Oh, je vais en baver pour écrire cette critique, tant ce livre est dur à aborder…
Julie & Julia, c’est l’histoire autobiographique de Julie Powell, New-Yorkaise de 29 ans, vivotant de boulot en boulot, qui tente de redonner du sens à sa vie en cuisinant les 524 recettes d’un livre culte des années 60, L’art de la cuisine française, de Julia Child… le tout en un an. 365 jours. (1,4356… par jour).




« Pff, mais y a qu’une seule saison de Game of Thrones, qu’est-ce qu’ils peuvent bien dire dessus ? Pff, encore un coup commercial. Pff, mais c’est Huginn & Muninn. Pff, mais c’est beau. Et puis c’est pas hors de prix, 35 €. Bon, ok… »
Bien m’en a pris car j’avais et ai encore beaucoup de choses à apprendre sur cette série et sa production.




Encore un film à ajouter dans la liste des films que j’aurais aimé aimer… parce qu’il avait tout pour me plaire. Sans doute ai-je été induite en erreur par la bande-annonce : je m’attendais à voir de magnifiques paysages (oui, quand on est citadine, un arbre nous émerveille) (non, sans rire, « le berceau du Japon », quoi !), une vague histoire d’amour et de sexe en filigrane et une ambiance poétique.

Ce que j’ai vu : des araignées toutes les 10 minutes, sympathique pour une arachnophobe. Une histoire amoureuse digne d’un mauvais shôjô, vraiment ennuyeuse. Un petit manque d’ambiance. Je suis donc déçue et frustrée, on sent bien le talent de Kawase dans la réalisation, mais celle-ci est totalement desservie par une histoire fade. Je n’ai pas dit vide hein, et j’aime les films contemplatifs par une soirée calme, avec un bon thé et un plaid sur les jambes. Sauf que là, ça ne vole pas haut : l’héroïne est à claquer, indécise entre un mari qui semble faire des efforts et un amant « trop cool-sculpteur ». Son dilemme ne m’a pas parlé, ni sa détresse. ((Et y a même pas une petite scène de sexe débridé, histoire de.))

Du coup, je n’ai pu me rattraper sur aucun tableau, jamais emportée par le rythme ou la narration lourdingue – on la connaîtra par cœur, cette légende japonaise. Seule l’instrumentation sauve l’ensemble, mais malheureusement, dans le cas de Hanezu, elle ne fait pas tout.
Quant aux acteurs, je les ai beaucoup aimés, ils sont sans conteste doués, mais bon, quand l’histoire ne passionne pas… Dans l’ensemble, j’ai trouvé le tout manquant de liant et superficiel : on reste à la surface des choses, que ce soit au niveau visuel, mental, spirituel… Énorme déception pour ce film donc, sans parler des sous-titres (« horticulteur de citrons », vraiment ?). Je me demande encore pourquoi je n’ai pas été emportée par la majesté des paysages – araignées mises à part – pourquoi je n’ai pas accroché à cette histoire d’amour.

Peut-être que le film était trop froid et documentaire, peut-être que l’histoire n’était pas assez dramatique, peut-être que Naomi Kawase est trop inaccessible pour moi. Dommage, car j’aime les « histoires soporifiques », les histoires où on voit une nana chercher des nouilles ou livrer du lait pendant 2 heures. Une chose est sûre : je suis beaucoup moins pressée de voir La forêt de Mogari.

Titre : Hanezu, l’esprit des montagnes
Titre original : 朱花の月 (Hanezu no tsuki)
Réalisateur : Naomi Kawase
Année : 2011
Durée (minutes) : 91

S’il s’était agi d’un autre film…

Love and Bruises aurait été encensé par la critique. Non, je ne fais pas mon Caliméro.
À l’annonce de la sortie de Love and Bruises, je m’attendais à ce que le film fasse un carton. Les critiques auraient parlé d’un film passionnel, les magazines féminins d’un film orgasmique, les pseudo-intellos d’un film qui « viole le corps et l’esprit ». Tous les éléments d’un film poignant, qui-ne-laisse-pas-indemne et sombre comme il faut étaient là :



Ou « Je fais pas du prosélytisme mais tu te rends compte qu’en mangeant ce steak, tu fais monter le niveau de l’eau et aggraves le réchauffement climatique et le sadisme inhérent à l’industrie de la viande ??? »

Pour le chapitre « procès d’intentions », je ferai court car ma boutade ci-dessus résume ce qui est (à mon sens) la démarche de Safran Foer. J’ai été très surprise de lire vers la fin de l’essai qu’il ne s’agit pas de convaincre les gens à se mettre au végétarisme. Heu… ah bon ? L’omnivore que je suis se sent vaguement offensée à la lecture de ces lignes. Bah si, clairement, c’est un plaidoyer pour une alimentation végétarienne, autant ne pas se le cacher. Même si c’est mâtiné d’histoire personnelle, de réflexions philosophiques et de témoignages édifiants, c’est un plaidoyer. Et quel mal y a-t-il à cela ?


Prenez une intrigue qui respire l’artificiel, des personnages peu attachants et un humour qui se veut révolutionnaire (mais ne l’est pas).
Prenez le style « nouveau littérature française », des verbes, des mots, parfois des adjectifs, souvent pas de virgules.

Mélangez et…

Ennuyez-vous.
Je ferais bien une « vraie » critique mais bôarf, pourquoi faire.

Note pour plus tard : ne jamais prendre deux romans d’un auteur qu’on ne connaît pas, juste sur la base de critiques dithyrambiques. Même en poche.

Titre : Les jolis garçons
Titre original :
Auteur(s) : Delphine de Vigan
Traducteur(s) : VO
Éditeur : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 149
Prix conseillé : 5,60 €
Précision : je n’ai lu que 500 pages de cet ouvrage pour l’heure, du jus de myrtille s’est en effet répandu sur le livre pour le maculer de taches violettes. Je poste tout de même mon avis car je ne pense pas en changer à l’issue de ma lecture, qui reprendra lorsque les pages sentiront le papier et non un arôme affreusement chimique.


Lascivité latérale, pets et opium...

Je ne connais de Dai Sijie que son film Les Filles du Botaniste, que j’ai du mal à couvrir d’éloges. Je ne reviens pas sur ce film qui ferait dormir le plus grand amateur de scènes coquines entre belles plantes.

Avec L’acrobatie aérienne de Confucius, je découvre la facette irrévérencieuse de Dai et c’est assez jouissif. Pourtant, sans avoir parcouru tout le Net, je dirais que peu de gens ont été conquis par ce bouquin. Pour cause, j’avoue l’avoir trouvé ardu dans son écriture, dans sa forme, dans ses délires.


Comment, personne ou presque n’apprécie Pocahontas ?!
Pas possible ! Qu’est-ce qui ne va pas ??