée. C’est l’histoire d’un gamin qui tente, dans un monde où il ne reste que des animaux et 5 humains, de trouver le secret de l’entente entre animaux carnivores et herbivores. Un shônen comme je les aime avec un message non sans charme, qui ne comporte que 14 tomes, encore une fois à ma grande surprise.
  • Spica² 2 : changement de registre, nous voilà en train de suivre une jeune ado qui veut devenir astronaute. L’histoire est lente, sans grands rebondissements, mais dégage beaucoup de poésie et de mélancolie. « Charmant » est le mot tout inventé pour qualifier cette série.
  • Neon *3 : avec mes anciens magazines, je retourne dans le temps, en l’occurrence, à Noël 2014. Je craignais m’ennuyer ferme avec des sujets qui ne sont plus d’actualité, mais il n’en a rien été, beaucoup sont intemporels et je me suis dit que ce magazine était vraiment bien fichu.

BONUS
  • Animal Kingdom 5-11 : prévus pour septembre à la base, dévorés en quelques jours
  • Neon *2 : idem
  • Mes petits plats faciles by Hana : à l’époque de la sortie de ce manga culinaire, je n’avais pas été emballée par l’extrait que j’avais lu. Héroïne qui semblait un peu sotte et superficielle, recettes à partir de restes, etc. Puis la librairie de l’éditeur, Komikku, m’a refourgué le tome 2.5, un demi-volume bonus, exclusif et gratuit, qui m’a totalement convaincue. Résultat : le charme de Hana agit sur moi et j’adore ses recettes de feignasse !
  • as Elise (as エリス) : j’ai pu lire ce manga de Fusako Kuramochi – « connue » en France pour le génialissime shôjô Simple comme l’amour – en chinois grâce à a-yin. Ce titre n’est pas très recherché et je suis quasiment sûre que niveau MMORPG, c’est à peu près n’importe quoi, mais ça m’a tout de même fait plaisir de renouer avec cette auteure injustement boudée dans nos vertes contrées. Mais clairement, on ne tient pas là son chef-d’œuvre.
  • Among Others (Jo Walton) : EH OUI !!! Je me traînais ce roman comme l’héroïne, Morwenna, se traîne la patte, peinant à accrocher au style, à l’histoire, à l’ambiance, tout quoi. Et soudain, au bout de la centième page, alors que la narration était toujours aussi introspective, j’ai eu une illumination et me suis mise à adorer viscéralement ce roman. Je tenterai un jour d’en faire une chronique mais en attendant, je ne peux que renvoyer le lecteur intéressé vers la page d’Armalite.


Ainsi s’achève le mois d’août et je confesse une certaine fierté : régularité des lectures, diversité des livres et plusieurs grandes séries achevées !
Je suis donc très en avance dans mes objectifs de septembre mais il ne s’agit pas de relâcher la pression car la fin du mois d’août et a-yin ont apporté un énorme lot de BD !
Source

Sur une belle idée de Miss Sunalee, voici la liste des pays que j’ai eu la chance de visiter...


EN EUROPE
  1. La France : depuis peu, je découvre les grandes villes de France (Lyon, Toulouse, Strasbourg, Nancy, Metz...) et avant ça, j’avais fait Camaret, Biarritz, Saint-Jean-de-Luz, La Rochelle. Mais je n’ai jamais été à Marseille par exemple !
  2. L’Angleterre : j’ai vécu un an à Bristol et ai visité Londres, Bath, Oxford, Stonehenge, Cardiff... Mais pas l’Écosse ou l’Irlande, donc je ne peux pas parler du Royaume-Uni, snif !
  3. L’Espagne : Barcelone, pour être originale.
  4. Le Portugal : Lisbonne, pour être originale (bis).
  5. Le Benelux : j’ai adoré Bruxelles et je ne dis pas ça que pour faire plaisir à Sunalee :)
  6. L’Allemagne : j’ai vécu un mois à Hambourg et ai visité Berlin ainsi que les châteaux de Neuschwanstein.
  7. La Scandinavie : Danemark, Finlande, Suède et Norvège, le tout en une semaine. En chinois, il y a une expression pour ça : « contempler les fleurs à cheval », je la trouve très parlante en l’occurrence.
  8. L’Italie : Rome, Florence, Pise, Venise deux fois...
  9. La Grèce : Athènes, Olympie, et j’ai oublié le reste (je n’ai pas trop aimé les conditions de visite)
  10. La Suisse : Lausanne et Genève

EN AFRIQUE
  • Rien !!! Et pourtant, je rêve d’aller en Afrique du Sud et au Maroc !

EN AMÉRIQUE
  1. Le Canada : deux fois le Québec et Ottawa
  2. Les États-Unis : New York depuis le Canada, puis la Californie (Long Beach, Los Angeles, Las Vegas), l’Utah (?), le Nevada et l’Arizona.

EN OCÉANIE 
  1. L’Australie : Melbourne, Sydney, Brisbane et Gold Coast en 10 jours (les fleurs, le cheval, tout ça) mais je compte bien y retourner !

EN ASIE
  1. Hong Kong : beaucoup, beaucoup de fois !
  2. Macao : pas mal de fois aussi
  3. Taïwan : Taipei et Kaohsiung, essentiellement
  4. Le Japon : Ôsaka, Wakayama
  5. La Chine : Pékin, Shanghaï, Hangzhou (où j’ai vécu quasiment un mois), Suzhou, Wuzhen, une partie du Sichuan, Guilin, Wuhan et plein d’autres villes que j’ai oubliées. Prochaines destinations dans ce pays : Xi’An (l’armée de soldats en terre cuite), Dunhuang (LE site archéologique) et le Yunnan (les magnifiques paysages, surtout en terrasses).
  6. Le Cambodge : Phnom Penh, Battambang (ville natale de mes parents), Siem Reap, Bayon. Définitivement mon pays préféré et celui que je recommande chaudement !
  7. La Thaïlande : Bangkok, Chiang Mai, Chiang Lai... et le Triangle d’or, croisement avec le Laos et la Birmanie, que je n’ai pas visités.
Je pensais qu’il y en aurait bien plus mais quand on a été dix fois à Hong Kong et au moins sept en Chine continentale... Je ne dresse pas la liste des pays que j’aimerais visiter hein, c’est à peu près tout, de l’Islande au Pérou, de l’Afrique du Sud à la Nouvelle-Zélande, sans oublier la Russie. Voilà voilà...
Source
Beaucoup de « re » :

  1. Réviser mes cours de japonais
  2. Passer voir mon ancienne prof de japonais avec un petit cadeau
  3. Replanter mes plantes, voire me débarrasser de certaines d’elles
  4. Faire le ménage dans mes contacts téléphoniques (dans lesquels se trouve une partie du répertoire de mon père, donc je dois pouvoir appeler environ 20 chauffeurs de taxi)
  5. Refaire ma/mes playlist(s) musicale(s)
  6. Envoyer toutes les cartes d’anniversaire avant de partir au Japon
  7. Terminer seule la série Sherlock
  8. M’offrir un maillot de bain
  9. Parler de mes lectures du mois précédent
  10. Proposer un voyage entre amis (jamais fait, aucune idée de ce que c’est)

... ET CONTINUER
  • Mes révisions de chinois
  • La préparation du voyage au Japon
  • Anticiper
  • Les listes de lecture
  • La piscine
  • Le geocaching