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Le traducteur est un peu allumé, on s’en doute, mais il peut aussi faire preuve d’autres émotions : exaspération, pétage de plombs, dépression, rire nerveux, envie de mordre... particulièrement quand on lui pose les questions ci-dessous, masochistiquement classées par degré d’énervement croissant.

Tu traduis des romans ?
Les romans ne sont pas les seuls textes à devoir être traduits pour être compréhensibles. Il y a aussi les modes d’emploi, les brochures touristiques, les présentations d’entreprise, les communiqués de presse, les normes, les rapports financiers, les contrats, les bandes dessinées, les catalogues, j’en passe et des meilleures. Donc non, je ne traduis pas des romans, même si je ne serais pas contre, loin de là.

Tu dois être super forte pour traduire en anglais...
Un traducteur traduit vers sa langue maternelle, et dans mon cas, c’est le français. Cette question a le pouvoir de transformer le plus doux de mes collègues en bête enragée, mais pour le moment, je conçois que quelqu’un qui n’y connaît rien croit « naturellement » qu’un traducteur part de la langue qu’il maîtrise le mieux pour arriver à une langue étrangère. Mais cette démarche n’est ni logique, ni déontologique : un traducteur professionnel part de la ou des langue(s) qu’il a étudiée(s) et travaille dans sa langue maternelle, là où il a le plus de ressources (stylistiques, phraséologiques,...).

Ça doit être difficile de traduire en même temps que les gens parlent...
En effet, pour en avoir un peu fait, ça l’est. Mais ce n’est pas le métier du traducteur. Pourquoi le film où Nicole Kidman surprend une conversation au siège de l’ONU s’appelle L’Interprète ? Parce qu’elle y est interprète. Passons sur la qualité de ce film et venons-en au but : le traducteur écrit, l’interprète parle. Pas pareil.

Tu me traduis [...] ?
Variante plus condescendante : Toi qui es traductrice, tu saurais me dire comment on dit [...] ?
Oui, peut-être, non, à d’autres. S’il arrive qu’on ait une inspiration foudroyante, la plupart du temps, on pèse chaque mot que l’on écrit et on ne crache pas à la demande des mots ou des phrases.
Plus important encore : c’est extrêmement rare qu’il n’y ait qu’une seule façon d’exprimer les choses, un traducteur ne va donc pas vous énoncer de but en blanc une vérité absolue.

Ah, l’humour/les chansons/les jeux de mots, c’est intraduisible !
Et pourquoi donc ? Un traducteur ne traduit pas que des mots (c’est la base), il traduit du sens : l’esprit du message. Alors soit, si on traduit littéralement un jeu de mots, il n’y a pas beaucoup de risques qu’il fonctionne tel quel, mais qu’est-ce qui empêche d’inventer un jeu de mots équivalent en termes de registre, de langage, de capacité à faire rire ? Pareil pour l’humour et les chansons : il est toujours possible de créer dans sa langue maternelle quelque chose qui suscite les mêmes émotions et réactions.

Ma cousine est bonne en langues, tu lui conseilles de faire traduction ?
Je ne sais pas, je ne suis pas ladite cousine. Elle aime chanter en anglais, regarder Game of Thrones sans sous-titres et a eu 18 au bac ? Très bien pour elle. Mais est-ce qu’elle est vraiment intéressée par le passage d’une langue à une autre, avec tout ce que cela implique : références culturelles, clarté, rythme de la phrase, terminologie ? Est-ce qu’elle aime triturer des phrases dans sa langue maternelle et les retourner dans tous les sens ? Est-ce qu’elle aime sa langue maternelle tout court ?

Moi, je suis bilingue, je n’ai pas besoin de traduction.
Comme c’est présomptueux ! Le bilinguisme, le vrai, c’est quand même être à l’aise dans une langue comme une autre, disposer de la même richesse de vocabulaire et d’expressions, spontanément, être au même niveau dans deux langues différentes. Et ce n’est pas toujours le cas des enfants nés dans des familles mixtes ou qui ont beaucoup voyagé, comme on pourrait le croire, et ça se voit surtout à l’écrit. Et quand bien même on serait bilingue, il resterait... oh, environ 6000 autres langues qu’on ne connaîtrait pas.

Faut vraiment faire des études pour être traducteur ?

Réponse polie : oui, il y a des méthodes à acquérir. Les études de traduction, ce ne sont pas des études de langues, on arrive normalement déjà avec des connaissances linguistiques. On apprend la méthodologie de la traduction, la recherche terminologique, les méthodes de recherche, les pièges à éviter. Donc oui, il faut vraiment faire des études pour être traducteur. En France, on peut — malheureusement — se dire traducteur sans avoir fait des études dans le domaine. Deux solutions : on est naturellement doué, on apprend sur le tas et les choses ne se passent pas trop mal, ou alors on a plus de mal, on se casse les dents, on livre des traductions qui ont honte d’être appelées « traductions », on fait pleurer les relecteurs et on fait du mal à la profession.

Ah ouais, traducteur ? C’est une bonne idée pour compléter ses revenus, ça !
Personnellement, c’est mon métier à plein temps. Si je veux compléter mes revenus, je vends des livres et des vêtements. Donc non, par pitié, pas de traduction le soir devant la télé ou le week-end en se grattant les pieds, pour « mettre du beurre dans les épinards » (en plus, après, les mains ne sentent pas très bon). La traduction est un métier sérieux, qui demande du temps et de la rigueur, et qui ne devrait pas être considéré comme un petit plus.

Et sinon, c’est quoi ton vrai métier ?
Traductrice le jour, super-héroïne la nuit bien sûr. La traduction, c’est un métier comme tous les autres. Exit l’image du traducteur qui travaille pépère sur l’herbe en pianotant sur son clavier ou de l’étudiant qui traduit des thèses pour arrondir ses fins de mois. La traduction manque de reconnaissance et pourtant, elle est essentielle dans tous les aspects de la vie : le menu du restaurant quand on va à l’étranger, le manuel d’utilisation du lave-linge dernier cri qu’on s’est offert, les directives envoyées par le siège de son entreprise...

Question bonus : Ah, t’es traductrice, tu fais du japonais ?
Ça veut dire quoi, « faire du japonais » ? Je prends des cours de japonais, oui, mais je ne produis pas du japonais, je ne traduis pas en japonais, je ne traduis pas depuis le japonais et je ne traduis pas non plus vers le japonais. D’ailleurs, je suis d’origine chinoise.

C’est tout pour cette fois, je me suis suffisamment auto-énervée comme ça :)
Et je me rends compte, honteusement, que j’avais déjà rédigé un billet similaire !! Comme quoi, on ne guérit jamais de sa condition de traducteur.


Aujourd’hui, j’aurais dû poster à une heure indécente des photos de mon premier petit chat. Sauf qu’elle s’est chopé un virus et restera donc encore quelque temps chez ses propriétaires d’origine, le temps de guérir. Rien de grave, il semblerait, mais le traitement est contraignant.

Du coup, à la place, je vais parler du premier site de vente de produits pour animaux que j’ai expérimenté : animo-shop.

Après m’être procuré un panier, un bac à litière et de la litière chez Animalis, j’ai voulu enchaîner avec d’autres objets essentiels, comme la gamelle et le distributeur d’eau, et moins essentiels mais importants quand même, comme l’arbre à chats. Sauf que le choix en magasin n’était pas pléthorique et les seules choses qui nous plaisaient coûtaient un bras.
Résultat logique au 21ème siècle : Internet. Mon facteur met déjà les colis dans ma boîte aux lettres quasiment sans vérifier qu’ils sont bien pour moi, alors un peu plus ou un peu moins... (Je veille à espacer mes commandes pour ne pas le rendre fou, ceci dit). Comme c’est un monde tout nouveau pour moi, j’ai essayé de lire des avis par-ci par-là au sujet du délai de traitement des commandes, au rapport qualité-prix, à l’écoute du SAV, bref, les informations de base. J’ai éliminé quelques sites qui ne semblent pas assez sérieux et retenu animo-shop, la boutique en ligne d’Animalis. Bref, je ne suis pas allée chercher bien loin.

Mais j’aurais dû ! Car évidemment, si je fais une note de blog un peu longue, ce n’est pas juste pour dire « ils sont super, allez-y ! ». Je le ferai quand je tomberai sur LE bon site, bien sûr.
Non, hélas, les choses ne se sont pas très bien passées. J’ai commandé le 30 avril dernier une gamelle en inox, un distributeur d’eau et un arbre à chats (à croire que c’est moi qui grimperai dessus, tant j’y tiens). Une semaine passe, je n’ai pas de nouvelles si ce n’est que ma commande a été enregistrée. Je suis débitée quasi-instantanément donc je me dis que ça ne devrait pas tarder et puis le mois de mai est connu pour ses nombreux jours fériés quand même.
Dimanche 11, j’ose un e-mail au SAV pour demander où en est ma commande, puisque mon chat devait arriver une semaine après. Réponse rapide, dès lundi, mais hyper sèche, où c’est limite ma faute si la commande n’est pas encore prête puisque j’ai choisi un produit qui n’était pas en stock.
Mais comme par hasard, lundi, je reçois effectivement un e-mail confirmant que ma commande est prête, mardi, ma commande est expédiée, mercredi, elle est chez moi, youhou. Rien à dire sur les délais de préparation et de livraison mais drôle de coïncidence, tout de même.

Mercredi donc, pendant que je travaillais, mon compagnon commence à assembler l’arbre à chats. Et se rend compte qu’un truc cloche. En effet, celui est constitué d’un caisson et de deux planches recouvertes de fourrure ainsi que de trois poteaux entourés de sisal. Le sisal est d’une extrême mauvaise qualité, il est déjà déroulé et comme griffé. Mais ce n’est vraiment pas le plus grave, puisqu’en fait, à l’intérieur du caisson, la planche du haut est retenue par... rien du tout ! Les poteaux se vissent sans problème à la fourrure du caisson mais celle-ci n’est pas fixée à la planche. Résultat : l’arbre s’effondre sur lui-même :

Aussi étonnant que cela puisse paraître, notre but n’est pas d’aplatir des chats avec des planches de bois... Mon compagnon scie donc des lattes de bois pour les caler aux quatre coins du caisson, ce qui redresse la planche et fait bien tenir le caisson.
Le soir, on envoie un autre mail au SAV pour lui signaler le problème en étant aussi clairs que possible et en proposant d’envoyer des photos. Très honnêtement, on s’attend à se faire traiter de buses de la construction, mais on a utilisé toutes les pièces, suivi à la lettre le mode d’emploi et j’ai même littéralement retourné le problème pour voir si le caisson ne devait pas être tout en haut. Bref, on n’a que très peu de doutes : cet arbre ne devrait pas être commercialisé.

Encore une fois, le SAV est très réactif... mais encore plus sec. En substance, le message, c’est : « ok et maintenant, qu’est-ce que tu veux ? Un remplacement ou un remboursement partiel ? ». Pas d’explication, pas d’excuse, pas de demande de photos, rien. On ne voit pas en quoi le remplacement règlerait le problème puisque c’est le modèle qui n’a pas dû faire l’objet d’un vrai contrôle qualité, on ne veut pas d’un autre arbre à chats puisque celui-ci nous convient parfaitement en termes de dimensions, on choisit donc le remboursement de 50 %, soit 25 €. Aujourd’hui, j’ai reçu un e-mail m’invitant à donner mon avis sur le site et les produits, ce que j’ai fait en toute honnêteté.

Les points positifs, c’est le site plutôt clair et ergonomique (même si on m’a signalé une aberration : les furets se trouveraient dans la catégorie « rongeurs » du site), la réactivité du SAV, le rapport qualité-prix que je trouve correct pour la gamelle et le distributeur d’eau, le magazine Animalis dans le colis.
Par contre, j’ai rarement eu affaire à un SAV aussi désagréable et méprisant, les délais de préparation de la commande sont moyens, sans être catastrophiques, le débit avant même la préparation de la commande, l’absence d’échantillons de produit et je suis déconcertée par le fait que l’arbre, de la marque Paradisio, continuera d’être vendu.
En conclusion, je ne dis pas que je ne retournerai jamais sur ce site, mais j’ai été sacrément refroidie.

Plus tard, lorsque je saurai exactement quelles croquettes il faudra aux chats, j’irai sur d’autres sites.
Et vous, en avez-vous à recommander ?

Traduction et adaptation : traduire, est-ce trahir ? | Mangacast : j’ai eu vent de ce podcast par Twitter puis Errances et phylactères m’en a reparlé. Si, au début, j’étais franchement blasée, m’attendant à un énième débat sur les suffixes -san, -chan et -sama, j’ai vite été convaincue par la richesse et l’intérêt de ce podcast ! Non seulement les deux intervenants, Fabien Vautrin et Jun-chi Takeda, sont extrêmement sympathiques, mais en plus, l’animateur pose des questions pertinentes et oriente bien la discussion. On y parle références culturelles, mots d’auteur à la fin des mangas, terminologie (agricole !), conditions de travail, humour, lisibilité, fansub et TARIFS pendant 2 heures de bonheur, sans aucune confusion entre le sous-titrage et la traduction de mangas. J’apprécie énormément le travail de Vautrin et Maiko_O, son épouse, sur Genshiken, Full Metal Alchemist et Silver Spoon, et Takeda, je ne le connaissais pas, mais son rire est extrêmement contagieux et son regard, très lucide. À télécharger et à écouter d’urgence !

A Guide to Australian English | Terminology Coordination, European Parliament : c’est quoi, un cobber, un wowser, un larrikin ? Si ces questions vous taraudent, c’est que vous avez été en contact avec l’anglais australien ! Cet article bien intéressant – mais trop court – se propose de défricher un peu le terrain et de vous initier à l’anglais des Aussies, depuis ses origines à son usage.

Lettre ouverte à AmazonCrossing | ATLF (Association des Traducteurs Littéraires de France) : avec Amazon, plus rien ne devrait nous étonner, des chantages exercés sur les éditeurs aux conditions de travail. Et pourtant, le géant de la vente réussit à nouveau le tour de force : avec le projet AmazonCrossing, ce ne sont rien de moins que des contrats de travail méprisant totalement le droit français et le statut du traducteur qui sont proposés. L’ATLF a réagi en publiant cette lettre ouverte, piqûre de rappel bien utile, à Amazon. Espérons que d’autres ne se jetteront pas dans la gueule du loup…

Whispered Words | Suitable for Treatment : l’actualité yuri bat son plein en ce moment, et les articles se font aussi plus nombreux. Sur les conseils de Yuri no boke, j’ai commandé Whispered Words, avec quelques craintes, mais l’article de Suitable for Treatment me rassure bien. Hélas, je risque d’avoir les yeux qui saignent lorsque je verrai les coquilles signalées dans l’article, mais tant pis. Je viendrai donner mon avis lorsque je l’aurai reçu et lu.

Swap thé | Le rose et le noir : amateurs de thé, si vous aimez offrir et faire plaisir, ce « swap » est pour vous. Vous avez jusqu’au 25 mai pour vous signaler auprès d’Armalite, qui vous donnera des coordonnées, celles de la personne à qui vous enverrez du thé, tandis qu’une autre personne sera chargée de vous gâter. Swap ouvert à tous, il suffit de jouer le jeu.

Note : ces deux dernières semaines, le nombre de liens dans cette rubrique, Revue de presse, a bien baissé. En effet, après un gros ménage dans mon agrégateur de flux RSS, je me retrouve avec beaucoup moins de sources d’information. Comme je tiens toujours à laisser une trace des articles qui m’ont intéressée, à défaut de véritablement les partager étant donné le nombre réduit de lecteurs ici, les revues de presse continueront d’exister mais ne seront probablement plus hebdomadaires. Leur publication sera donc plus sporadique – sûrement toujours le dimanche – au gré de mes « trouvailles ». Si vous voulez enrichir la section en soumettant des liens, n’hésitez pas !
Source
Quand j’étais gamine, j’adorais nager. Je me rappelle avoir choisi l’activité natation au cours de sport et me débrouillais correctement alors que j’étais et suis toujours une chèvre en sport. Dans l’eau, je me sentais bien, propre et à l’aise.

Puis, vers mes 12 ans, je me suis aventurée dans un bassin de 6 mètres de profondeur. Je nageais tranquillement quand tout à coup, en plongeant la tête sous l’eau, je me suis rendu compte que j’avais SIX mètres sous mon ventre. Première attaque de panique. J’ai relevé la tête, je voyais déjà très flou sans lunettes. Seconde attaque de panique. Je n’arrivais ni à me remettre à plat pour continuer à nager ni à me redresser droit pour rejoindre le bord, ni si loin, ni si près.

Source
Après un dimanche passé à ranger nos énoooormes placards, on se retrouve avec quelques livres à vendre, dont voici la liste. Si vous êtes intéressé ou si vous souhaitez avoir plus d’informations, n’hésitez pas à laisser un petit commentaire ici.
Tous ces livres sont dans un état bon à très bon. Lorsque le livre est en anglais, cela est précisé.

☀ = série complète
☼ = one-shot (un seul volume)

Manga et manhua
All Rounder Meguru 1→3 (6 €)
Bonne nuit Punpun 1→7 (15 €)
Bouddha 7, édition Tonkam (1 €)
Cross Game 1→3 (6 €)
Détournements (7 €)
Front Mission 1→10 (25 €)
Gisèle Alain 1 (2,50 €)
Golden Boy 1→4 (5 €)
Golgo 13 — Best of de l’auteur (7 €)
Hokuto no Ken 1 + 2, édition Asuka (5 €)
Icare (7 €)
Je ne suis pas un homme 1 + 2 (14 €)
Kylooe 1 (7 €)
Le jeu du chat et de la souris 1 + 2 (5 €)
Mangeons ! 1 (2,5 €)
Mes voisins les Yamada 1 (5 €)

My Girl 1 (2,50 €)
Run Day Burst 1→7 (15 €)
Sans même nous dire au revoir (7 €)
Stairway to Heaven 1→4 (8 €)

Comics
Iron Fist 1 + 2 (5 €)
Preacher : Alamo, Dixie Fried, Gone to Texas, Proud Americans, Until the End of the World et War in the Sun, en anglais (4 € le volume)
Sandman 1 + 3→11, en anglais (4 € le volume)
Sandman 2 (4 €)
Transformers 1, édition Semic (2 €)

Franco-belge
Bienvenue 1 (7 €)
Freaks » Squeele 1→3 (20 €)
La compagnie des glaces intégrale 1 (5 €)
Nocturno (7 €)
Ralph Azam 1 + 2 (14 €)
Un regard par dessus l’épaule (7 €)
Skandalon (7 €)

Romans
☀ Pentalogie Le poids des secrets, Aki Shimazaki (7 €)

On the 20th Aniversary of The Joy Luck Club | Noah Cho (Hyphen) : retour sur le premier film mainstream mettant en scène des Chinoises (basé sur le roman éponyme d’Amy Tang). Je dois dire que je suis soulagée de lire un avis plutôt négatif sur cette œuvre tant acclamée : c’est la preuve qu’on a évolué dans la représentation des Chinois au cinéma, même s’il arrive encore de nos jours que des Chinois soient joués par des acteurs japonais ou l’inverse. Il est donc temps de passer à autre chose ! (mon avis sur le film se trouve ici)

Interview with Est Em | TCJ : fans de tango, de centaures ou de corrida, les œuvres d’Est Em sont pour vous ! En France, seul Tango a été édité, aux Éditions H, et pourtant, il reste tout un univers à découvrir, celui d’artistes, de toréadors et de voyageurs dans leur vie de tous les jours. Dans cette interview qui s’annonce très sympathique, on suit une conversation à bâtons rompus entre est em, son amie également mangaka Chika Ishikawa et Jocelyne Allen, la traductrice canadienne de Tableau No. 20, un manga disponible en anglais. Espérons que la tournée d’est em à Toronto poussera les éditeurs à se pencher sur sa bibliographie. Merci à yin de m’avoir donné ce lien :)

L’anglais du troisième sexe : « Ze went to hir bedroom » | Big Picture : dans le sillage des débats actuels sur le genre, certaines universités américaines se sont mises à adopter des pronoms neutres : ze pour la troisième personne du singulier, hir pour le complément d’objet et hirs pour le pronom possessif. Extrémisme ? Stupidité ? Progrès ? À voir si l’usage se généralise, mais au-delà de l’aspect imprononçable de ces mots nouveaux, on a là une réflexion intéressante sur le sexe des mots, même dans la langue anglaise. Langue qui a de toute évidence un impact fort sur les mentalités, n’en déplaise à ceux qui ne comprennent pas qu’on puisse vouloir dire womyn au lieu de woman.

Le cauchemar qui vient : les méga-régions chinoises | Slate.fr : parce que la Chine n’est pas assez grande géographiquement, la tendance est aujourd’hui de regrouper plusieurs villes en une méga-région économique, encore plus impressionnante, tant sur le plan de la taille que celui de la gestion administrative et de la situation immobilière. Effrayant.
Guin Saga démarrait terriblement bien : le mystère de l’homme-léopard, le royaume arraché par les mains de l’ennemi, les sombres cachots. Tout pour faire une bonne petite série de fantasy à la japonaise.


Les 2 premiers volumes sont introductifs mais néanmoins très bons. Les personnages ont du charisme : Guin évidemment est impressionnant tant physiquement que mentalement, les jumeaux ne sont pas en reste car on sent leur potentiel, la grande méchante est également admirable de calme. À ce panel classique s’ajoutent évidemment un trouble-fête ou une espèce de lutin déformé et attachant.

Les graphismes étaient très maîtrisés : clairs, laissant la place à l’action, dynamiques lors des phases de combat, tout en étant détaillés (châteaux, flore, etc.).

L’ambiance toute particulière m’a captivée, j’avais hâte d’en savoir plus sur tout ce monde et j’essayais de deviner les intentions de chacun.

Et là, le drame. Le volume 3 m’a ennuyée.
– Eh, mais attends, l’auteur n’aurait pas… si ! Il/Elle a mis 2 fois le même décor à 2 pages d’intervalle ! Quelle paresse !
– Tiens… il se fait capturer ! Mais il vient pas de se faire capturer et de se libérer dans le volume précédent ? Ah mais si !
– Oh ! Encore le même plan !
– Ah bon bah, je vais pouvoir devenir Madame Irma, à ce rythme…
Voilà, c’est assez incompréhensible mais le volume 3 est une cascade de répétitions et d’événements monotones. Ça ne devient absolument pas mauvais mais c’est plat et prévisible.

J’avais l’impression d’avoir perdu une petite perle rare en fantasy…
Si des personnes ont lu Guin Saga après le volume 4, je ne serais pas contre recueillir leurs opinions…
Table ronde dédiée au sous-titrage audiovisuel à Séries Mania : comptes rendus | Ataa : les amateurs de série, qu’ils soient occasionnels ou compulsifs, sont rares à ne pas avoir d’avis sur le sous-titrage. Mais entre le fansubbing et le sous-titrage professionnel, il existe tout un monde, et c’est ce monde qu’ont décrypté les intervenants de la table ronde « Sous-titrer en 24h chrono : coulisses d’une performance ». Je me garderai de donner dans cette rubrique mon avis sur la pratique du fansubbing ou même du monde de l’adaptation audiovisuelle et vous invite donc à lire les comptes rendus proposés par l’Ataa, l’Association des Traducteurs / Adaptateurs de l’Audiovisuel.
Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, Le Monde Diplomatique a publié deux articles sur la question : Sous-titrage en série (Mélanie Bourdaa et Mona Chollet, seul le début de ce papier de 1 902 mots est disponible) et la réponse de l’Ataa, dans la rubrique du Courrier des lecteurs.

The Secret Messages Inside Chinese URLs | The New Republic (Christopher Beam) : pourquoi les URL des sites chinois sont-elles plus souvent composées de chiffres que de lettres ? Je ne m’étais jamais trop penchée sur la question, considérant que les Chinois doivent théoriquement avoir moins de mal à se souvenir de chiffres que de lettres, mais grâce à cet article de Christopher Beam, on en apprend en plus sur l’analogie entre chiffre et mots chinois (basée sur l’homophonie), sur les sommes qui peuvent être déboursées pour obtenir des noms de domaine à base du chiffre porte-bonheur 8, ou encore les dernières avancées normatives pour l’utilisation de caractères chinois ou de lettres arabes dans les URL. À noter que je suis tombée sur cet article depuis un article de Slate.fr, en français donc, mais que je trouve très imprécis.

Yuri Panel at Sakura-con | Yuri no boke : au Sakura-Con, un événement annuel consacré aux anime et qui se déroule à Seattle, l’auteur du fabuleux blog Yuri no boke a parlé avec passion du monde du yuri, œuvres japonaises consacrées aux relations lesbiennes. Dans cet article, on trouve des liens vers des retranscriptions audio et écrite de cette mini-conférence : origines du yuri, théâtre takarazuka, situation au Japon, publications américaines… À écouter !

Merci pour le féminisme, Princesse Leïa | L’olive et le samovar : Star Wars day oblige, les articles sur la mythique saga fleurissent. Ayant découvert Star Wars sur le très tard, je n’ai pas eu de petite larmichette nostalgique aujourd’hui et ai préféré mettre en avant ce sympathique article dédié à la Princesse Leïa, cette femme qui a su prendre les armes pour se défendre (avant d’être enceinte).
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Jamais avare en idées, Armalite (Le Rose & Le Noir) a lancé début mars un swap couleur. Un thème universel et des possibilités infinies, comment dire non ? Après mon oui, j’ai reçu comme d’habitude un mail en un temps record qui m’a présenté ma « binôme » : Titite (blog non identifié).

Toujours comme à l’accoutumée, je suis épatée par le talent d’Armalite, qui réussit à apparier à merveille les personnes. Avec Titite, on commence donc une longue et énorme correspondance où on se découvre des points communs : l’amour des animaux, le végétarisme, les tatouages, Batman, l’Asie... Incroyable ! Bon, bien sûr, on ne partage pas tout : je me peins les ongles tous les 3 mois et elle ne fait pas partie d’une secte de thés, mais ce ne sont que des détails. J’ai surtout découvert une personne très vive, drôle, passionnante et passionnée... Je sais, je sais, je dis ça de tout le monde mais que voulez-vous, Armalite a des lectrices (et sûrement des lecteurs) extraordinaires.

Au fur et à mesure que nos colis se remplissaient, on s’est tenu au courant pour une date d’expédition. Et j’ai eu énormément de chance que malgré un jeudi férié, son colis soit arrivé ce matin chez moi.
Je vous montre le contenu de ce swap couleur ?

 
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1. Prendre 2 RDV chez l’ophtalmologue : histoire de profiter de la mutuelle et pour ma part, ça ne me fera pas de mal d’avoir de nouvelles lentilles avec mes cours de conduite. 
2. Réserver 2 nuits d’hôtel en Allemagne : je verrai ce week-end si c’est plus logique de rester une nuit à Munich et une nuit près du château, ou deux nuits à Munich. 
3. Décider du sort de mon calendrier de films : je me suis concocté un calendrier de films à voir pour me refaire ma culture cinématographique, sauf que je ne m’y tiens pas, je ne regarde plus de films, je me plonge corps et âme dans les séries ! *no comment* 
4. Reprendre Steel Ball Run 
5. Accueillir au moins un chat 
6. Faire développer des photos : voire même commander un livre de photos, à voir au retour d’Allemagne, où je ferai bien évidemment marcher mon bridge ! 
7. Finir 5 autres thés 
8. Acheter un plan de travail
9. Continuer à dessiner
10. Vidanger la machine à laver : si je ne l’inscrivais pas parmi mes objectifs, je ne le ferais jamais. Et la dernière fois, ça nous a valu 2 jours de mini-inondation et de passage de serpillère.

Bilan en fin de mois !
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Je reprends ici un exercice que j’avais commencé sur mon blog LiveJournal et qui m’aide pas mal à avancer au quotidien.

Pour avril, je m’étais donné pour objectifs les choses suivantes :
1. Faire imprimer des cartes de visite 
2. Accueillir un chat 
3. Préparer le voyage à Neuschwanstein Schloss  
4. Reprendre Steel Ball Run 
5. Prendre 2 RDV avec le dentiste 
6. Ranger la papeterie 
7. Acheter un plan de travail. 
8. M’occuper de mes blogs
9. Faire un gif avec une scène extraite de Farscape 
10. Faire l’exercice de traduction de R. Meertens
11. Ne pas acheter de thé
12. Acheter des chaussures
13. Continuer à dessiner
14. Prendre des photos 


Bilan ?