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1. M’inscrire à une école pour continuer mes cours de japonais
À la mairie de Paris comme à l’Inalco, les inscriptions ne débutent qu’en août-septembre, donc ce sera pour le mois prochain.
Objectif reporté

2. Réviser mes cours de japonais
En raison d’un planning de travail plutôt chargé, je ne m’en suis pas occupée, donc ce sera aussi pour août et puis comme ça, je serai plus fraîche pour les examens d’entrée et pour le Japon. Si ce n’est pas une belle excuse.
Objectif atteint à 0 %

3. Réviser mon vocabulaire chinois
Commencé mais pas terminé. Ceci dit, j’ai traduit beaucoup de chinois donc on ne peut pas dire que je n’ai pas eu le nez dedans.
Objectif atteint à 50 %

4. Envisager une formation en traduction juridique, économique et financière
Problème auto-réglé : je n’étais pas très chaude et en allant me renseigner sur le site de l’université, j’ai vu qu’il aurait fallu que je renvoie mon dossier avant... mai.
Objectif reporté à 2016 !

5. Vendre des BD et des livres
Fait en deux fois, on en a même profité pour ranger quasiment tous nos livres car il y avait un sacré bordel et certains étaient encore dans les sacs dans lesquels on les avait rangés lorsqu’il y avait eu une menace de fuite d’eau. Maintenant, j’ai donc mon espace à moi, avec mes mangas en chinois, mes livres en langues étrangères et mes essais :) Et un peu de sous, ce qui ne fait jamais de mal.
Objectif atteint à 100 %

6. Vidanger le lave-linge
Comme d’habitude, je crois que ça va durer des plombes mais non, ça a été torché en 15 minutes. Par contre, l’odeur est toujours aussi épouvantable.
Objectif atteint à 100 %

7. (Faire) réparer le lave-vaisselle
Enlevons les parenthèses autour du « faire » hein, c’est un très gentil réparateur Darty qui est venu à notre secours (moyennant la somme que nous a rapportée la vente des livres). Il y avait un élastique sacrément bien enroulé autour de la pompe de vidange.
Objectif atteint à 100 %

8. Garder les chats d’un ami (pas un objectif à proprement parler mais plutôt un mémo)
Fait (bien sûr). Les dernières fois se sont même bien passées, je me suis attachée à ces bestioles. Par contre, le quartier craint passé heu... 19 heures et comme à chaque fois que j’ai un contact avec elles, je rentre avec une allergie terrible et j’en paie encore le prix !
Objectif atteint à 100 %

9. Aller au moins deux fois à la piscine, en plus des cours 
Fait de justesse : une première fois avec mon compagnon pour 10 longueurs avec pas mal d’arrêts, et la seconde fois, c’est parce que je pensais avoir cours et en fait, non, donc je suis restée seule pour 4 longueurs avec moins d’arrêts.
Objectif atteint à 100 %

10. Acheter les billets pour le Japon
 L’objectif qui me fait glousser de plaisir. On a les billets et l’hébergement jusqu’à Miyajima. Les mois prochains, on réserve l’Air BnB pour les 4 derniers jours à Tôkyô, le JR Pass, les billets d’entrée pour certains musées...
Objectif atteint à 100 %

11. Commencer le geocaching
On a commencé tout doux près de chez nous. Pour la première cache, on a regardé la photo d’indice, du coup, on ne peut pas vraiment dire qu’on ait réussi quoi que ce soit. Pour la seconde, c’est monsieur qui l’a trouvée. Je me demande si je pourrais en faire seule (vu mon sens de l’orientation inexistant) et/ou à l’étranger :)
Objectif atteint à 100 %

Bref, je suis plutôt contente d’avoir allié toutes sortes d’activités pendant un mois plutôt chargé.
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Cette semaine...

Travail
  • Dure, dure, la reprise après une bonne semaine de semi-vacances.
  • Après hésitations, je me suis finalement inscrite à une session d’introduction au français québécois.
  • Si, comme moi, vous utilisez tellement le dictionnaire de synonymes de l’Université de Caen, le CRISCO, que vous vous sentez coupables lorsque le site plante, vous pouvez faire un don ici !
  • Elle fout un peu la pression, cette traduction.


Lectures
  • ... Ou pas : pour éviter les doublons dans notre collection, je me suis séparée de deux séries de comics achetées en VO à l’époque où j’étais étudiante – nostalgie – à savoir The Sandman et Preacher.
  • Et à Gibert Joseph, le vendeur a « exceptionnellement » accepté de m’échanger The New York Four contre un avoir après m’avoir jaugée comme si je venais faire la manche.
  • Sans surprise, le chapitre qui m’a le plus intéressée dans Esthétiques du quotidien au Japon est celui portant sur la gastronomie. Le luxe aussi, c’était très intéressant.
  • Du coup, j’ai déterré un hors-série de Courrier International datant de 2014 sur le fooding.
  • C’était sympa, La fille de la plage d’Inio Asano, ou la vie des ados avec beaucoup de sexe assez cru.


Séries
  • Non monsieur, être malade ou ne pas être à la maison ne devrait pas pouvoir justifier qu’on ne fasse pas nos deux épisodes quotidien de Treme !


Appartement
  • Comme chaque été, quand on finit d’aménager le balcon, on en profite quelques jours puis il fait très moche.
  • La salle de bain aussi a enfin été finalisée, au bout de trois ans.


Santé
  • L’art de se refiler la crève ad vitam æternam.
  • Je me suis pointée à la piscine en pensant avoir cours mais le maître-nageur, après m’avoir appelée Cécile puis Magali, m’a confirmé au téléphone qu’on n’avait pas rendez-vous. J’ai donc fait quatre petites longueurs à la place.


Bouffe
  • Les Badoit litchi et pomme verte ne m’ont pas du tout convaincue.
  • Même si je me suis fait charrier toute la semaine sur la laideur de mes plats, j’ose quand même dire que mes aubergines marinées à la japonaise (recette ici) étaient pas mal du tout. 
  • C’est une lourde responsabilité que d’envoyer 9 personnes dans un restaurant végétalien ^^;;


Achats
  • Une vague addiction aux gels douche Cottage.
  •  Un livre de vocabulaire thématique pour le japonais, neko no kotoba.
  • Des plantes digestives chez Erbie Organics grâce à Sarousses : frais de port et tote bag offerts jusqu’au 4 août.
  • À force de parler Japon avec Sunalee, j’ai fini par craquer pour un guide Tôkyô – Ôsaka – Kyôtô :) 
  • Oh et puis bien sûr, quelques petites fringues soldées chez Esprit pour être parée pour l’automne.
  • Enfin, des croquantines aux noisettes et un confit d’oignons à la truffe...


Sorties
  •  La pluie nous a fait manquer une occasion de nous cultiver à la Tour Jean Sans Peur, dont l’exposition « À table au Moyen-Âge » m’intéressait pourtant beaucoup.


Divers
  • Merci à Diba pour les charmants cadeaux et à Pauline pour sa carte (post de cadeaux mis à jour ici) !
  • J’ai rarement été aussi proche de crier sur une personne qu’avec ce moniteur de conduite qui n’est ni méchant ni incompétent, mais a malgré tout le don de me faire sortir de mes gonds.
  • Résultat, j’ai annulé ma dernière séance avec lui et failli dire que j’aurais piscine, ce qui est tout à fait vrai.  
  • Ah oui, l’épilation de sourcils, ça change un visage.
  • À la gare Saint-Lazare, on peut acheter une carte de fidélité aux toilettes : pour 10 entrées achetées, 2 offertes \o/
  • Ce commerçant qui a confondu Apple Store et Big Store, un supermarché asiatique, m’a intérieurement fait hurler de rire.
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Cela fait quelques mois que je souhaite parler de mon rapport à la langue chinoise et qu’un brouillon intitulé « chinois » traîne dans mes archives. J’avais pris quelques notes lapidaires et j’en étais restée là, en panne d’inspiration ou peut-être par manque de sincérité.
Récemment, alors que je me disais qu’il faudrait vraiment que j’arrête de voir le monde à travers le prisme de ma culture asiatique – sentez-vous un autre sujet prise-de-tête venir ? moi oui  – je me suis rendu compte que ce que je voulais exprimer au sujet de cette langue qui est celle ma mère sans être ma langue maternelle s’applique en réalité à toutes les langues.

Pour faire court, je ne suis pas douée en langues. Quelle que soit la langue. C’est simplement que, pour le chinois, j’avais réussi à me l’expliquer par mon background culturel et que je m’étais trouvé mille anecdotes, ce qui lui conférait un statut unique. Mais je ne suis pas meilleure ailleurs.

Pour faire long, oui je suis traductrice, c’est bien marqué anglais – allemand – chinois sur mon CV et il arrive même à mes clients d’être contents de mon boulot. Mais non, je ne me sens pas du tout un don pour les langues – tout au plus une très grande passion.

Concernant le chinois, qui a longtemps été la « langue de la maison » pour moi, je l’ai appris très tôt, vers mes 7 ans, ce qui en fait la deuxième langue que j’ai apprise après le français. Mais je l’ai parlé encore plus tôt, avec mes parents qui ne voulaient pas m’inculquer un français erroné et me transmettre un lourd accent. Par conséquent, je suis à l’aise dans les conversations du quotidien.
À l’âge où j’étais très réceptive et où j’avais une bonne mémoire, j’apprenais donc des mots de tous les jours, les mêmes mots que ceux que j’utilisais avec ma famille. J’ai suspendu mon apprentissage vers mes 17 ans pour reprendre à la fac, vers mes 20 ans.
En licence, j’avais de bonnes notes, je comprenais bien, mais pour ingurgiter du vocabulaire, c’était presque mort. En double cursus, je n’assistais de toute façon pas à des tonnes de cours. Juste avant les exams, je rentrais tout dans ma cervelle, qui s’empressait ensuite de tout évacuer sitôt les exams passés.
Aujourd’hui, alors que je travaille à partir du chinois, je me rends compte que je n’ai retenu que le vocabulaire appris jusqu’à mes 17 ans. Tout ce qui est arrivé par la suite, j’ai une vague idée de sa signification, mais je me sens quand même obligée de le chercher dans le dictionnaire, encore et encore. En premier lieu, tous les termes qui ne me parlaient absolument pas à l’adolescence : chaîne d’approvisionnement, PIB per capita, entreprise intégrée, j’en passe et des meilleures. Tout ce que je visualisais à peine en français, je n’ai pas su me l’approprier en chinois.
C’est ce qui explique pourquoi, en chinois, j’ai longtemps fait du sous-titrage : de l’oral, du quotidien, quelques petites envolées lyriques çà et là, j’étais largement satisfaite en cherchant la formule juste et idiomatique en français et en rouspétant quand, au cinéma, je tombais sur des sous-titres très édulcorés.
Petit à petit, j’ai reçu d’autres propositions que le sous-titrage et j’ai dû sortir de ma zone de confort, comme on dit. Je n’allais pas refuser des commandes ad vitam eternam par crainte de me frotter au vrai chinois, celui d’aujourd’hui, mal écrit, truffé d’anglicismes et de barbarismes, une langue qui a évolué comme une autre, donc.
Je me suis donc mise au chinois des affaires, au chinois économique, au chinois agricole, au chinois artistique... Des pans entiers de vocabulaire que j’ai dû assimiler assez vite... et oublier aussi vite. Heureusement, côté grammaire, ça va, j’ai encore gardé une sorte d’intuition qui me dit comment découper mes phrases.
Au moins, je suis consciente que le chinois est une vraie langue, que ce n’est pas juste la langue de chez moi, que je peux en vivre et que je peux même m’améliorer. Cela ne m’empêche pas d’ouvrir mes projets chinois avec plus d’appréhension que ceux en anglais et en allemand mais cela me motive à retourner aux fiches de vocabulaire pour ne pas perdre de temps avec des mots déjà vus mille fois.
Voilà pourquoi je ne suis pas douée en chinois : mon cerveau semble s’être figé à une époque et, sûrement par peur et par paresse, je n’ai pas développé mes connaissances et j’en paie le prix aujourd’hui.

Pour l’allemand, l’histoire est différente. J’adore me plonger dans les méandres de la langue de Goethe et je suis fière de trouver le sens d’une phrase de cinq lignes après 10 minutes de déchiffrage intense, mais je n’ai pas d’affinités avec l’allemand. L’allemand n’est pas naturel pour moi.
Pour pallier ce manque, je lis régulièrement des articles et des magazines allemands, donc encore une fois, professionnellement, je ne rencontre pas de problèmes particuliers.
Par contre, il ne faut surtout pas me demander de parler, je ferais un blocage total. J’ai un peu progressé en allant vivre un petit mois à Hambourg, mais je n’ai pas eu de grandes discussions philosophiques avec des Allemands, donc cette langue reste passive pour moi.
Côté vocabulaire, c’est un peu pareil qu’en chinois : j’apprends encore des mots (évidemment) mais difficilement, car mon cerveau semble préférer accueillir des informations totalement superficielles à la place.
Toujours est-il que je complexe de moins en moins et que j’assume de ne savoir que lire et écrire cette langue. Heureusement que je suis traductrice et pas interprète hein, même si ce n’est pas toujours facile d’expliquer la situation. D’ailleurs, je ne le fais pas.
Voilà pourquoi je ne suis pas douée en allemand : je n’ai pas cette intuition que certains ont avec la langue, je n’ai pas baigné dans la culture germanique, j’ai été trop peu de fois et trop rapidement dans les pays germanophones.

Pour l’anglais – vous vous en doutez – c’est encore une autre paire de manches. J’ai des affinités avec cette langue, je lis beaucoup en anglais, peut-être plus qu’en français, je m’y sens à l’aise même quand elle est malmenée.
J’ai vécu en Angleterre et à mon retour, j’avais même réussi un test d’interprétation en anglais. Sauf que... cela fait sept ans que j’en suis revenue et que je ne pratique plus la langue. Et donc, fatalement, que je perds en aisance. Je me console en lisant beaucoup, mais quelque part, je sais que cela ne suffit pas tout à fait à entretenir la langue.
Malgré tout, je reste optimiste, car je sais qu’il me faudra moins d’efforts le jour où je me déciderai à rattraper le temps perdu.
Mais je ne suis pas non plus douée en anglais : je me suis acharnée sur cette langue, j’ai répété mille fois les mots pour espérer avoir un accent correct, j’avais des tas et des tas de répertoires de vocabulaire. Mes maigres connaissances ne sont donc que le fruit de ma passion et de ma rigueur.

Enfin, le français, la « reine » de mes langues. Même schéma que l’anglais : ingurgitation de vocabulaire à un âge très précoce, ingurgitation des règles d’orthographe et de grammaire. Du coup, petite et ado, j’avais un niveau assez bon en français, en compréhension comme en rédaction.
Ensuite, je n’ai plus lu de roman pendant trois ans vers mes 16 ans et cette décision stupide m’a sans doute été fatale puisque c’est à cet âge-là qu’on grandit une seconde fois – dans la tête – et qu’on se forme. J’ai donc l’impression d’être devenue une jeune adulte avec énormément de lacunes.
Par je-ne-sais-quel miracle, encore une fois, j’ai parfois des éclairs de génie strictement sur le plan professionnel, qui font que je ne suis pas sur la paille, mais sinon, j’ai plutôt honte de mon écriture.
Pleine de maladresses et d’imprécisions. Trop d’adjectifs et de verbiage. Par dessus tout, trop de formules toutes faites.
Ceci dit, je reste optimiste : j’ai toute la vie pour m’améliorer.

Mais voilà, à travers ces quelques exemples et anecdotes, j’essaie surtout d’expliquer que j’ai acquis mes langues par la persévérance (c’est bien) mais de manière très scolaire (c’est moins bien) (c’est à chier, même). J’ai juste répété encore et encore jusqu’à ce que ça rentre.
Aujourd’hui, cette méthode ne me convient pas intellectuellement ni même techniquement : j’ai vraiment une mémoire de poisson rouge et je me demande si la petite fille qui retenait par cœur les mots d’un livre ou les paroles d’une chanson a jamais existé.
Surtout, j’essaie de me débarrasser de mes peurs et de mes défauts. La peur de l’échec, car je suis sûre que c’est à cause d’elle que ce n’est qu’en DEUXIÈME année de fac d’anglais que j’ai lu pour la première fois un roman entier en anglais (c’était Anansi Boys de Neil Gaiman, lors d’un mémorable vol Hong Kong–Paris). Et c’était pour ne plus jamais m’arrêter après, donc c’est d’autant plus stupide d’avoir tardé. De cette peur est née une certaine paresse intellectuelle aussi, qui s’est installée à vitesse grand V en moi et que je chasse aujourd’hui à grands coups de balais. Et bien sûr, comment ne pas parler de l’orgueil mal placé dont j’essaie aussi de me débarrasser ? Peur d’échouer, peur de ne pas être parfaite, peur d’être jugée... Tout cela me passe aujourd’hui au-dessus de la tête alors que plus jeune, j’en avais fait mes principes directeurs. Que de temps perdu.

Au final, je ne suis certes pas douée en langues comme j’aurais aimé l’être (apprendre vite, parler naturellement) mais j’imagine avoir d’autres ressources, la motivation en tête. Celle qui m’a fait m’inscrire à mes cours de japonais comme à des formations de traduction ou de perfectionnement en français.
J’ai encore l’impression d’être une imposture mais je pense gérer les émotions les plus toxiques grâce à mon plaisir d’apprendre :)

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La brillante et timide Riley est sur le point de faire son entrée à la prestigieuse université de New York, à Manhattan. Bien qu’elle ait toujours vécu à Brooklyn, c’est un tout nouveau départ que prend la jeune fille. Sa rencontre avec Merissa, citadine décontractée, Lona, sombre et quelque peu lunatique, et Ren, les pieds scotchés à son skate, font de cette première expérience une véritable aventure. Mais bientôt, les petits problèmes du quotidien estompent l’euphorie des premiers temps. Conflits de famille, colocation animée, difficultés scolaires et peines de cœur. L’amitié naissante du groupe survivra-t-elle à la découverte de la vie d’adulte ?


Quand on dit que dans la vie, il ne faut pas se fier aux apparences... Trop attirée par la superbe couverture d’un jaune éclatant, je n’ai lu dans le résumé que ce que je voulais y trouver : le passage à la vie adulte de quatre filles différentes.
Hélas, si c’est effectivement à ça qu’on a droit, on se tape aussi les nombreuses maladresses de l’œuvre.


Déjà, parce qu’aucune des quatre filles n’est attachante : elles font toutes ados prépubères, même s’il est vrai qu’à 18–19 ans, elles sont encore mineures dans leur pays. L’héroïne, Riley, n’est pas exactement ce que j’appellerais une timide : oser aborder des inconnues, se déhancher à un concert, draguer le copain de sa sœur, pourquoi pas, mais c’est presque insultant pour les vrais timides. En plus, on ne peut pas dire des quatre filles qu’elles soient très proches et on se demande pourquoi elles ont été réunies.
Ensuite, parce que les situations sont très clichées : Riley est toujours sur son portable, Merissa est une bombe sexuelle, Lona est une Asiatique qui stalke le prof parce qu’il la note mal et Ren a du mal avec les hommes, peut-être parce qu’elle fait garçon manqué (cerise sur le gâteau, je me rappelle d’un commentaire sur les lesbiennes qui tombe comme un cheveu dans la soupe). Dans la seconde partie de la BD, les personnages gagnent en épaisseur mais c’est déjà trop tard pour rattraper la vacuité de la première.
Ensuite (bis), parce que l’auteur a voulu faire djeunz et a inséré des espèces d’encadrés pour présenter les personnages avec des indications comme « statut » et « compétence spéciale », sauf que c’est TOUT AU LONG du bouquin, que ça pèse 3 tonnes et que ça embrouille inutilement la narration omniprésente.
Ensuite (ter), parce que ladite narration est très lourde, notamment à cause des séances chez le psy auxquelles se soumet notre bande de quatre dans le cadre de leur job étudiant. A-t-on dit à Wood que c’était un moyen terriblement éculé de faire parler des personnages qui parlent déjà trop ?
Ensuite (repetita), parce qu’aucune situation n’est vraiment crédible ou naturelle. Il y a bien des moments sympathiques mais que de lourdeurs difficilement placées avant qu’ils ne surviennent !
Enfin, parce que la traduction m’a laissée perplexe. C’est subjectif mais je ne comprends pas que l’ouvrage soit truffé d’astérisques, notamment pour expliquer qu’Amex = American Express, mais arbore un magnifique « Psychologie 101 », que je trouve très américain. Passons sur le magnifique langage SMS très daté et sur « je suis aller vérifier », le « borscht » et « que ce soit Frank qui les rendent ».


Je ne vais pas omettre les bons points : les dessins en noir et blanc sont sublimes – c’est assez rare dans le milieu des comics pour être souligné – même si les visages changent beaucoup (mais pas les seins, toujours aussi gros) et la présentation de New York par l’auteur peut être instructive. Sauf que cette ville me fait moyennement rêver (trop grand, trop étouffant) et que d’après les avis d’Américains que j’ai glanés, les interventions de l’auteur sont horripilantes (« Forty years ago you could have sat here next to Bob Dylan or Jim Morrison (google them) ») et pas forcément correctes. Je suis sûre que j’aurais été aussi énervée si l’intrigue s’était déroulée à Paris : ça aurait juste fait ramassis de clichés bobos.


Au final, malgré ses quelques qualités, The New York Four est pour moi une vraie déception et une BD que je vais vite oublier. Comme j’ai pu le lire, voilà ce qui se passe quand deux gars essaient de se mettre dans la peau de quatre jeunes filles pour une collection de « comics pour filles » (feu Minx) : la sauce ne prend pas. Laissons Wood et Kelly à DMZ et Northlanders, leurs autres œuvres.
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J’ai un peu hésité à reprendre ce meme de chez Kleo qui l’a pris de chez Captain Rawr et ce, pour plusieurs raisons : je n’ai pas été taguée, je parle bien assez de mes chats et enfin, c’est difficile de faire parler son chat quand on en a deux. Mais soit, je vais essayer de contenter les deux ego !


11 faits sur moi, Otak
Source : mon Pinterest
  1. En public, ma maîtresse dirait qu’elle me fait parler en premier car je suis l’aînée d’un mois, mais je sais très bien qu’elle a une légère préférence pour moi.
  2. Je suis une vraie flipette.
  3. Je ne suis pas une grosse mangeuse mais je ne résiste pas aux pâtés, aux rillettes et au maïs mais je n’ai pas encore réussi à me servir à même la conserve.
  4. Je suis peut-être d’un petit gabarit mais je suis une chasseuse déterminée, même si ma maîtresse persiste à dire « relouuu » – un mot que je ne comprends pas.
  5. À la maison, la police, c’est moi et j’interviens quand Scorpy mange trop, boit trop, ch*e trop et même quand mes lourdauds de maîtres saignent, tombent ou se disputent. Que ferait-on sans moi ?
  6. Je ne saute peut-être pas très haut et déclenche l’hilarité générale, mais mon miaulement est terrifiant. Si.
  7. J’adore tremper mes pattes dans l’eau puis m’ébrouer vigoureusement pour en mettre partout.
  8. Le moment où je suis sortie de ma cage, toute tremblotante, restera gravé dans la mémoire de mes maîtres.
  9. Je concède un bisou avec mon nez quand mes maîtres crient « bisou ! » : cela m’amuse de les voir s’émerveiller pour un rien.
  10. Il paraît que je chuinte et ronfle légèrement dans mon sommeil mais je suis sûre d’avoir la classe en toutes circonstances. L’important, c’est d’y croire.
  11. J’adore les trucs d’otak : les câbles, les BD, la télé et les manettes de console.


11 faits sur moi, Scorpy
Source : mon Pinterest
  1. Il paraît que ma maîtresse préfère Otak ? M’en fiche, moi, je préfère mon maître. Chacun son humain et les souris seront bien gardées.
  2. Il est vrai que je suis moins réceptive aux braillements et aux preuves d’amour dégoulinantes de mièvrerie des humains.
  3. Dès que je suis arrivée chez mes maîtres, j’ai cherché à sympathiser avec l’autre félin, qui n’a eu de cesse de feuler et me cracher à la gueule. Aujourd’hui, je me venge en feignant l’indifférence la plus totale en sa présence, même si on aime bien dormir côte-à-côte parfois.
  4. J’effectue un formidable moonwalk, je ne sais pas ce qu’attendent mes maîtres pour poster ça sur YouTube : à bas Maru, place à moi.
  5. Je miaule sans arrêt pour attirer l’attention de mes maîtres sur des sujets d’importance, comme le fil du drap qui dépasse, mes prochains sauts ou l’autre chat exactement comme moi qui se trouve de l’autre côté de la vitre, mais ces êtres inférieurs n’ont pas l’intelligence suffisante pour me comprendre.
  6. Ma croissance, comme celle des ragdolls, s’achèvera vers mes 2 ans, âge auquel je pourrai atteindre 6–7 kg et dévorer tranquillement mes maîtres.
  7. Les humains ne s’en doutent pas en me voyant, mais je suis d’une agilité confondante. Encore un signe de leur manque de clairvoyance.
  8. Je ne suis pas très active et cherche rarement la bagarre alors que je pourrais étaler facilement ma colocataire.
  9. Une fois, pendant que mon maître avait le dos tourné, j’ai bondi sur le bar pour me jeter sur son omelette de courgettes. Elle m’a fait vomir et m’a valu quelques remontrances mais je ne connais pas le regret.
  10. J’adore lécher les parties les plus insolites du corps de mes maîtres : coudes, aisselles et cheveux y passent.
  11. Et quoi de mieux que de balancer l’une de mes terribles touffes de poils droit dans la bouche de ma maîtresse pendant qu’elle essaie de me faire la leçon ?


« Et en plus, il faut se soumettre à une interview, espérons que la pâtée Almo bio saumon arrivera après ! »

1. Es-tu le maître incontesté de ton domaine ?
Otak : malheureusement, je dois le partager avec une balourde aux poils longs qui se croit de race noble.
Scorpy : ah bon, y a un autre chat avec moi ?

2. Comment es-tu arrivé chez tes Humains de compagnie ?
Scorpy : je vivais avec mes deux parents dans un 80 m² où je faisais tranquillement la loi avant que deux humains m’embarquent dans une cage, me fassent traverser toute la ville en RER et me déposent dans un 50 m² plein d’interdits.
Otak : mes humains de compagnie cherchaient à adopter un chat et c’est comme ça que j’ai été transportée de Lyon à Paris, séparée de mes terribles sœurs. J’ai vécu un mois de bonheur total, bien au chaud sur le corps de mes maîtres, jusqu’à ce qu’ils ramènent un jour un autre félin.

3. Croquettes ou pâté ?
Otak : pâté !
Scorpy : croquettes, pâté, omelette, abricot, ordinateur, bouteille d’eau, canne à pêche, ventilateur, poussière...

4. Considère-t-on que tu es bien élevé (pas de patte sur la table, pas de réveil intempestif à 3h du matin…) ?
Scorpy : je fais de moins en moins de promenades sur le bar, je limite les endroits où je fais mes griffes, je ne mords jamais... alors il ne faudrait pas en plus m’empêcher de faire mes vocalises suraiguës une première fois à 3h du matin (l’heure des câlins au menton) et une seconde à 5h du matin (l’heure des câlins au ventre, comme chacun le sait).
Otak : ma maîtresse le répète sans arrêt, je suis une crème, alors restons-en là.

5. Les voyages, tu es pour, contre, NSPP ?
(en chœur) Miaulons plaintivement sur les 50 mètres qui nous séparent du centre vétérinaire pour faire croire à la ville entière que nos maîtres sont des tortionnaires ! Heureusement que nous apprécions la vétérinaire. Pas le vétérinaire par contre, il est trop brutal.

6. Y a-t-il des choses qui te calment immédiatement ?
Scorpy : l’eau et le lissage des poils de mon torse.
Otak : « OTAK !!! », s’époumonent les humains.

7. Fais-tu mentir l’adage « Les chats n’aiment pas l’eau » ?
Otak : j’aime tester mon eau avec mes pattes avant de la boire.
Scorpy : t’en as d’autres, des questions comme ça ?

8. As-tu un jouet ? Un jouet fétiche ?
Scorpy : je ne joue pas, j’ai juste une passion pour les chaussures.
Otak : la queue de Scorpy fait un excellent jeu de tape-taupe.

9. Où préfères-tu te faire les griffes ?
Otak : bah l’arbre à chats, non ? C’est fait pour !
Scorpy : le coin gauche du canapé car c’est parfois trop fatigant d’aller jusqu’à l’arbre à chats, le coin gauche du pouf de la chambre car il n’y a rien de mieux pour attirer l’attention de mes maîtres, récemment le siège de bureau de ma soi-disant maîtresse, et si les punitions se font trop fréquentes, je m’acharne sur l’arbre à chats. Peuh ! Bien d’autres de mes congénères ne sauraient se contenter de territoires si petits.

10. As-tu un surnom ?
Scorpy : Scorpette, Scorp’, Scorpius, Avalanche, Tanuki... je tends l’oreille mais je ne daigne pas toujours répondre.
Otak : Otaku quand ma maîtresse est très énervée, Otakotakotak quand elle rentre dans une phase câline et Tako quand elle a pété un câble.

11. Aimes-tu te mettre en danger ?
Otak : dernièrement, je m’approche de plus en plus de l’aspirateur en marche, je fais quelques balades sur le balcon, je passe le nez dans la salle de bain mais on ne me fera pas sortir de la maison.
Scorpy : à chaque jour suffit sa peine, je suis en train de creuser un tunnel pour m’évader.


Je tague toutes les personnes inspirées. Et qui possèdent un chat, car ça aide.

Source
J’en peux plus, je transpire des cheveux.
– Anonyme, décidément très inspiré par la canicule
Source
Au lieu de bosser, je me suis amusée à recenser toutes les co(q)uilles que j’ai failli envoyer à des clients ou des relations professionnelles :

... Slut ! au lieu de Salut !
... coît au lieu de coût
... bîte mail au lieu de boîte mail
... À très bite au lieu de À très vite
... mettre à jouir au lieu de mettre à jour
... salace au lieu de salade
... (vu ailleurs) Laides au lieu de Ladies

J’ai donc vérifié à moi seule cette fameuse règle qui veut que tout revienne au sexe...
Il y en a sûrement plein d’autres, je reviendrai mettre ce post à jou(i)r dès qu’elles me reviendront !
Et vous, quelles sont vos perles ? :)
Source (savons Uka)


Cette semaine...

Travail
  • Une routine assez agréable...
  • ... Et des journées de travail réduites car monsieur est également en congés.
  • Je ne sais plus à quand remonte ma dernière traduction depuis l’anglais !


Lectures
  • Une belle vente de BD qui nous a fait gagner pas mal d’espace ainsi qu’une somme coquette.
  • The New York Four de Brian Wood, c’est un peu décevant quand même. Et faudrait qu’on m’explique l’intérêt de faire une note pour dire que Amex = American Express. 
  • La revue Feuilleton a l’air plutôt chouette, j’ai pris le numéro consacré à la Science, même si je préférais largement la couverture du numéro précédent, qui était musical.
  • Un nouvel ajout à ma PÀL : Rayon frais, une anthologie de la BD suédoise, que j’aurai le plaisir de lire grâce au Davanh Bag :)


Écrans
  • Revu Bande de filles, toujours aussi bien, mais j’ai tranché : Tomboy est mon préféré de Sciamma.
  • Je recommande chaudement Ant Man aux fans de super-héros, aux allergiques aux super-héros et aux adorateurs de Paul Rudd. Le message est-il assez clair ?


Achats
  • 15 € les 50 g de thé blanc à la noix de coco, c’est pas donné. Bon, c’est bien parce que la maison Tea Forté me faisait de l’œil depuis le calendrier de l’avent 2014.
  • Après les instructions imprimées par erreur deux fois en anglais, je découvre que le tube de la pompe du flacon Unani n’est pas assez large pour délivrer des perles de gommage sans s’obstruer à chaque fois. Dommage que cette marque pâtisse de petits défauts de ce genre car les produits semblent de bonne qualité.
  • Hop, Air BnB à Ikebukuro pendant notre première semaine au Japon.

Appartement
  • Un kit terrarium chez Green Factory, adresse fournie par titite – qui connaît mieux Paris que moi – et un bocal chez Maisons du Monde, ça donne un terrarium sur le frigo. Croisons les doigts, car je n’ai vraiment pas le moindre instinct jardinier...
  • La salle de bain aussi a été un peu embellie avec des paniers en rotin (odeur épouvantable), de petits accessoires et un rideau de douche d’une couleur moins sombre.
  • Le balcon aussi a eu droit à son relooking, avec des lampes solaires, des transats et un petit coup de propre. Promis, l’année prochaine, je fais pousser plein de trucs (et pas dans le même bac !)

Sorties
  • Au Walaku, avec Kleo, pour 2 heures de plaisirs gustatifs. Rapport de Kleo et photos sur mon Instagram.
  • Puis à la Fresque, en famille. Des prix corrects, des plats simples mais bons (une soupe froide d’avocat, des ravioles du Dauphiné arrosées de pesto, une soupe de nectarines au basilic), un bon service, je recommande chaudement la salle climatisée.
  • Le samedi à la piscine pour faire 10 pseudo-longueurs \o/

Divers
  • Ah oui, la pharmacie n’ouvre qu’à 10h.
  • Ah oui, un lundi 13 juillet dans ma banlieue, faut pas espérer que la boulangerie soit ouverte.
  • Qu’il m’énerve, ce moniteur de conduite.
  • Étant très peu physionomiste, heureusement que c’est Leyciaan qui m’a reconnue au McDo où on a toutes deux atterri.
  • Note pour plus tard : avant de faire du pied à son compagnon, vérifier qu’il ne s’agit pas de son beau-père. Gros rire nerveux des deux côtés.
  • J’ai reçu un mail longtemps attendu qui m’a fait beaucoup de bien et beaucoup plaisir =)
  • Notre sauveur réparateur est arrivé : le lave-vaisselle refonctionne. Si cela peut intéresser des gens, sachez que les programmes Eco peuvent faire du mal à votre appareil (pas assez de chauffage donc détritus pas bien fondus / éliminés), nous, c’est un élastique qui s’est bien enroulé autour de la pompe de vidange.
  • Et pour le swap « Souvenirs de vacances », c’est lancé. Si vous n’avez pas reçu un mail, c’est pas normal !
Je ne l’ai encore jamais dit, mais Phoebe est ma préférée dans Friends

(et d’ailleurs, Paul Rudd est trop bien dans Ant Man mais je m’égare)

Cette année, comme toutes les années, j’ai été bien trop gâtée pour mon anniversaire...

De la part de mes parents, j’ai eu une énorme boîte de maquillage Marionnaud (un délire de ma mère à qui je n’ai pas pris la peine d’expliquer que mon maquillage est désormais 0 % testé sur les animaux) et un resto, le Udon Jubey :
Udon froid au tempura de crevettes et racines de lotus frites


De la part de mon compagnon, la série Utopia et un superbe mug L’Attaque des Titans avec son infuseur titanesque :
« Coucou, ça gaze ? »

Dans le manga, il est effrayant


De la part d’amis vivant (encore) en France, du chocolat, le coffret de films de Céline Sciamma, la saison 1 de Vikings (en blu-ray !) et un essai de Mona Chollet :

Comment bien affronter la canicule


De la part de mon amie qui vit en Chine, un très chouette Lego et une jolie carte fleurie :
Un peu effrayant, ce clown
De la part d’autres amis, des e-mails et des SMS qui font chaud au cœur.


De la part de titite, tout ça :
Quatre magnifiques sous-tasses en rapport avec le thé, le guide du Thé à Paris (achat de thé plutôt qu’en salon de thé, c’est super !), le Thé Guimet du Palais des Thés, des gommes trop mignonnes et une carte super belle !


De la part de Miss Sunalee :
Le guide des 53 adresses subjectives à Tokyo d’Isabelle Boinot, Le vide et le plein de Nicolas Bouvier, une carte marrante, du oolong de Thaïlande et du thé vert de Bruxelles ((aucune importance mais pas de trace du pu’er, j’espère ne pas l’avoir jeté par erreur))


De la part de Malena :
Un hippo trop mignon et des petits-beurre au chocolat pour l’un, à la fraise pour l’autre


De la part de Diba :
Du chocolat Zaabär (rien que le nom me rend folle), des graines à faire pousser (c’est en cours) et surtout UN HIPPO PEINT MAIN !


Et de la part des personnes de la ronde des cartes d’Armalite :
Merci Armalite, Malena, Kleo, Solaena, Annick, Elanor, Cécile de Brest, Catseyes75, Elisiane et Pauline !

Enfin, n’oublions pas le bon d’achat de 10 € de Betjeman & Barton, les petits malins ! :p

Et je crois comprendre que c’est loin d’être fini, tout ça, donc je mettrai à jour ce post en temps et en heure.
Tout ça non pas pour me vanter, mais au contraire, pour me rappeler la chance que j’ai. Et pas qu’à mon anniversaire.

M E R C I  !!!
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Bonjour,

Nous sommes 16 à participer au swap « Souvenirs de vacances » et vous devriez toutes avoir reçu un e-mail de la part de Kleo et moi-même vous indiquant votre binôme.
Si ce n’est pas le cas, envoyez-nous vite un message pour nous permettre de réparer notre erreur !

Si tout est OK, amusez-vous bien :)
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... en travaillant chez moi.
  1. Je ne m’attendais pas à devenir aussi sensible aux bruits.
  2. Je ne m’attendais pas à devoir un jour dormir avec des boules Quiès. 
  3. Je ne m’attendais pas à toujours avoir besoin de toilettes et à boire près de moi.
  4. Je ne m’attendais pas à ce que mes chats apprécient tellement ma présence qu’après une course de seulement 10 minutes, je les retrouve en train de se rouler par terre pour réclamer des câlins.
  5. Je ne m’attendais pas à devenir accro à la piscine.
  6. Je ne m’attendais pas à apprendre à arrêter et à reprendre le travail plusieurs fois dans la même journée.
  7. Je ne m’attendais pas à être ravie rien qu’en descendant chercher mon courrier.
  8. Je ne m’attendais pas à être détendue en cuisinant et en faisant le ménage en pleine semaine.
  9. Je ne m’attendais pas à souffrir dès que mes yeux sont trop exposés à la lumière ou à la poussière.
  10. Je ne m’attendais pas à décrocher de mon téléphone avec autant de plaisir.
– Cinq mois de vie en freelance.
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Cette semaine...

Travail
  • Et voilà, il a fallu renouveler Microsoft Office 365, la formule à l’année que je n’aurais jamais prise si je n’avais pas besoin d’Outlook.
  • L’ordi qui me sort un écran bleu un vendredi matin...
  • Globalement, je renoue avec de chouettes projets, me voilà plus en paix avec moi-même.
  • Ma stagiaire fait toujours tout pour ne pas me tutoyer xD !


Lecture
  • Il y a des auteurs dont on a fait la connaissance jeune et qu’on n’aime plus trop avec quelques années en plus (Ryû Murakami, par exemple). Mais ce n’est pas le cas de Yukio Mishima, dont j’aime toujours autant la précision et la subtilité.
  • Saga, j’aime bien cette série mais de là à ce qu’elle rafle tous les prix Will Eisner...
  • D’ailleurs, pour ceux qui connaissent la série, l’éditeur a mis en ligne un test : « Qui serais-tu dans Saga ? ».


Santé
  • J’ai un nouveau médecin, la meilleure du monde.
  • Qui m’a dit gentiment que je ferais mieux de ne pas arrêter totalement le poisson, surtout gras. Je suis très partagée et me déciderai quand je saurai où j’en suis, niveau vitamine D.
  • Rien à voir, mais j’ai maigri des bras \o/
  • J’ai réussi à faire 15 m en brasse toute seule, youhou.


Cuisine
  • C’est sûr que si ma plaque électrique enclenche le chronomètre quand j’active le minuteur, ça ne risque pas de marcher.
  • Je suis plutôt fière d’avoir réussi à déchiffrer la recette d’un mapo tofu qui se trouvait dans un kit... en japonais et d’avoir produit un plat tout à fait comestible.




Sorties
  • Le premier pique-nique de l’année :)
  • Forcément, si elle m’attend au Palais et moi aux Jardins, ça ne le fait pas.  
  • Udon Jubey, 39 Rue Ste-Anne à Paris : pas mal du tout, surtout les tempuras, mais je crois que j’ai une légère préférence pour le Sanukiya.
  • Et le premier geocaching de ma vie : on a regardé l’image-spoiler pour la première cache mais pas pour la deuxième.


Achats
  • La robe commandée chez Anthropologie est arrivée. Assez différente de ce que je pensais : tissu un peu plus brut et plus délavé mais encore plus épais et lourd que je ne le pensais. Globalement, je l’aime beaucoup.
  • La lose sur la crème Unani : instructions deux fois en anglais, pas de français.
  • Allez savoir pourquoi je suis si contente d’avoir acheté du mirin, de la sauce de soja, du yôkan et d’autres conneries dans une épicerie japonaise.


Anniversaire
  • J’ai donc eu 28 ans cette semaine.
  • Merci à toutes les personnes qui m’ont envoyé des cartes, des cadeaux, voire des cartes et des cadeaux, je suis vraiment pourrie gâtée ! Je posterai une photo sur Instagram.
  • Listing des cadeaux des proches : une énorme boîte de maquillage et un resto (cf. Udon Jubey ci-dessous) de la part de mes parents ; une aide financière pour le Japon de la part de ma belle-famille ; un mug L’Attaque des Titans que j’ai trop hâte de recevoir et la série Utopia de la part de mon compagnon ; des Lego, la saison 1 de Vikings, le coffret des trois films de Céline Sciamma, des chocolats au matcha et un essai de Mona Chollet (Chez soi) de la part des amis.
  • Listing des cadeaux des copines et amies blogueuses : des Petit Beurre à la fraise et au chocolat de Malena ; du thé Dammann (papaye et bleuet) de Cateyes75 ; des autocollants et une jolie carte de Solaena ; le thé Guimet du Palais des Thés, un guide du thé à Paris, quatre sous-tasses en faïence, des gommes en forme de chats et une carte en forme de petit beurre – la boucle est bouclée – de la part de titite. Je vais chialer, merci à vous !!


Divers
  • Merci à toutes celles qui se sont inscrites au swap « Souvenirs de vacances » ! Nous serons 16 et vous connaîtrez votre binôme d’ici la fin de semaine ^^
  • Hop, 2,2 €, le dernier Coca Zéro du distributeur sera pour moi.
  • On a enfin commencé la série Treme : jazz dans la Nouvelle-Orléans post-Katrina.
  • Chercher partout le guide Kyôtô Lonely Planet. Se rendre compte qu’il n’existe pas et qu’on ne l’a donc jamais acheté.
  • Chère voisine, merci de m’avoir tirée de la grasse mat’ dont je rêvais depuis le week-end dernier. 
  • Mission accomplie : on s’est occupés des chats de notre ami pour la dernière fois et on a plutôt progressé en 5 fois.
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Vous avez jusqu’à demain, vendredi 10 juillet, minuit*, pour envoyer à Kleo et moi-même un mail de participation au swap « Souvenirs de vacances ».
Rappel des modalités ici.

* allez, minuit une, parce qu’on est sympas.
Source

Bah oui, c’est pas pour rien qu’on parle de juilletistes et d’aoûtistes !
 – Anonyme, XIXe siècle
Source

La semaine passée...

Travail
  • Bien entendu, je n’aurais pas été contre bosser dans ma baignoire mais la chose aurait été un peu dangereuse.
  • En plus, c’est très drôle, j’ai notamment traduit un magazine de voyage qui m’a emmenée sous le soleil de Chypre – pitié, j’en veux pas, de ton soleil !
  • Bref, j’ai abdiqué entre 14 et 16 heures toute la semaine.
  • C’est envisageable d’instaurer une nouvelle règle avec ses clients, genre je livre 1 heure en retard par jour de retard de paiement ?
  • Et pourquoi il paye mes factures dans le désordre et une fois par virement, une fois par chèque, lui ? xD

Japon
  • Sauf catastrophe, nous partons au Japon trois semaines en octobre avec ANA.
  • Hiiiii ! ^^

Miam
  • Le Thé des Écrivains, ce n’est plus que c’était : thé glacé pour lequel on m’apporte des glaçons « parce qu’il n’a pas été réfrigéré assez longtemps » et salade de papaye sans subtilité. Tout le menu japonisant a été transformé pour donner beaucoup de plats thaïlandais d’ailleurs. Bref.
  • Puisqu’il me restait un concombre dont je ne savais pas quoi faire, j’ai testé la soupe froide concombre / roquette d’Armalite avec de la laitue à la place de la roquette, du vinaigre balsamique au lieu du vinaigre de cidre, sans persil et sans piment et avec de l’ail et des oignons surgelés. Ça passe quand même ^^
  • Pour l’anniversaire de ma mère, j’ai assouvi l’un de mes fantasmes culinaires : manger des râmen au Kotteri Râmen Noritake. Verdict : oui, c’est bon mais oui, c’est hyper salé ! Et pour ceux qui se le demandent : oui, le bouillon est à la graisse de dos de porc donc j’ai fait un gros écart et je pense que mon estomac me l’a fait payer.
  • À moins que ce ne soit le Bubble Tea Zenzoo bien frais qu’on s’est offert après.

Achats
  • Ce n’était pas trop prévu mais en allant acheter le cadeau de ma belle-mère et de la papeterie pour l’enveloppe mystère d’Armalite, je me suis offert une bague au passage.
  • Hop, coque de téléphone commandée. Je pensais la prendre en noir, finalement, ce sera vert et végétal.
  • La Birchbox a l’air très bien mais comme je n’ai plus envie de collectionner les échantillons, je me suis contenté de prendre deux produits Unani sur leur e-shop.

Chats
  • Avantages de la canicule : elles sont très calmes, ne se battent plus, n’ont plus de quart d’heure de folie, sont environ dix fois plus câlines et aiment même l’eau.
  • Inconvénients de la canicule : heu... il faut vérifier toutes les demi-heures qu’elles ne se sont pas évanouies ? Je sais qu’un chat, c’est assez résistant à la chaleur, mais quand on voit le sien les yeux retournés, la langue sortie et les pattes ballantes depuis une heure, ça inquiète !
  • En prime, elles ont eu leur rappel de vaccin. Miaulements à la mort pendant tout le trajet ou comment ne pas passer inaperçu dans la rue.
  • Les chats que je garde font caca par terre et l’une des deux cherche à me pincer la main =/

Divers
  • De nos jours, est-ce que c’est encore possible de vendre quelque chose juste pour sa qualité et sans bricoler derrière toute une histoire de type « tout a commencé en 2003... » ?!
  • Le kickstarter pour la Grèce, c’est très beau et très solidaire et très tout ce qu’on veut, mais l’argent part a priori et en premier lieu dans la poche d’UN mec, il me semble. Je ne doute pas de ses bonnes intentions mais je ne peux m’empêcher d’être méfiante...
  • L’article que j’ai écrit pour le site Le Fictionaute, consacré au Goût de l’immortalité de Catherine Dufour, a été publié !
  • Youhou, les amis qui quittent Paris ! T_T
  • En réalité, j’étais d’excellente humeur la semaine dernière, mais visiblement pas cette semaine.
Source
Image tirée du film Tampopo de Juzo Itami (1985)

Le Club des Gourmets et autres cuisines japonaises : Japon, bouffe, Japon, bouffe. Comment résister, hein ? Surtout quand le recueil ne s’intéresse pas qu’à la gastronomie mais décrit des actes aussi banals que bouffer, roter et crever la dalle — bien que ce ne soit pas forcément dans cet ordre. Bref, grâce à Ryoko Sekiguchi, écrivain et traductrice, qui a choisi les textes de ce recueil, on sort de la dimension noble de la cuisine pour enfin découvrir la nourriture au quotidien. Un peu comme dans le film Tampopo dont il est aussi question dans cet ouvrage.

La grande force de Sekiguchi, c’est d’avoir sélectionné des textes très différents les uns des autres et de les avoir commentés ensuite avec des anecdotes passionnantes. N’oublions pas non plus qu’elle a réalisé les traductions avec Patrick Honnoré et s’est offert les illustrations de la bien nommée Cocotte, un tandem de créatrices parisiennes.

Sans plus tarder, passons à table, car c’est bien une « Table » et non une « Table des matières » qu’il y a la fin du recueil :
  • Osamu Dazai (1909-1948) ouvre le festin avec ses Souvenirs de saké, qui nous dévoilent ses années estudiantines bien arrosées. Une nouvelle simple mais très bien composée et prenante qui, pour mon plus grand bonheur, se révèlera être l’une des plus classiques !
  • Vient ensuite le tour de Kanoko Okamoto (1889-1939), une romancière que j’aurais cru encore vivante tant son style et son propos respirent la modernité et qui explore avec beaucoup de subtilité dans Sushis le rapport du corps à l’alimentation et l’acte de se nourrir.
  • Cent curiosités au tôfu est une liste anonyme datant de la fin du 18e siècle et a été un précurseur des livres de recettes. Une belle surprise que ces suggestions de recettes déclinant le tofû dans des plats simples, curieux ou raffinés ! Comment ne pas craquer devant le tofû au thé vert ?
  • Place à un mastodonte, l’artiste polyvalent Rosanjin Kitaôji (1883-1959), qui, dans Sukiyaki et canard, brève impression de la cuisine occidentale, relate son expérience au restaurant La Tour d’Argent. De cet essai, je ne retiendrai pas forcément les qualités littéraires mais plutôt le sens de la démesure et du spectacle dont faisait preuve Rosanjin Kitaôji, qui était sûrement aussi passionnant qu’incommode !
  • Autre forte personnalité, Shiki Masaoka (1867-1902) qui, même cloitré chez lui à cause de la maladie, a écrit En attendant la faim et autres essais, détaillant son rapport à la faim et à la nourriture et ses désirs par des descriptions sur le vif (« shasei ») et un haïku en clin d’œil à Sôseki Natsume. Impressionnant, comme cet homme atteint de tuberculose et de carie vertébrale semblait fort et mangeait pour quatre.
  • Deux histoires de champignons, extraits des Contes qui sont maintenant du passé, traitent exactement de ce qu’on est en droit d’attendre avec des champignons : champignons vénéneux et champignons hallucinogènes. Le style est léger, les histoires sont prenantes et les conclusions drôles. Je ne pensais pas que des contes que l’on date du 12e siècle pouvaient être si accessibles et malicieux. Une autre belle surprise.
  • Ventre vide et tête en l’air, de Kôzaburô Arashiyama (1942-), arbore... une énorme coquille dès ses premières lignes (« Je me suis dis ») et c’est bien dommage car tout le reste est fascinant. On comprend grâce à son passage sur France Culture que Sekiguchi est très très attachée à cette nouvelle assez philosophique dont la phrase emblématique « Maintenant, quand j’aurai faim, je fermerai les yeux, j’irai dans ma cuisine imaginaire et je me cuisinerai ma faim » résume toute l’étrangeté et tout l’intérêt. À noter qu’Arashiyama est le seul auteur vivant de ce recueil et qu’il est une sorte de romancier-essayiste-gourmet-critique culinaire. Un homme plus qu’intéressant, donc, en plus d’être vivant.
  • Les poèmes Matin d’adieu, Les aiguilles de pin et Sanglot silencieux de Kenji Miyazawa (1896-1933) sont particulièrement beaux. Spirituels, mêlés de dialecte que les traducteurs ont retranscrit en alphabet romain, avares en ponctuation, ils sont aussi très tristes car Miyazawa a couché sur le papier les derniers instants de sa sœur, qui veut un bol de neige fraîche et s’inquiète de ses effluves. Bouddhiste et végétarien, Miyazawa n’a vécu que 37 ans mais a laissé des œuvres très intrigantes. Plus jeune, je contemplais la couverture de l’édition Serpent à plumes de Train de nuit dans la voie lactée à chaque fois que j’allais à Gibert Joseph, mais je n’ai jamais osé l’acheter. Récemment, je me suis sentie prête mais apparemment, le livre atteint maintenant des prix à trois chiffres.
  • Remise de mes émotions, j’ai pu continuer avec Les yôkan de Kafû Nagai (1879-1959), sans conteste mon œuvre préférée car elle est à la fois didactique et pleine de symboliques avec son protagoniste qui croit avoir changé de classe sociale mais reste considéré comme un prolétarien par la société et finit par se réfugier dans un salon de thé pour y acheter des yôkan, des pâtes de haricot rouge, hors de prix histoire de se consoler.
  • Enfin, la nouvelle qui donne son titre au recueil, Le Club des Gourmets, signée Jun’ichirô Tanizaki (1886-1965), est fascinante. Comme souvent avec cet auteur, le désir n’est jamais très loin (c’est un euphémisme) et ici, il s’unit à la cuisine pour donner une histoire assez monstrueuse et horrifique. Le fait que la cuisine se fait chinoise dans cette nouvelle m’a d’ailleurs beaucoup amusée.

C’est donc avec un immense soupir de satisfaction que j’ai refermé mon livre. Il est rare que des recueils de nouvelles me plaisent autant même si je suis amatrice du genre. Ici, j’ai beaucoup aimé le choix et l’ordre des œuvres, les auteurs mis en avant, les petits dessins et les explications de Sekiguchi, sans lesquelles je n’aurais pas compris autant de choses dans Sukiyaki et canard ou encore dans Les yôkan, par exemple. Les anecdotes, le cadre historique et les éléments biographiques ont été aussi intéressants à lire que les œuvres elles-mêmes. Et si j’ai été un peu désarçonnée devant certains choix de traduction au début, j’ai été très vite emportée par l’exotisme des mots et des tournures de phrase.
Un beau voyage culinaire si vous êtes amateurs de Japon et de bouffe.

Source

Si je vais chez le médecin, c’est l’occasion de lire autre chose qu’un livre de ma PÀL !
— Monsieur, à qui il arrive de ralentir son rythme de lecture pour ne pas finir tout de suite un livre.
Source

Comment, vous ne vous êtes pas encore inscrits au swap « Souvenirs de vacances » ?

Allons, même si vous êtes plutôt en train de récupérer de l’année qui s’est écoulée ou de faire vos valises, c’est l’occasion de gâter celles d’entre nous qui ne partent pas (ou pas tout de suite) ou de (re)découvrir une ville à votre retour, en septembre.

Petits rappels :
Vous avez jusqu’au 10 juillet pour vous inscrire.
Vous aurez jusqu’au 30 septembre pour envoyer votre colis.
Vous aurez sûrement des choses à raconter sur votre ville même si vous restez cloîtré chez vous.
Nous sommes sympas et généreuses.

Vous retrouverez tous les détails ici.

À vos mails !

P.S. : si vous nous avez déjà envoyé un mail mais qu’on ne vous a pas répondu, n’hésitez pas à vous manifester dans les commentaires. Merci !
Source

Un titre suffit-il à agrandir une PÀL ? Chez moi, oui.
Quand Armalite a parlé d’une BD avec un titre aussi improbable que The Worrier’s Guide to Life, je n’ai pas hésité longtemps avant d’imprimer le nom de Gemma Correll dans mon cerveau (bon OK, de noter ça dans mon téléphone, soyons honnêtes).
Car certes, je ne suis pas une hypocondriaque chronique mais la couverture et les innombrables questions que se pose Gemma ou son alter ego m’amusaient beaucoup, en particulier « Is everybody laughing at me ? », typique d’une paranoïaque née.
Du coup, quand j’ai senti un creux dans mes lectures — ne cherchez pas à comprendre — je me suis empressée de commander ce guide, avec Elmer, une BD plutôt idéologique — ne cherchez pas à comprendre (bis).

Quelques jours avant que je ne le reçoive, Armalite m’a prévenue que le contenu du livre n’avait pas grand-chose à voir avec son titre. Gloups. Adieu donc le manuel de survie à l’usage de ceux qui aiment faire des nœuds avec leurs neurones ?
Verdict après lecture : oui et non.

Oui car Gemma Correll pousse bien ses délires à fond, en témoignent cette scène de yoga où tout un tas de pensées vient parasiter son cerveau et le calendrier idéal des hypocondriaques pour découvrir chaque jour une nouvelle maladie (avec en bonus des maladies cutanées !). Autant de situations ou d’objets qui devraient parler à ceux dont la passion, volontaire ou subie, est de sur-analyser, de décortiquer à l’infini et d’anticiper tout et n’importe quoi jusqu’à se rendre... malades.

Mais la plupart du temps, l’auteur semble surtout vouloir illustrer d’innombrables détournements publicitaires : vernis, céréales, jeux de société... sont rebaptisés pour exprimer ses angoisses et hurler l’absurdité des slogans marketing. Après le smoky eye (œil charbonneux en bon français), que diriez-vous du foggy eye (œil brumeux) ou du smoky bacon eye (œil bacon fumé) ? Et pour les dépressifs à tendance boulimique : les pâtes revisitées ! Les farfalle deviennent des papillons anxieux, les penne des tubes misérables et les raviolis des lopins de désespoir. Et il y en a beaucoup, des pages comme ça, sur 103.

Je peux donc comprendre que la lecture soit frustrante, d’autant que vers la fin, lorsque Correll a passé au crible tout ce qu’il était possible de fusiller, on peut sentir la lassitude poindre. Mais pour moi qui sortais tout juste d’une longue et déprimante traduction de description de produits cosmétiques où chaque mascara était plus extraordi-flatteur-gigantic qu’un autre, où je me sentais juste bouffée par le capitalisme, le marketing et la superficialité, The Worrier’s Guide a été quasiment salvateur. J’ai pu rire bruyamment, méchamment et bêtement en détaillant les coloris de vernis façon Gemma Correll : paillettes de pellicules, brocolis de la veille et pluie d’amiante, en lieu et place des habituels 50 Nuances de Grey, Vert Palmier et Nuage d’argent. Il faut donc saluer le génie et le cynisme de l’auteur en la matière, qui se moque encore et toujours mieux de ce qu’on nous vend de plus banal sous des appellations mille fois exagérées.

Mais il est vrai que compte tenu de la façon dont le Guide est structuré, les répétitions sont inévitables. Après une première section Santé et hypocondrie très inspirée et qui est la seule à réellement respecter le titre de l’œuvre, on enchaîne sur la « modomanie » ou l’obsession de la mode, puis l’inévitable rubrique alimentaire, en passant par la case amour et désespoir. À partir de la 5e rubrique, on perd un peu pied : l’anxiété pour les adultes, très court et un peu fourre-tout, les voyages qui commencent mal et finissent encore plus mal, les fêtes costumées et enfin les malaises de notre siècle, encore plus foutraque que le reste. Forcément, on reste dans des sujets très girly, amour, gloire et beauté.

En conclusion, il ne faut vraiment pas s’attendre à une description sérieuse des über-anxieux ou alors de façon détournée. Il faut encore moins s’attendre à des remèdes, sous peine de sombrer instantanément dans la dépression.
Cette BD est une sorte de collection plus ou moins structurée des délires de l’auteur, un esprit franchement dérangé mais franchement sympathique. Si vous voulez une lecture rapide et rigolote, bourrée de références culturelles et de jeux de mots douteux, The Worrier’s Guide to Life est pour vous ! Si vous êtes un traducteur marketing au bout du rouleau (le traducteur, car le marketing, lui, se porte magnifiquement bien), cette lecture est aussi redoutable pour lutter contre l’ennui, avant de replonger de plus belle. Et si vous aimez juste les dessins ronds et flashy ou les chats, ça marche aussi.

Source
J’espère que personne ne me lancera jamais une malédiction à l’avocat
Source

  1. M’inscrire à une école pour continuer mes cours de japonais
  2. Réviser mes cours de japonais
  3. Réviser mon vocabulaire chinois
  4. Envisager une formation en traduction juridique, économique et financière
  5. Vendre des BD et des livres
  6. Vidanger le lave-linge
  7. (Faire) réparer le lave-vaisselle
  8. Garder les chats d’un ami (pas un objectif à proprement parler mais plutôt un mémo)
  9. Aller au moins deux fois à la piscine, en plus des cours
  10. Acheter les billets pour le Japon
  11. Commencer le geocaching