© Isan Manga
Dans le lointain royaume de Paros, la légende veut que seul celui qui brandira l’épée de Paros, trésor le plus sacré du pays, pourra siéger sur le trône. Seulement l’ombre de la guerre plane sur Paros, et le roi n’a d’autre choix que d’essayer de marier Elminia, sa fille unique, qui elle ne rêve que de bataille et d’escrime. De l’autre côté du royaume, Fiona, frêle jeune fille et simple servante, attend le jour où elle pourra revoir son prince charmant. Le fil du destin qui relie ces jeunes filles semble intimement lié à l’avenir de Paros…

Eh oui, déjà le 4ème billet consacré à ma grande passion :). Non, je n’ai pas oublié le tout premier, l’introductif, mais il est encore en train de mijoter dans mon cerveau. Cette fois, je vais m’attaquer à quelques lieux communs pour les traducteurs, les sempiternelles questions auxquelles on a droit, les trucs qui nous donnent envie de bouffer notre chapeau. Florilège…



Déniché dans une liste de lecture qui plaçait le comics Fun Home, d’Alison Bechdel, à la première place, Hood est un des premiers romans de l’écrivaine irlandaise Emma Donoghue. Sortie en 1995, l’histoire est celle de Penelope O’Grady, professeur dans une école catholique, qui doit faire face à la mort de son amante de longue date, Cara Wall. Durant sa semaine de deuil, elle se remémore alors sa vie, habitée par Cara, tout en confinant ses sentiments puisqu’elle est encore dans le placard.

Comment décrire ce roman ? Les 100 premières pages ont été plus que laborieuses, les 100 suivantes marquées par la résignation face à la monotonie et les 100 dernières… délicieuses, tellement délicieuses que je n’ai pas voulu terminer ma lecture. Plutôt étrange, sachant que le rythme narratif ne varie jamais, ne place jamais une note plus haute qu’une autre. Me serais-je attachée à Pen ? Avais-je l’espoir d’un rebondissement ? Aurais-je succombé au style littéraire de Donoghue ? Mystère.


Tout d’abord, le site web pour vous faire une idée de l’esthétique revendiquée par ce magazine axé sur la littérature.


La Princesse et la Grenouille, c’est « le retour aux sources » de Disney, c’est-à-dire le retour à la 2D. Mais comme ils ne sont pas stupides chez Disney, ils ont décidé d’opérer quelques révolutions.
LPELG a été en effet présenté comme le premier dessin animé à montrer une princesse noire dans un décor connu, La Nouvelle-Orléans, et à une époque précise. C’est, il me semble, l’un des seuls à ne pas être antidaté. Par contre, on oublie bien vite que montrer une princesse de couleur n’est pas une grosse prise de risques, Pocahontas n’est pas Blanche il me semble…



Ce livre, c’est Miss Sunalee qui en a parlé, et rien qu’avec le titre et le résumé, je savais que j’aimerais ce récit de voyage culinaire et culturel.
Un grand merci à elle !


J’ai honte mais...
… je n’ai pas du tout aimé ce film porté aux nues par la critique mais vraiment, je n’ai trouvé rien de bien original ou de touchant.
Le rêve est prétexte à un petit film d’animation sur la mémoire, la conscience, et bien sûr les atrocités de la guerre. Hélas, bien qu’on puisse louer que ce dernier thème soit traité sans pathos ni exagération – juste ce qu’il faut d’humanité et de bon sens, les autres thèmes plus psychologiques peinent à convaincre.


Ou comment se tourner les pouces pendant 3 heures à se demander qu’écrire sur cette chanteuse chinoise, que j’apprécie énormément.

Inutile de s’attarder sur les détails de sa vie bien remplie, je suppose. Ça n’intéressera personne – si jamais le reste intéressera d’autres personnes que des fans aussi « objectifs » que moi. Ceci : [...] remplacera donc la longue biographie, de ses influences musicales (Cocteau Twins, The Cranberries, Teresa Teng) à sa vie sentimentale (heuuu… joker, j’en sais que dalle) que l’on peut trouver sur Wikipédia en anglais.
   
Ceci dit, il est quand même à préciser qu’elle a une petite carrière cinématographique derrière elle : Chungking Express, en amoureuse brute de décoffrage, Chinese Odyssey 2002 (comédie « de nouvel an » à Hong Kong) en princesse brute de décoffrage, 2046, en robot brut de décoffrage, ou encore Leaving Me Loving You, en…. vous l’aurez compris, son côté franc et je-ne-mâche-pas-mes-mots fait partie de sa personnalité, du moins celle médiatisée.

Parce qu’un délire n’arrive pas seul, je rebondis sur mon précédent, où je racontais qu’en chinois, il fallait nier le groupe verbal entier en réponse à une question, en décrivant une petite anecdote linguistique transmise par ma mère lorsque j’étais petite. Attention, ça ne va pas forcément voler plus haut qu’un « Le saviez-vous ? Dans certains pays, on fait “oui” de la tête pour dire “non” et vice-versa » mais l’histoire m’avait fascinée donc je la retranscris.
Dans cette histoire, on a deux personnes : A, une Française et B, une Chinoise, qui conversent en français.



Chaque année, je suis toujours trop gâtée pour mon anniversaire. Cette année, encore plus, puisque Kerydwen de Luminophore m’a offert King Kong Théorie de Virginie Despentes. Il me semble que nous avons parlé de cet essai suite à son visionnage du film Les Jolies Choses, du même auteur. Et ce livre tombe à point nommé car je suis déjà envahie de romans bien longs mais je voulais quand même savoir ce qui faisait de Despentes une figure si médiatisée.



Source
Cette histoire date un peu et n’est sans doute pas passionnante car personnelle, mais il a tout de même un lien avec la littérature.
L’avatar tout jaune que j’ai choisi d’utiliser pour ce blog ne vient pas de n’importe où. Virtuellement coquette, j’ai toujours choisi mes avatars avec un grand soin. Ce qui ne veut pas dire que je m’identifie ou ressemble à un jeune homme, cheveux au vent et marcel moulant noir, mais que je voue un culte à la grande Akimi Yoshida. Cette mangaka est connue en France pour deux œuvres : Banana Fish et Kamakura Diary.

Dans ce court billet, je ne parlerai que peu de l’amour que je porte à Banana Fish – c’est d’ailleurs un grand défi pour moi, de réussir un jour à chroniquer l’un de mes manga préférés – mais plutôt de son influence sur ma curiosité littéraire.

Ce qu’il faut savoir, c’est que je suis culturellement plutôt pauvre et limitée, même si de nature curieuse. Chez mes parents, en français, il ne devait pas y avoir beaucoup plus que des manuels d’apprentissage de la langue. Quand BF est paru, en 2003, j’avais 16 ans, j’ai dû essuyer le regard condescendant de deux camarades de classe qui parlaient du 1984 d’Orwell et à qui je demandais de quoi il s’agissait, je lisais ce qu’on nous demandait de lire (mais PAS La Princesse de Clèves, je tiens à le préciser), je découvrais de temps en temps des trésors inconnus mais il me manquait le plus important : les classiques.

Ces classiques, c’est Akimi Yoshida qui me les a apportés (grâce aussi à la chronique de Morgan). En effet, dès les premières pages, il est question de grands auteurs américains. Le titre, Banana Fish, rend un joli hommage à la nouvelle Un jour parfait pour le poisson-banane, de J.D. Salinger, disponible en France dans le recueil Nouvelles, chez Pocket. Plus loin dans l’histoire, on apprend que l’un des romans préférés de Blanca est Îles à la dérive, d’Ernest Hemingway.
Un monde nouveau s’ouvrait à moi, et surtout, je me rendais compte – un peu tard, certes – que les genres littéraires ne sont pas cloisonnés. Qu’un manga n’est pas obligé de se dérouler au Japon. Que les auteurs eux-mêmes peuvent avoir leurs propres influences littéraires, artistiques, musicales. C’est bête, j’en suis consciente, mais à 16 ans, on peut avoir une vision un peu manichéenne du monde et aimer catégoriser les choses.

Bref, revenons-en à nos poissons. J’aimais tellement BF que je me suis décidée à acheter les Nouvelles de Salinger, que je ne savais même pas être l’auteur du fameux Attrape-Cœurs, que certains osent qualifier d’obsolète ;) J’ai tenté de toutes mes forces de chercher le lien entre le manga et la nouvelle, et à part une certaine forme de désespérance et de critique de la guerre du Vietnam, en tirant bien sûr les cheveux, je ne voyais pas grand-chose. Bien sûr, il y a cette fameuse histoire de mort subite, mais le manga prend ensuite un tournant bien plus orienté action tout en se concentrant sur le passé d’Ash et la relation qui le lie à Eiji. J’ai donc vu la mention au poisson-banane-tueur comme un hommage, un clin d’œil à ce qui fait l’essence même de l’Amérique. Et j’ai plutôt bien aimé. Et comme à l’époque, je n’aimais pas le format des nouvelles, même si celles de Salinger sont troublantes et réellement parfaites dans leur façon d’installer une scène en quelques phrases, quelques suggestions, je me suis bien sûr dirigée vers ses romans. Je ne me souviens plus dans quel ordre je les ai lus. L’Attrape-Cœurs ne me disait trop rien, j’étais une ado pas très raccord avec les autres ados, je n’avais donc pas spécialement envie de lire une histoire sur un ado avec ses préoccupations d’ado. À la bibliothèque, j’ai dû emprunter l’une des œuvres les moins connues de l’auteur-ermite, Dressez haut la poutre maîtresse, charpentiers. Avec délice, j’ai retrouvé le personnage de Seymour que l’on voit dans Un jour parfait pour le poisson-banane, et j’ai découvert sa famille de surdoués. Le monde étrange de cette famille décalée qu’a imaginée Salinger ne m’a alors plus jamais quittée. J’ai fait connaissance avec d’autres mentalités très éloignées de la mienne et avec une littérature inhabituelle pour moi. J’ai poursuivi avec Franny & Zooey, qui croque les deux derniers de cette famille de surdoués, toujours dans cette ambiance un peu suspendue, mâtinée de réflexions bouddhiques, de remarques décalées et d’une profondeur incroyable. Aujourd’hui, je ne sais pas pourquoi, quand je pense à ces romans, j’imagine un campus américain, hors du temps, sous une canicule. Enfin, quand je me suis sentie prête, L’Attrape-Cœurs s’est naturellement imposé à moi.

J’ai adoré comme on adore le best-seller de Salinger, celui qui a parlé à toute une génération, pas comme j’affectionne l’univers des Glass. Mais c’est avec ce roman que j’ai renoué avec Banana Fish, puisque je ne pouvais m’empêcher de comparer Holden Caulfield et Ash Lynx alors qu’ils n’ont pas grand-chose à voir. Les interrogations de Holden m’ont parlé alors que j’étais plus âgée que lui, je voyais enfin un ado intelligent et pas un ado paumé drogué alcoolisé qui m’aurait ennuyée.
 Accessoirement, j’étais aussi très contente d’avoir lu tous les romans de Salinger. Ces dernières années, j’ai acquis The Catcher in the Rye et Franny and Zooey, que j’ai relu pas mal de fois.

Pour Hemingway, le schéma a été un peu différent, puisque je connaissais quand même le bonhomme. Et contrairement à Salinger l’homme, à qui je ne porte pas un intérêt démesuré car telle n’était pas sa volonté (je n’ai pas lu la biographie écrite par sa fille, notamment parce qu’elle sentait le potin bon marché sans aucun intérêt littéraire), je me suis penchée sur Hemingway l’Homme, au fil du temps. Je le cite souvent comme mon auteur préféré ou du moins un de mes préférés, alors que je ne supporte le machisme chez aucun autre. Le génie littéraire de Hemingway me frappe, c’est bien le mot, à chaque lecture. Même dans Îles à la dérive, œuvre posthume que l’on considère comme tout à fait inoubliable. Ce qui me semble à la fois vrai et faux. Comme je fais les choses dans le désordre, lorsque j’ai lu pour la première fois cette œuvre « mineure », je n’avais lu que Le Vieil Homme et la Mer et des bribes de Pour qui sonne le glas. Alors du coup, j’ai retrouvé d’un coup tous les thèmes chers à Hemingway : la solitude, le temps qui passe, la guerre… À présent que j’ai lu plus d’œuvres, je peux dire qu’effectivement, Îles à la dérive n’est pas LE chef-d’œuvre, mais c’est une œuvre mature et surtout, de synthèse. Tout y est à sa place, rien ne dépasse, rien n’est en trop, rien ne manque. De ce livre émanent une tranquillité et une assurance incroyables. Il me repose, me berce, même s’il me plonge parfois dans la tristesse et la peur de finir esseulée. Dans BF, Blanca, le mentor d’Ash, cite cette œuvre justement pour lui faire comprendre que les hommes meurent seuls et esseulés. Bien sûr, il n’avait pas forcément d’un livre pour faire passer le message, mais bon, c’est toujours sympa de conférer un petit côté intello à lunettes à ses personnages. Finalement, je trouve que ce petit bijou correspond bien à BF, tout en force tranquille et tragédie quotidienne. Depuis, j’ai fait des études d’anglais, et suis en mesure de l’apprécier encore plus, en VO, où les mots sont simples, poignants et directs. Du bon Hemingway sans fioritures, en somme.

Bien sûr, je ne me suis pas cantonnée à ces deux auteurs, mais on parle quand même de deux colosses de la littérature américaine. Tout ça grâce à un manga. Par la suite, je me suis intéressée à d’autres auteurs, soit en faisant des recherches, soit parce que je connaissais les influences littéraires de l’un ou de l’autre, soit parce que les livres étaient rangés côte à côte dans la librairie/bibliothèque. Et c’est ainsi que j’ai pu colmater peu à peu les brèches de ma culture très imparfaite avec Fitzgerald, McCullers, Dos Passos…

La route est encore très longue… grâce à Akimi Yoshida.
Ne cherchez pas la note #1, elle n’existe pas encore. Voilà qui inaugure bien cette série de billets consacrés à ma passion et mon métier, non ? Non, ok, je sais. Mais il y a une logique derrière tout ça : dans le billet #1 qui n’est qu’à l’état d’ébauche dans mon cerveau, j’aimerais commencer par le commencement et faire une (longue, je le sais déjà) intro/panorama de mon métier et quotidien.

Avec ce numéro 2, je voudrais entrer de plain-pied dans le domaine, en essayant d’être à peu près explicite. Et justement, mon but est de toujours rester compréhensible, à défaut de susciter les passions. En effet, ce dont j’aimerais parler aujourd’hui, c’est du monde franchement particulier des traducteurs. Oh, bien sûr, chaque secteur produit ses monstres peu fréquentables, je ne voudrais surtout pas mettre les traducteurs dans une caste à part. Mais bon, un traducteur normal hurle de rire quand il lit ce Tumblr magnifique, avouons qu’il y a moins sibyllin.



À peine rentrée et pas du tout remise de la beauté du film Le monde de Charlie, je me suis précipitée sur mon ordinateur pour commander The Perks of Being a Wallflower, de Stephen Chbosky, l’auteur du roman original et aussi réalisateur/scénariste du film – c’est assez rare pour être signalé. Une fois en mains, je ne l’ai plus lâché : ce livre m’a hantée, m’a fait replonger dans mon adolescence, m’a mise mal à l’aise. Un peu comme Le goût de l’immortalité (Catherine Dufour) qui n’a absolument rien à voir si ce n’est que j’ai prévu de le chroniquer, ce roman m’a tuée. Mais ce qui est bien, avec la littérature, c’est qu’on peut renaître, comme avec Salinger, avec Nabokov, avec Ronan, avec Musset… Et qu’on voit le monde d’une manière un peu différente après cela…




Oh, je vais en baver pour écrire cette critique, tant ce livre est dur à aborder…
Julie & Julia, c’est l’histoire autobiographique de Julie Powell, New-Yorkaise de 29 ans, vivotant de boulot en boulot, qui tente de redonner du sens à sa vie en cuisinant les 524 recettes d’un livre culte des années 60, L’art de la cuisine française, de Julia Child… le tout en un an. 365 jours. (1,4356… par jour).




« Pff, mais y a qu’une seule saison de Game of Thrones, qu’est-ce qu’ils peuvent bien dire dessus ? Pff, encore un coup commercial. Pff, mais c’est Huginn & Muninn. Pff, mais c’est beau. Et puis c’est pas hors de prix, 35 €. Bon, ok… »
Bien m’en a pris car j’avais et ai encore beaucoup de choses à apprendre sur cette série et sa production.




Encore un film à ajouter dans la liste des films que j’aurais aimé aimer… parce qu’il avait tout pour me plaire. Sans doute ai-je été induite en erreur par la bande-annonce : je m’attendais à voir de magnifiques paysages (oui, quand on est citadine, un arbre nous émerveille) (non, sans rire, « le berceau du Japon », quoi !), une vague histoire d’amour et de sexe en filigrane et une ambiance poétique.

Ce que j’ai vu : des araignées toutes les 10 minutes, sympathique pour une arachnophobe. Une histoire amoureuse digne d’un mauvais shôjô, vraiment ennuyeuse. Un petit manque d’ambiance. Je suis donc déçue et frustrée, on sent bien le talent de Kawase dans la réalisation, mais celle-ci est totalement desservie par une histoire fade. Je n’ai pas dit vide hein, et j’aime les films contemplatifs par une soirée calme, avec un bon thé et un plaid sur les jambes. Sauf que là, ça ne vole pas haut : l’héroïne est à claquer, indécise entre un mari qui semble faire des efforts et un amant « trop cool-sculpteur ». Son dilemme ne m’a pas parlé, ni sa détresse. ((Et y a même pas une petite scène de sexe débridé, histoire de.))

Du coup, je n’ai pu me rattraper sur aucun tableau, jamais emportée par le rythme ou la narration lourdingue – on la connaîtra par cœur, cette légende japonaise. Seule l’instrumentation sauve l’ensemble, mais malheureusement, dans le cas de Hanezu, elle ne fait pas tout.
Quant aux acteurs, je les ai beaucoup aimés, ils sont sans conteste doués, mais bon, quand l’histoire ne passionne pas… Dans l’ensemble, j’ai trouvé le tout manquant de liant et superficiel : on reste à la surface des choses, que ce soit au niveau visuel, mental, spirituel… Énorme déception pour ce film donc, sans parler des sous-titres (« horticulteur de citrons », vraiment ?). Je me demande encore pourquoi je n’ai pas été emportée par la majesté des paysages – araignées mises à part – pourquoi je n’ai pas accroché à cette histoire d’amour.

Peut-être que le film était trop froid et documentaire, peut-être que l’histoire n’était pas assez dramatique, peut-être que Naomi Kawase est trop inaccessible pour moi. Dommage, car j’aime les « histoires soporifiques », les histoires où on voit une nana chercher des nouilles ou livrer du lait pendant 2 heures. Une chose est sûre : je suis beaucoup moins pressée de voir La forêt de Mogari.

Titre : Hanezu, l’esprit des montagnes
Titre original : 朱花の月 (Hanezu no tsuki)
Réalisateur : Naomi Kawase
Année : 2011
Durée (minutes) : 91

S’il s’était agi d’un autre film…

Love and Bruises aurait été encensé par la critique. Non, je ne fais pas mon Caliméro.
À l’annonce de la sortie de Love and Bruises, je m’attendais à ce que le film fasse un carton. Les critiques auraient parlé d’un film passionnel, les magazines féminins d’un film orgasmique, les pseudo-intellos d’un film qui « viole le corps et l’esprit ». Tous les éléments d’un film poignant, qui-ne-laisse-pas-indemne et sombre comme il faut étaient là :



Ou « Je fais pas du prosélytisme mais tu te rends compte qu’en mangeant ce steak, tu fais monter le niveau de l’eau et aggraves le réchauffement climatique et le sadisme inhérent à l’industrie de la viande ??? »

Pour le chapitre « procès d’intentions », je ferai court car ma boutade ci-dessus résume ce qui est (à mon sens) la démarche de Safran Foer. J’ai été très surprise de lire vers la fin de l’essai qu’il ne s’agit pas de convaincre les gens à se mettre au végétarisme. Heu… ah bon ? L’omnivore que je suis se sent vaguement offensée à la lecture de ces lignes. Bah si, clairement, c’est un plaidoyer pour une alimentation végétarienne, autant ne pas se le cacher. Même si c’est mâtiné d’histoire personnelle, de réflexions philosophiques et de témoignages édifiants, c’est un plaidoyer. Et quel mal y a-t-il à cela ?


Prenez une intrigue qui respire l’artificiel, des personnages peu attachants et un humour qui se veut révolutionnaire (mais ne l’est pas).
Prenez le style « nouveau littérature française », des verbes, des mots, parfois des adjectifs, souvent pas de virgules.

Mélangez et…

Ennuyez-vous.
Je ferais bien une « vraie » critique mais bôarf, pourquoi faire.

Note pour plus tard : ne jamais prendre deux romans d’un auteur qu’on ne connaît pas, juste sur la base de critiques dithyrambiques. Même en poche.

Titre : Les jolis garçons
Titre original :
Auteur(s) : Delphine de Vigan
Traducteur(s) : VO
Éditeur : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 149
Prix conseillé : 5,60 €
Précision : je n’ai lu que 500 pages de cet ouvrage pour l’heure, du jus de myrtille s’est en effet répandu sur le livre pour le maculer de taches violettes. Je poste tout de même mon avis car je ne pense pas en changer à l’issue de ma lecture, qui reprendra lorsque les pages sentiront le papier et non un arôme affreusement chimique.


Lascivité latérale, pets et opium...

Je ne connais de Dai Sijie que son film Les Filles du Botaniste, que j’ai du mal à couvrir d’éloges. Je ne reviens pas sur ce film qui ferait dormir le plus grand amateur de scènes coquines entre belles plantes.

Avec L’acrobatie aérienne de Confucius, je découvre la facette irrévérencieuse de Dai et c’est assez jouissif. Pourtant, sans avoir parcouru tout le Net, je dirais que peu de gens ont été conquis par ce bouquin. Pour cause, j’avoue l’avoir trouvé ardu dans son écriture, dans sa forme, dans ses délires.


Comment, personne ou presque n’apprécie Pocahontas ?!
Pas possible ! Qu’est-ce qui ne va pas ??


In the Mood for Love, c’est pas tous les jours !
En attendant, My Blueberry Nights, c’est sympathoche.

Et pourtant, tout me faisait peur : l’anglais alors que les dialogues de WKW DOIVENT être en cantonais, le road-movie aux States et surtout, les acteurs ! Norah Jones dont la musique m’endort, Rachel Weisz vue seulement dans The Fountain et morte pas assez de fois tant elle était chiante, Natalie Portman qui me laisse de marbre au fur et à mesure des années…
Oui bon, c’est Jude Law qui m’a réconciliée avec le film.


Dans la catégorie Wong Kar-Waï, ce n’est peut-être pas celui à voir en premier, même si c’est l’un des premiers réalisés par lui. En effet, les thématiques qui y sont développées sont reprises ailleurs plus tard, et le manque de rythme très flagrant paralyse un peu le film. Nos années sauvages tourne autour de Yuddy (Leslie Cheung), jeune dandy jetant ses petites amies les unes après les autres et collectionnant les tromperies. En parallèle, il cherche désespérément à savoir qui est sa mère biologique. Cependant, WKW ne fait pas une analogie fumeuse entre son désir d’avoir une « vraie » mère et son désir de jeter les femmes qui gravitent autour de lui. Cette recherche de la mère n’est d’ailleurs qu’un prétexte pour apaiser sa conscience et pour se donner un pseudo-but dans la vie. Il est malgré tout un salaud et montré comme tel. Le thème des rencontres fortuites est aussi présent dans ce film mais elles arrivent toujours trop tôt ou trop tard. Le clash entre les anciennes et nouvelles amours est inévitable, et les nouvelles rencontres sont inutiles car elles ne sont pas ce que les héros ont souhaité. Ces mêmes héros, qui refusent de s’ouvrir à une autre relation, blessent ainsi d’autres personnages : ils font des dégâts collatéraux.
Un film au charme certain mais pas forcément très accessible du fait de son rythme et de ses thèmes.
L’album du groupe de hip-hop Magnetic North (MN) a été réédité ! Pour le prix dérisoire de 10 $ sur leur site officiel en plus. Je n’allais donc pas me priver de me le procurer et de les encourager, à ma modeste échelle.
Passée la surprise des nouvelles couleurs bleutées de cette nouvelle galette – l’ancienne était marron – le DVD qui se trouvait dans mon PC se retrouve viré pour faire place à un peu de musique. En effet, cela faisait quelque temps déjà que j’avais pas été emballée par un groupe ou un artiste dans le domaine musical…
Avant (de jolies couleurs et un livret avec les paroles)
Après (Plus sobre et sans livret mais au vu du prix, je ne peux pas vraiment me plaindre)


Monsters, un film britannique de science-fiction de Gareth Edwards, m’a interpellée en raison de son affiche (couleurs assez lumineuses, personnages désemparés mais à la présence charismatique) et des quelques slogans qui l’accompagnent. Dans le genre, « successeur de District 9 », ça donne envie.