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Pour ces deux mois, j’avais séparé mes objectifs en différentes catégories, selon leur importance et surtout, leur délai de réalisation. Ça m’a fait un peu bizarre de disposer d’autant de temps pour atteindre mes propres objectifs, mais contrairement à ce que je craignais, je ne les ai pas perdus de vue.

Objectifs ponctuels

1. Passer voir mes anciens camarades de japonais
Fait la semaine après les vacances de la Toussaint. Je me suis ramenée avec 2 grosses boîtes de Pocky et ai un peu papoté avec les gens. Je dois dire qu’ils me manquent un peu et que je les préfère de loin à mon actuelle classe de japonais, snif.
Objectif atteint à 100 %

2. Remettre tous les souvenirs du Japon
En mains propres, ça a été fait. Par voie postale, il y a eu un raté :(
Objectif atteint à 100 % (?)

3. Faire un carnet de voyage du Japon
Fait, même si ça ressemble franchement à l’herbier d’une gamine de primaire. Par contre, je ne sais pas quoi faire pour la couverture : comme elle est moche, j’ai voulu la cacher avec un emballage représentant le Grand Bouddha de Kamakura mangeant des chips, sauf que le papier était un peu absorbant et a gardé les traces de la super glue et est devenu très inesthétique. J’ai dû l’arracher et en attendant, j’ai une couverture balafrée. Je cherche assez activement un joli papier épais pour répéter l’opération.
Objectif atteint à 90 %

4. Ranger la cave 
On s’y est mis au moment de sortir le sapin de Noël, on a jeté énormément de choses, tout réaménagé et fait de la place dans la buanderie au passage. On respire !
Objectif atteint à 100 %


Objectifs continus

1. Continuer mes listes de lecture
J’ai refait cette fameuse liste après avoir vu le temps fou que me prenait Je suis un chat et me revoilà dans les clous. Au final, le plus important pour moi, c’est de ne plus craquer sur tous les romans que je vois (à part La ménagerie de papier, de Ken Liu) et de savoir qu’à partir du second semestre 2016, j’aurai moins de magazines et plus de liberté dans mes lectures.
Objectif atteint à 100 %

2. Tenir un journal (commencé au Japon, ça m’a fait du bien)
J’ai beaucoup chouchouté mon Midori’s Journal, dont je trouve le système assez magique. Pour l’instant, je suis loin des résultats magnifiques qu’on peut voir sur la toile, à savoir des dessins, des notes en couleur, des breloques et des autocollants tout mignons, mais ce n’est pas grave : j’écris de manière assez régulière, tous les 3–4 jours, sur des sujets vraiment personnels et qui me tiennent à cœur, et ça me fait beaucoup de bien tout en me permettant de prendre du recul sur certaines situations. Par contre, je n’ai pas encore appris à (oser) me relire.
Objectif atteint à 100 %

3. Soigner le terrarium, en piteux état
On est allés racheter un ficus et un fittonia et on en a profité pour demander plein de conseils. On a appris que notre terrarium était beaucoup trop loin du soleil, du coup, celui-ci se trouve à présent dans mon bureau, près de la fenêtre. Dès le printemps, il migrera vers mon bureau pour ne pas être exposé trop directement à la lumière. Enfin, s’il ne re-décède pas avant car la résurrection ne me semble pas avoir fonctionné : de la moisissure est encore apparue sur le ficus et le fittonia est salement aplati :( Si ça ne marche pas, je me résoudrai à prendre un terrarium tout fait, je crains que le fait d’avoir ajouté de la terre n’ait pas du tout aidé.
Résultats non visibles

4. Ne pas acheter de thé (liste mise à jour ici)
J’étais si bien partie... et puis je suis tombée sur cet article de Volutes Tea présentant le thé Neige blanche de Lupicia. Après cela, impossible de sortir de ma tête ce thé noir parfumé au chocolat blanc et à l’abricot donc, dès que j’ai voulu offrir un thé, je me suis jetée par la même occasion dessus. Je ne regrette pas mon seul écart, mais j’aurais aimé avoir la patience d’attendre quelques semaines avant de le faire.
Objectif atteint à 0 %


Objectifs professionnels

1. Changer de régime juridique et fiscal pour 2016
2. Organiser la refonte de mon site professionnel et changer d’hébergeur et de serveur mail
3. Renouveler mes adhésions à la SFT et à l’Association des Anciens Élèves de mon école

Je ne pourrai le faire qu’à partir du 1er janvier et j’ai plus que hâte !

4. Vivre avec moins de moyens financiers (cf. changement de vie)
Depuis que je suis passée au virement différé, je ne fais plus mes comptes mensuels puisque je sais au fur et à mesure combien je dépense. Par contre, comme je ne fais plus non plus de camemberts de mes dépenses, je ne sais que vaguement où part mon argent. Malgré tout, je pense que la part des dépenses incompressibles domine celle des dépenses de loisirs, même pendant Noël. Beaucoup moins de restos, de produits « juste pour tester » et même, de livres. À vrai dire, je n’en ressens pas spécialement le besoin. Cela dit, je pense pouvoir faire encore mieux et je modulerai mes dépenses en fonction des besoins, histoire de ne pas péter un boulon avec une politique économique trop austère.
Objectif atteint à 75 %


Un peu de frustration ces deux mois, entre le terrarium à l’état de zombie et le thé sur lequel j’ai craqué, sans oublier les quelques gros changements dans ma vie professionnelle que j’avais hâte d’initier. Néanmoins, curieusement, 2015 a été l’année où j’ai appris à être beaucoup plus patiente, donc je sais que ça ne sert à rien de mettre la charrue avant les bœufs, sauf si je veux tout foirer.

Côté organisation des objectifs, je n’ai pas grand-chose pour le mois de janvier seul, donc je me demande si je ne devrais pas passer aux objectifs trimestriels, malgré la peur toujours présente de me lasser et/ou d’en oublier en cours de route. Du coup, je pense rester sur des objectifs mensuels et les prolonger au besoin, pour m’investir dans le long-terme et en arrêter avec le court-termisme.
Source

La Reine des Paupiettes, taguée par Dame Fenouil (mais où diable allez-vous chercher des pseudos aussi sympas ? : D), m’a nominée pour les Liebster Awards et c’est avec plaisir que je me livre à l’exercice, même s’il devient difficile de trouver des choses inédites à dire sur moi.

Conditions du challenge
  1. Écrire 11 vérités sur soi.
  2. Répondre aux 11 questions qui vous ont été posées par la personne qui vous a nominé(e).
  3. Taguer 11 blogs de moins de 200 abonnés et leur poser 11 questions.
  4. Mettre un lien vers leurs blogs dans l’article.
  5. Informer les personnes de leur nomination.
  6. Et pour finir, informer celui qui vous a nominé(e) que le challenge est fait !
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11 vérités sur moi
  1. L’hiver est ma saison préférée car j’aime le froid, les fêtes de fin d’année, le temps suspendu, les illuminations et le renouveau
  2. Je pense être synesthète (numérique, peut-être un peu colorimétrique aussi) et je l’ai appris avec Lolita de Vladimir Nabokov 
  3. J’ai été une grosse fan de Placebo (mais attention : jamais une Molkette)
  4. Quand j’étais ado, une fois, je me suis levée tard dans la nuit pour aller aux toilettes et je suis tombée sur mes parents en train de regarder un film pornographique (habillés, je précise). Eh bien ils n’ont rien trouvé de mieux que de me proposer de le voir avec eux
  5. Je suis devenue ultra-sensible au bruit
  6. Je déteste les ragots
  7. Je ne sais pas déléguer
  8. Je ne suis pas sur Facebook
  9. Je mets plein de smiley dans mes posts sur Twitter
  10. Je n’aime pas mon écriture
  11. Je déteste accumuler des choses en plein d’exemplaires

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11 questions de Pauline

1. Quel est votre livre préféré ? Pourquoi ?

Peut-être bien Lolita de Nabokov, pour l’histoire dérangeante, pour le style merveilleux (rappelons que Nabokov l’a écrit en anglais, directement), pour la diversité des thèmes abordés et pour le jeu de Humbert Humbert.

2. Quelles sont vos destinations de voyage de rêve ?
Là, en ce moment, j’ai envie de rester chez moi, mais sinon, j’aime beaucoup l’Asie d’une manière générale et j’aimerais visiter l’Irlande, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud.

3. Quel était votre rêve d’enfant ?
Être hôtesse de l’air et voyager partout sans me fixer.

4. Pratiquez-vous une activité de loisirs ?
L’écriture en dilettante.

5. Quelle serait votre soirée idéale ?
Une soirée à lire et à bloguer, avec du thé. Ou bien une soirée à jouer à Towerfall Ascension avec monsieur, tiens.

6. Que souhaitez-vous pour la nouvelle année à venir ?
Consolider mon expérience de traductrice freelance (aussi : renflouer les caisses) et trouver le moyen de caser quelques week-ends en France dans mon emploi du temps.

7. Quelle est votre manière de vous évader ?
Un voyage :) Sinon, un livre, un bain, un livre et un bain. Voire même une sieste, tiens.

8. Quelle est votre recette fétiche ?
Les spaghettis à l’ail (et au citron) pour séduire Scarlett Johansson, de Funambuline.

9. Avez vous déjà envisagé (ou déjà réalisé) un grand changement dans votre vie professionnelle ?
Pas de changement de métier tellement je l’aime mais un changement dans la façon de l’accomplir (passage du salariat à l’indépendance) et sûrement d’autres encore (travail en coworking, voire qui sait, à l’étranger).

10. Pensez-vous être quelqu’un de gentil ?
Sincèrement, oui : je ne vois le mal chez les gens qu’en dernier recours et leur laisse le bénéfice du doute jusqu’à la dernière minute. Heureusement, ça ne m’a pas joué de tour car paradoxalement, je suis très à l’affût des arnaques et autres combines. Mais je fais partie de ceux qui encouragent la gentillesse sans la considérer comme une faiblesse.

11. Apportez-vous de l’importance à votre culture d’origine ?
Pendant longtemps, sans doute trop. Cette année, je me suis rendu à quel point j’étais chiante (il n’y a pas d’autre mot) à tout voir par le prisme de ma culture d’origine et j’ai arrêté, quasiment du jour au lendemain. Je me sens plus légère à ne plus séparer culture d’origine / culture française et aussi plus entière.

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Blogs tagués (si ça leur dit, d’autant plus que certains ont peut-être plus de 200 lecteurs)

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11 questions que je leur pose
  1. Quels sont vos autres prénoms ?
  2. À l’école, quelle matière était-elle votre bête noire ?
  3. Quel type d’humour avez-vous ?
  4. Quel est votre gros mot préféré ?
  5. Quel mot ou quelle expression ne supportez-vous plus ?
  6. Avez-vous la main verte ?
  7. Quelle serait votre arme de prédilection face à un zombie ?
  8. Avez-vous un grigri ?
  9. Faites-vous des rêves récurrents ?
  10. Quelle est votre matière/texture préférée ?
  11. Y a-t-il un domaine dans lequel vous avez des goûts de luxe ?


On continue avec le Winter Cookbook Challenge de Miss Sunalee après une semaine de pause. Comme beaucoup, l’objectif était de terminer le maximum de denrées avant les fêtes pour ne pas gâcher. J’ai donc choisi deux recettes nécessitant pas mal de légumes et assez généreuses pour tenir plusieurs jours.


Risotto à la courge butternutÀ boire et à manger, Guillaume Long, Gallimard / Le Monde

Note : évidemment, je n’ai pas réussi à remettre la main sur la BD donc j’ai dû me contenter de la version numérique, disponible ici. C’était la première fois que j’achetais du gorgonzola, un fromage que je trouve trop fort et qui n’a donc pas ma faveur. Je ne me suis servie que d’une moitié de courge, l’autre a servi à faire une soupe, assez délicieuse bien que grasse.
Variantes : pour éplucher et couper plus facilement la courge, je l’ai pré-cuite dans de l’eau. J’ai mis deux KubOr et un reste de bouillon de volaille au lieu d’un cube de bouillon de bœuf.
Goût : pas dégueulasse mais j’ai l’impression d’être passée à côté de quelque chose. Je confirme que le gorgonzola, c’est en toutes petites quantités chez moi. Le risotto était bon, bien imprégné du goût du bouillon, le butternut était tendre et presque sucré. Mais les deux ensemble ? Bof. Mais je suis sûre que ce n’est pas Guillaume Long, c’est moi.
À refaire ? : étrangement, oui si j’ai à nouveau de la courge butternut dans mon panier de fruits et légumes, et sûrement avec des variantes pour rehausser le goût.

 
Bonjour, je ne sais pas essuyer le bord de mon assiette avant de la servir



Gnocchis à la patate douce, sauce 4 fromagesVégétarien vite prêt, Éditions MaraboutChef

 

Note : cette recette n’est pas dans la section « spécial week-end » du livre pour rien car elle est looooongue à préparer.
Variantes : j’ai mis deux patates douces de taille moyenne au lieu d’une grosse, histoire de tout finir. 2 œufs au lieu d’un, histoire de tout finir. Pour les 4 fromages, la recette indique pecorino, parmesan, gruyère et gorgonzola, j’ai opté pour parmesan, gorgonzola, comté et burrata (je sais, c’est contre-nature !). D’ailleurs, j’ai eu le temps de finir de préparer la sauce 4 fromages pendant la cuisson des patates douces. Et c’est là qu’on rigole.
Préparation : une série de ratés ! Déjà, les patates douces ont mis plus d’une heure avant d’accepter de se ramollir, j’ai dû les finir de façon très moche (à la fourchette puis au mixeur) (note pour plus tard : acheter un presse-purée) et enlever les morceaux qui refusaient encore d’être écrabouillés. Ensuite, deux œufs, ça a rendu la pâte trop collante et manque de pot, j’arrivais sur la fin de ma réserve de farine : 400 g à vue de nez, au lieu des 500 requis, sachant que j’avais quand même deux patates. Résultat : impossible de la travailler la pâte que j’ai obtenue, monsieur arrivait hilare toutes les deux minutes pour me verser sur les mains de la farine de... châtaigne, car il ne nous restait que ça. Quand j’ai enfin réussi à former une boule, je n’avais plus du tout le courage de séparer la pâte en quatre, la découper en boudins puis en petites boules de 2 cm pour enfin les écraser sur une fourchette ! Je me suis contentée d’arracher des bouts de pâte à la main, de les façonner, de les mettre sur une plaque et de les écraser légèrement avec une fourchette, histoire de. Le lendemain, j’ai cuit les gnocchis bien plus de 3 minutes, m’attendant au pire...
Juste un petit peu pour tester
Goût : on s’attendait au pire, vu leur gueule, et franchement... c’était pas mauvais du tout (juste très moche) ! J’étais super rassurée de ne pas avoir bossé pour rien. Les « gnocchis » étaient parfois trop gros mais pas aussi farineux que je le craignais et le mélange de farines ne s’est pas senti. Quant à la sauce, elle était bien crémeuse et bien relevée avec le poivre. Comme je n’ai pas eu le courage de travailler toute la pâte, il m’en reste encore, je vais donc pouvoir acheter de la farine pour essayer d’en faire de vrais gnocchis, au moins dans la forme.
À refaire ? : NON !!! Beaucoup trop chronophage pour un résultat aléatoire, bien qu’intéressant cette fois-ci. Je crois qu’une fournée de gnocchis industriels m’aurait tout à fait convenu mais il fallait bien que je termine mes patates douces. Par contre, il n’est pas exclu que je refasse la sauce 4 fromages pour des pâtes. Je pense que j’ai visé un peu trop haut, cette fois...

Seconde fournée, on dirait des madeleines


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Cette semaine...

Lundi : pas vraiment convaincue par le deuxième épisode de Mr Robot ; grosse envie d’arrêter de suivre plusieurs personnes de Twitter mais comment ne pas les vexer ? ; reçu un chouette livre de cuisine de la part de Lady Pops ; voulu crier à la dame qui envoyait une tablette numérique par La Poste d’arrêter cette folie ; à la piscine, tombée sur des filles venues s’entraîner pour leur bac de natation le premier jour des vacances, je ne sais pas quelle partie de cette phrase me laisse le plus pantoise ; me suis amusée toute la semaine comme une folle avec monsieur sur le jeu Towerfall Ascension (PS4) ; repris le Winter Cookbook Challenge avec le risotto de butternut d’À boire et à manger ; testé l’appareil à fondue en prévision de la Saint-Sylvestre.

Mardi : quelle mouche m’a piquée pour que j’accepte ce petit texte juridique ; ouf, il était assez simple ; le plaisir de regarder Friends pendant la pause déjeuner ; un peu perplexe en découvrant le haut Cora Kemperman, pas du tout comme je l’imaginais ; mon client câbles-électriques-éoliennes-photovoltaïque est content de moi et m’a lancée sur de la construction navale...

Mercredi : Scorpy est devenue notre radio-réveil réglé entre 7 et 8 h (certes il y a pire pour un chat) ; embarqué pour les transports un manga que j’ai déjà lu ; fignolé les derniers achats de Noël ; un cœur pour ma belle-mère ; toujours pas reçu mon calendrier 2016 mais à la place, une carte, un tableau et des bonbons d’Elanor ; une traduction qui n’a quasiment pas avancé ; de la moisissure dans le terrarium ! ; commencé cette improbable et épique recette de gnocchis à la patate douce et à la sauce 4 fromages ; fatiguée par ce cabinet d’avocats qui semble ignorer les envois de mail en copie cachée, très pro sur le plan de la confidentialité !

Jeudi : de bon matin à la Ram (Réunion des Assureurs Maladie) pour tirer au clair cette histoire de cotisations que je devrais au RSI (Régime Social des Indépendants) en espérant avoir le fin mot en janvier ; envie d’aller voir Au-delà des Montagnes de Jia Zhangke ; enfin goûté aux bûchettes au litchi, au yuzu et au pamplemousse de L’Osmanthe et adoré ; reçu une offre de traduction SU-PER intéressante que j’ai dû décliner presque en pleurant avant de sauter de joie quand mon client m’a proposé de lui-même de décaler la date de livraison pour que je puisse la faire (essayons d’éviter le plantage maintenant, car le texte est ardu) ; envahie par la joie de Noël avant de déchanter face aux soucis familiaux ; repas dans une relative bonne humeur, même quand je n’ai pas su refuser le caviar que m’a acheté ma belle-mère pour remplacer le foie gras ; ce qui fait des esturgeons éventrés au lieu d’oies ou de canards gavés ; échange de cadeaux avec un certain malaise ; j’ai reçu deux fois le même comics, de la part de ma belle-mère et de son fils.

Vendredi : jamais vu un envoi aussi peu professionnel ; inspirée par le sexisme à la télé et dans la vie au point d’en écrire une longue entrée dans mon journal Midori ; réfléchi au concours pour mon 500e post (plus qu’une dizaine) ; tenté de collecter les derniers chats rares de Neko Atsume.

Samedi : rêvé que je faisais du fitness avec monsieur à côté et Barack Obama en face ; résisté contre l’envie de m’offrir les champignons enoki de Guillaume Long ; où est donc passé mon calendrier kikki k. 2016 ?! ; enfin pu commander de la litière et des phéromones pour nos terreurs à poil ; pas du tout convaincue par le fonctionnement du casque que m’a offert monsieur ; échangé le comics reçu en double ; tombée coup sur coup sur deux vendeurs compétents et sympathiques et en ai été émue ; me suis débarrassée de pleiiiin de centimes ; ai confondu un billet de 50 avec un billet de 10 ; dîné japonais avec mes parents (notre tradition du 26) ; préparé plusieurs billets de blog ; couchée vers 5 heures du matin, ça faisait longtemps.

Dimanche : eu des nouvelles de mon calendrier, qui a été retourné à son expéditeur ; lu sous la couette ; m’en suis extirpée pour aller faire des courses ; hésité à acheter ce sac ; préparé mon bilan de l’année.
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N’ayant jamais trop su quels étaient le jour et l’heure exacts auxquels il faut souhaiter un Joyeux Noël, j’ai programmé ce post pour le 24 à minuit.
Bref, je vous présente tous mes meilleurs vœux de bonheur.

M E R R Y   C H R I S T M A S   !!!
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Cette semaine...

Lundi : les pages en néerlandais du site de Cora Kemperman ne m’ont pas empêchée de commander un haut que je lorgnais depuis quelque temps ; je me console en me disant que j’ai bien fait puisque l’article ne semble plus disponible ; j’ai fini Je suis un chat à 2 heures du matin ; je me suis rendu compte que je n’ai aucun panneau sur lequel accrocher les jolies cartes que je reçois ; j’ai enfin trouvé une application iOS de prise de notes digne de ce nom (pas de connexion Internet, pas de compte à créer, possibilité de créer des dossiers, pas de pub) ; j’ai failli m’insurger contre mes camarades de japonais qui estimaient que le mot « nasu » (aubergine) n’était pas le plus utile.

Mardi : contrairement à nos habitudes, monsieur et moi nous sommes offert des sushis à domicile pour le déjeuner ; j’ai renoué avec ce plaisir coupable mais ô combien salvateur qu’est la sieste entre la fin d’une traduction et sa relecture.

Mercredi : j’ai clôturé ma journée à midi pour aller rejoindre ma cousine au restaurant Soya ; on a papoté de longues heures pour rattraper toutes ces années perdues (... et elle a une sacrée vie !) ; j’ai reçu une commande double (Noël et swap) ; j’ai rejoint pour le dîner Kleo et Paulette (qui nous a gâtées) pour un burger au... bœuf, gros écart très ponctuel pour éviter les falafels.

Jeudi : un futur ex-client m’a annoncé qu’il bloquait ma facture en raison d’une mauvaise traduction avant de se rendre compte que je n’avais rien à voir avec cette histoire puis m’a tout de même bloqué un peu d’argent parce que... heu, personne n’en sait rien ; le RSI est encore revenu me réclamer des sous que je ne lui dois pas ; j’ai lutté très fort contre l’envie de courir à la pâtisserie L’Osmanthe me procurer, à tout hasard, une bûche litchi-yuzu-pamplemousse ; tous mes colis étaient en retard ; à défaut de bûche, j’ai pris un bain avec des sels de Hakone qui ont coloré l’eau en un joli vert et j’ai réorganisé la configuration de mon Midori’s Journal.

Vendredi : j’ai été dégoûtée d’apprendre que le concert de Kellylee Evans qui avait été reporté serait en fin de compte annulé ; c’est la croix et la bannière pour se faire rembourser les deux places ; j’ai enfin reçu mes cartes de vœux professionnelles, j’ai dû les remplir en 4e vitesse avant de foncer à la Poste pour éviter que mes clients ne les reçoivent en 2016 ; j’ai reçu une Gambettes Box alors que mon abonnement est terminé : cadeau de l’entreprise ou de ma belle-famille ? ; j’ai traduit 900 mots sur les 2 400 que je devais abattre ; je suis sortie l’après-midi pour me changer les idées même si je devrais le payer ; mes mangas préférés (Dorohedoro et Jojo’s Bizarre Adventure) sont sortis ; monsieur m’a offert un comics qui m’intéresse énormément (Sweet Tooth, de Jeff Lemire) ; on s’est un peu jetés sur la mousse au chocolat de Michel & Augustin distribuée à un stand de dégustation ; j’ai acheté un cadeau de Noël pour mon amie-qui-vit-en-Chine ; chez Lupicia, je lui ai pris le thé Bienvenue à Paris (rose et fruits) et j’ai craqué pour Neige Blanche (chocolat blanc et abricot) ; je n’ai donc pas atteint l’un de mes objectifs mensuels ; j’ai été assez naïve pour proposer à monsieur d’aller voir s’il resterait des places au ciné pour Star Wars (lol lol lol) ; évidemment, on est rentrés bredouilles mais pas mécontents, d’autant que je n’en suis pas une fan inconditionnelle ; j’ai terminé la soirée en emballant tous les cadeaux en ma possession ; et mon colis de swap est presque prêt !

Samedi : je me suis levée très tôt pour rattraper les 1 500 mots de la veille ; ce projet ne me passionne franchement pas mais le client ne veut personne d’autre que moi, ce qui est flatteur mais me fait plonger dans le monde des éoliennes et modules photovoltaïques ; il y a eu une mise à jour de Neko Atsume !!! ; j’ai subitement compris que « Lupicia » est une sorte de retranscription du japonais, voire du chinois 绿茶 ; j’ai donc vu mon-amie-qui-vit-en-Chine-et-qui-va-se-marier et nous sommes restés à 5 pendant près de 4 heures au restaurant ; j’ai enfin trouvé la force de couper environ 32 griffes de chat.

Dimanche : on n’a pas eu le courage de sortir voir l’exposition Fantastique ! Kuniyoshi au Petit Palais ; je n’ai fait aucun Winter Cookbook Challenge cette semaine car ma mère m’a donné beaucoup de légumes chinois qu’on ne trouve dans aucun de mes livres de recettes ; à la place, j’ai préparé des bo bun géants sans bœuf ; j’ai récupéré de ma semaine difficile et improductive ; j’ai renoué avec le plaisir de la lecture.
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Pour bien terminer la semaine, j’ai envie de pousser un coup de gueule que j’ai longtemps retenu en moi : j’en ai marre de mon pays, de ses administrations défaillantes, de ses services inexistants, de son racisme décomplexé (comme ils disent). Et si j’ai longtemps gardé le silence à ce sujet pour n’évoquer l’expatriation que de manière superficielle, c’est justement parce que j’ai toujours craint de ne pas paraître légitime pour le faire. C’est vrai quoi, mes parents ont eu la chance d’immigrer en France dans les années 70/80, pendant l’un de ses âges d’or, je suis la première génération ici, je n’ai « pas le droit » de me plaindre. Mais pourtant, c’est bien parce que je me sens chez moi que je me permets de le critiquer.

À l’origine de ce ras-le-fion, plusieurs événements : le retour du Japon, qui aura été plus brusque que prévu. Quand on rentre d’un pays où les courbettes se font par 10, le choc est rude.
Plus loin dans mes souvenirs, l’Angleterre, où j’ai vécu un an. À l’époque, je trouvais les vendeurs et les employés d’administration limite obséquieux, ça me gênait vaguement même si j’appréciais d’avoir un service rapide et efficace. Tout de même, je ne pouvais pas m’empêcher d’associer ce comportement à une hypocrisie à l’anglaise, avant de comprendre que ce n’est là qu’un aspect de leur culture professionnelle et économique.

Cette semaine, j’ai traduit quelques réclamations de touristes mécontents pour un grand aéroport français et j’ai été effarée par ce que j’ai lu. Alors bien sûr, les lettres d’amour ne sont pas légion (même s’il y en a eu !), on écrit rarement pour remercier ou féliciter, mais à lire ces e-mails et ces mots, il faut croire que l’impolitesse et la rudesse sont devenues la norme, qu’il est tout à fait normal d’envoyer balader des voyageurs perdus, que les personnes handicapées sont un poids. Même si je n’étais pas soumise à une obligation de confidentialité, je ne pourrais faire le top 3 des réclamations qui m’ont le plus choquée.
Toujours dans les transports, ma chère ligne de RER A n’a pas fonctionné une seule fois correctement. Un trajet qui se fait habituellement en 20 minutes m’a souvent demandé 40 minutes. Bien sûr, aucune explication, aucune annonce. Je ne détaille pas, on a tous (ou presque) eu des déboires avec la Ratp ou la Sncf. Je n’ose même pas penser aux touristes perdus dans les méandres de Châtelet sans réussir à se repérer ou trouver de l’aide.

Côté services publics (ou semi-publics), le RSI m’enquiquine à me réclamer des sommes sorties de son chapeau malgré les lettres et justificatifs envoyés et j’ai gardé le meilleur pour la fin : la Poste. Certes, certes, on est dans une période « sensible », « critique » ou je ne sais quel euphémisme employé pour dire que les colis, en ce moment, c’est chaud, mais je n’ai jamais vu autant de retard. La lettre prioritaire qui met 5 jours ouvrés à arriver, le colis 48 heures qui en met 96, le Coliéco dont ma Poste n’avait jamais entendu parler, l’enveloppe scotchée qui me parvient sans scotch (« un incident à la trieuse », m’a-t-on répondu), mes cartes de vœux reçues avec 4 jours de retard... D’ailleurs, à ce sujet, quand j’ai contacté le service clients en Angleterre, je suis tombée sur un interlocuteur (français) d’une amabilité et d’une compétence rares. Bref, je pourrai multiplier à l’envi les anecdotes postales et je serais toujours loin d’avoir le palmarès le plus gratiné.

Tout ça pour dire que je suis franchement fatiguée de ces services qui tournent au ralenti. Je ne pense pas être du genre à réclamer qu’on me parle comme à Madame la Duchesse, juste le minimum me suffit : les salutations d’usage et la politesse de base, sans cette impression que ma simple présence dérange. Et je ne pense pas non plus être du genre à vouloir encourager les abus ou à en demander toujours plus aux salariés : je suis moi-même écœurée par l’hyper-capitalisme et la compétition à n’en plus finir, et je pense connaître assez bien le langage des entreprises pour imaginer ce qu’impliquent une réduction des effectifs, une réorganisation structurelle, une intensification des ventes ou une revue des objectifs. En clair, je ne suis pas (ou je ne pense pas être) de ceux qui estiment que quand on travaille, on est remplaçable et corvéable. Je n’ai simplement pas d’explications face aux dysfonctionnements que j’ai constatés plus haut.

Avec ce billet, je ne souhaite pas non plus oublier toutes ces personnes qui font bien leur travail, en magasin, à la Ratp, à la Poste ou au RSI (pour ce dernier, c’est juste que je n’en connais pas encore) mais c’est bien ça le problème : les personnes désagréables qui se croient au-dessus de tout occultent celles qui font tout simplement leur boulot, normalement ou très bien. Alors j’essaie d’envoyer à chaque fois un message gentil quand je suis satisfaite d’un service tout en déposant des réclamations à tour de bras quand ça ne va pas, sans jamais m’autoriser à être insultante.

Enfin, je ne suis certainement pas parfaite moi-même, j’ai certainement plus de préjugés que je le crois, j’envisage toujours la possibilité de tomber sur quelqu’un qui a eu une dure journée et des soucis plein la tête, mais merde, je ne comprends pas pourquoi la France est autant à la traîne quand il s’agit de services.

Des réponses pour éclairer ma lanterne ?
(Blanc Demilly)
Source


Comme je l’ai dit dans mon bilan de la semaine, Miss Sunalee a lancé un challenge d’hiver très inspiré : The Winter Cookbook Challenge, qui consiste à déterrer ses livres de recettes pour enfin les réaliser.

Si j’ai un peu hésité car mes recettes sont très simples et que j’ai seulement 5 ou 6 livres de recettes, je me suis finalement lancée car j’ai trouvé intéressant de prendre des notes de cuisine.
Les voici donc, avec les quatre recettes réalisées la semaine dernière. Bien sûr, à côté de l’osso buco de Sunalee, mes petits plats sont un peu ridicules, mais le fait est que j’ai réussi à cuisiner presque tous les légumes de mon panier bio (je pars des ingrédients et non de la recette) sans intoxiquer personne.


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Lundi, j’ai foiré une nouvelle fois mon examen de conduite, mais en même temps, que puis-je dire quand a) mon dossier se retrouve chez le garagiste et qu’on me dit de dire à l’examinateur que c’est moi qui ai oublié ma carte d’identité si jamais il s’interroge sur mon retard, b) je dois subir dans la voiture une chanson où un duo scande « je suis tombée love d’un voyou » et c) je passe mon exam dans une voiture que je n’ai jamais touchée de ma vie ? ; j’ai quand même trouvé le courage de prendre quatre rendez-vous médicaux pour monsieur et moi ; j’ai proposé une soirée fondue à mes amis pour la Saint-Sylvestre (WTF, je viens de découvrir ça chez belle-maman et je m’y crois déjà) ; j’ai reçu ma Birchbox de novembre ; j’ai dû avoir été la seule enfant au monde à dire à ses parents qu’elle séchait son cours de japonais pour en fait y aller, juste pour éviter un chouchoutage envahissant ; j’ai appris à dire « permis de conduire » en japonais ; puis j’ai oublié ; j’ai reçu un mail qui dit que la vente de l’appartement de mes parents est encore repoussée.

Mardi, j’ai remonté le moral de monsieur qui n’a pas eu plus de chance que moi avec la conduite (une faute qui aurait été tolérée par certains examinateurs mais a été considérée comme éliminatoire par la sienne) ; j’ai complètement relativisé mes problèmes du coup ; une cliente a voulu me facturer quelques dizaines d’euros de moins pour cause d’oubli de mots, je lui laisse encore le bénéfice du doute.

Mercredi, on a repris du poil de la bête car la vie avance même sans bagnole ; on a sorti la demi-tonne d’encombrants qu’on avait dans la cave, à présent nickel ; j’ai commencé à avoir un bon rythme de travail même avec monsieur à la maison ; il y a Mark Dacascos dans Agents of S.H.I.E.L.D. <3 ; j’ai commencé le WinterCookBookChallenge de Sunalee avec des penne aux épinards et sauce au bleu.

Jeudi, je me suis rendu compte que mon chiffre d’affaires du mois n’était pas si nul que ça ; l’un de mes clients les plus ponctuels a décidé de me payer avec 20 jours d’avance, soit 10 jours après l’émission de ma facture ; j’ai reçu la Birchbox de décembre car j’ai oublié de résilier mon abonnement après avoir commandé la box qui m’intéressait ; j’ai collecté les chats St Purrtrick et Joe DiMeowgio dans le jeu Neko Atsume (rendez-vous compte ?!) ; monsieur a pris l’eye-liner de la Birchbox pour un tippex ; j’ai commandé quelques cadeaux supplémentaires ; je suis allée déposer un chèque sans mon propre bordereau pré-rempli et c’était la fin du monde pour ma banque ; on a essayé le premier épisode d’Agent Carter, non sans défaut mais non sans intérêt.

Vendredi, je me suis posé des questions sur l’éthique de la traduction (traduire pour L’Oréal quand on est contre les tests de cosmétiques sur les animaux, par exemple) ; j’ai dû admettre à moi-même que je n’ai pas un langage assez moderne pour bien traduire des blogueuses beauté ; j’ai quand même eu 21 points et une seule faute éliminatoire avec toutes les bêtises que j’ai commises ?! ; j’ai l’impression d’avoir franchi un cap en natation ; j’ai trouvé ce qui semble être la gynécologue parfaite ; je me suis offert un après-midi shopping improvisé avec monsieur ; on a acheté l’un de ses cadeaux de Noël, des cadeaux d’anniversaire, des choses pour le swap, du matériel de cuisine, de quoi refaire le terrarium, des guirlandes et décorations de sapin et des BD ; on a installé le sapin, fait du rangement, bougé certains objets et puni les chats qui tentaient déjà de tout casser.

Samedi, j’ai fini deux thés ; le thé Neige blanche de Lupicia (chocolat blanc et abricot) m’a gravement fait de l’œil ; on est allés à une chouette soirée semi-deguisée.

Dimanche, on a re-voté (soupir) ; j’ai refait mon terrarium et on l’a déplacé pour qu’il soit plus exposé au soleil ; on a mis deux luminaires en plus dans notre chambre.


Samedi 24 octobre 2015
Levée à 7 heures pour être sûre de ne pas rater le vol de 13 heures. Tandis que je me prépare dans le coaltar, je me dis que j’aimerais bien pouvoir dormir une heure de plus, là, tout de suite. Et je vérifie les billets, des fois que le vol serait à... 14 heures, bingo ! C’est encore plus délicieux de pouvoir se rendormir une fois que tout est prêt : ça donne l’impression de prolonger les vacances !
À 10 heures, on part, persuadés d’être en avance puisque le Narita Express annonce 37 minutes entre Shibuya et l’aéroport de Narita. Je passe même au Village Vanguard m’acheter LE SAC À DOS, youhou !

Ensuite, on fait un peu n’importe quoi : à Shibuya, on prend le Narita Express dans l’autre sens (direction Mont Fuji), puis on attend pas mal avant d’en avoir un qui va dans le bon sens, ce qui fait qu’on arrive dans l’aéroport à 12h30 sans s’être fait rembourser notre Pasmo. En moins d’une heure, on fait tous les enregistrements, les contrôles, tous nos derniers achats de souvenirs (whisky, whisky, saké, mochis, mochis, mochis, Pocky et Pocky) et un tour aux toilettes.

En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, on est dans un avion qui décolle sans attendre et voilà, c’est la fin du voyage : on se raconte quelques bons souvenirs, on mange encore un repas végétarien qu’on a pourtant décommandé, on regarde Vice Versa et on lit. 12 heures de bonheur, l’esprit encore au Japon...




Quelques réflexions au retour :
  1. Comme en anglais, l’accent tonique est très important en japonais.
  2. Non, ce n’est pas évident de remanger de la viande du jour au lendemain, mais c’est très facile de repasser au végétarisme du jour au lendemain.
  3. Les mémés sont toutes-puissantes au Japon.
  4. Les noms de rue sont purement descriptifs, ce qui les rend beaucoup moins sexy.
  5. Parfois, mes bestioles me manquaient tellement que je regrettais de ne pas avoir installé une webcam dans mon appartement.
  6. Se mettre en tête de faire une maquette en suivant une notice tout en japonais, c’est une TRÈS mauvaise idée.
  7. La cuisine japonaise n’est absolument pas aussi diététique qu’on le prétend. 
  8. En France, on n’a pas d’équivalent au Pocket Wifi, il me semble.
  9. Mais en France, on a du bon fromage à un prix décent !
  10. J’ai été accro à ces pains de mie fourrés :
 


Vendredi 23 octobre 2015
Il est présentement 2 heures et le réveil est à 7 h 30 : ça va être un peu dur. La journée est prévue à Odaiba, une île artificielle construite par Ieyoshi Tokugawa. Ça remonte, contrairement à ce qu’on croyait ! Gros contraste avec Tokyo : les grands espaces, la faible densité, l’absence de pachinko ! Je serais curieuse de voir cet endroit dans 10, 20 ans...
Pour l’heure, on a rendez-vous avec le siège de la Fuji TV, le Gundam haut de 18 mètres, la statue de la Liberté, la Flamme de la Liberté et le Rainbow Bridge, le tout dans une ambiance joyeusement kitsch.






On visite le Miraikan, le musée du futur, où le robot ASIMO de Honda nous offre une belle performance. Il y a aussi un show-room de présentation de produits du futur, mais je ne peux que rester perplexe face aux cartons en « japenglish », que je ne comprends parfois pas du tout. L’endroit reste hyper intéressant.



On oublie le musée des sciences maritimes et on va plutôt au centre commercial Venus Fort, dont la particularité est la déco pseudo-italienne, du genre kitsch assumé. Dans la boutique Ghibli, on trouve un cadre pour le puzzle transparent Kiki qu’on nous avait offert et on décide d’acheter un autre puzzle (et son cadre) plus petit. On se lance enfin dans la dégustation de ces cornets de crêpes à la chantilly et à la glace : pas mauvais mais pas aussi sophistiqué que dans d’autres enseignes. Au Village Vanguard, je me rends compte qu’il me faut vraiment le sac à dos repéré dans notre quartier.




Après Venus Fort, on marche vers le Ôedo Onsen Monogatori dans l’espoir que le bain extérieur (mixte et pour les pieds) soit moins cher mais non, comme tout est à 2 000 yens, on rebrousse chemin. Internet apprend à monsieur que le centre Nintendo n’est qu’un show-room, ce qui ne l’intéresse pas. Une visite de moins.
On va au centre commercial AquaCity, réputé contenir plein de geek stuff, mais on tient là le centre le plus nul de ce voyage : boutiques d’objets en toc et sans intérêt, déco moche. Vite, fuyons !
Quant au Marine Center, il nous laisse perplexes car on ne voit qu’une tente et du sable.

On commence à se demander où est l’âme d’Odaiba... C’est ça, le parc d’attractions géant dont tout le monde parle ?! La mort dans l’âme, on va à Decks et là... tout Odaiba s’offre à nous : jeux de tape-taupes, jeux de tirs à l’ancienne, musée du takoyaki, musée des illusions et trompe-l’œil : on s’amuse comme des petits fous pendant près de 3 heures.















C’est pas du chiqué

Chacun sa méthode...










Puis à Joypolis, la démesure totale : jeu de courses dans une voiture taille réelle, Sega Athletics (un tapis de course en vacances, tss tss), film en 3D, shoot dans la jungle hostile ou parmi les zombies et simulation de voiture ou de bateau fou... tout y est. Heureusement qu’on a pris le pass illimité à 3 000 yens plutôt que plusieurs entrées à 500 yens. Je me laisse tenter par des jeux de grappins que je n’aurais même pas daigné regarder à Paris, le tout dans la bonne humeur.



Le repos des braves



Mine de rien, il est 23 heures passées quand on en sort, on rate le resto de burgers hawaïens et le resto de râmen dont j’ai lu du bien. On retourne à Shibuya manger des sushis avant de courir un peu pour ne pas rater le dernier train. À Sangenjaya, je supplie l’employée de Village Vanguard de me laisser acheter le sac sur lequel j’ai jeté mon dévolu. Elle accepte... sauf que le sac est au 2e étage, déjà inaccessible, argh. On rentre sans sac à dos mais avec des classiques pour notre dernière nuit au Japon : onigiri, canettes et lait aux perles de tapioca. On est proprement claqués et on ne se rend pas compte que notre voyage touche à sa fin.