In the Mood for Love, c’est pas tous les jours !
En attendant, My Blueberry Nights, c’est sympathoche.

Et pourtant, tout me faisait peur : l’anglais alors que les dialogues de WKW DOIVENT être en cantonais, le road-movie aux States et surtout, les acteurs ! Norah Jones dont la musique m’endort, Rachel Weisz vue seulement dans The Fountain et morte pas assez de fois tant elle était chiante, Natalie Portman qui me laisse de marbre au fur et à mesure des années…
Oui bon, c’est Jude Law qui m’a réconciliée avec le film.


Dans la catégorie Wong Kar-Waï, ce n’est peut-être pas celui à voir en premier, même si c’est l’un des premiers réalisés par lui. En effet, les thématiques qui y sont développées sont reprises ailleurs plus tard, et le manque de rythme très flagrant paralyse un peu le film. Nos années sauvages tourne autour de Yuddy (Leslie Cheung), jeune dandy jetant ses petites amies les unes après les autres et collectionnant les tromperies. En parallèle, il cherche désespérément à savoir qui est sa mère biologique. Cependant, WKW ne fait pas une analogie fumeuse entre son désir d’avoir une « vraie » mère et son désir de jeter les femmes qui gravitent autour de lui. Cette recherche de la mère n’est d’ailleurs qu’un prétexte pour apaiser sa conscience et pour se donner un pseudo-but dans la vie. Il est malgré tout un salaud et montré comme tel. Le thème des rencontres fortuites est aussi présent dans ce film mais elles arrivent toujours trop tôt ou trop tard. Le clash entre les anciennes et nouvelles amours est inévitable, et les nouvelles rencontres sont inutiles car elles ne sont pas ce que les héros ont souhaité. Ces mêmes héros, qui refusent de s’ouvrir à une autre relation, blessent ainsi d’autres personnages : ils font des dégâts collatéraux.
Un film au charme certain mais pas forcément très accessible du fait de son rythme et de ses thèmes.