Trop fort, les mêmes thématiques que dans Nos Années Sauvages, avec des acteurs moins convaincants ! Malgré cette petite boutade, le film est tout de même intéressant. Le postulat de base, un tueur fatigué de son absence de vie sociale (Leon Lai) essaie de la refaire de façon à peu près normale, au désespoir de sa partenaire (Michelle Reis) amoureuse de lui. Les interactions entre les personnages sont plus nombreuses et le film a un côté frais, se moquant totalement de ce qu’on pourrait attendre d’un scénario comme celui-ci. Il y a quelques fusillades mais ça ne fait bien sûr pas des Anges Déchus un film d’action, WKW faisant fi des conventions. Quelques scènes crues avec Reis, mais je pense que c’est le film le plus romantique de WKW, avec une femme qui attend ardemment l’homme qu’elle aime. En fait, ce avec quoi j’ai plus de mal ici, ce sont les actrices Charlie Young et Karen Mok, toutes deux dans des rôles assez énervants. On refait le film sans ces deux folles, et c’est bon…
Sans doute le projet le plus ambitieux de Wong Kar-Waï, qui cherche à faire la synthèse de tous ses films et à être plus explicite à travers le personnage joué par Takuya Kimura, qui raconte toutes ses pensées. En tout cas, 2046 est moins compliqué qu’il en a l’air, c’est un enchevêtrement de relations dans lesquelles chacun cherche à oublier quelque chose pour avoir moins mal. Je l’avais beaucoup aimé au premier visionnage (quel casting de fou) mais après avoir vu encore d’autres WKW, la joie est un peu retombée. Malgré tout, c’est une superbe œuvre visuelle mais bon, l’impression qu’il manque quelque chose vu tout ce que l’histoire avec le train 2046 pouvait apporter.
Pas très différent des autres films de Wong Kar-Waï, même s’il est centré sur deux gays. En effet, Happy Together s’est débarrassé de toute la problématique autour de l’homosexualité (homophobie, coming-out). Il se concentre sur les deux personnages, et est construit comme un cycle : la relation se refait et se déconstruit sans cesse. WKW introduit avec ce film la nécessité d’une rupture et de partir vivre dans un autre pays, au début en Argentine pour se ressourcer et reprendre une relation saine, et à la fin retour à Hong Kong (en passant par Taïwan) comme pour enterrer cette relation. Joli film sans concessions et réaliste sans qu’il y ait même d’insertion continue dans le monde gay.
Film de science-fiction/fantasy qui choisit de présenter de manière éclatée 3 épopées dans la (longue) vie d’un homme qui tente de sauver son épouse de la mort. Quand on reconstitue chronologiquement cette vie, l’histoire est assez simple. On découvre cet homme Roi dans l’Espagne du 16ème siècle, cancérologue au présent et spationaute-méditateur dans le futur. J’ai été un poil déçue que l’histoire soit autant centrée sur cette histoire d’amour et de mort, mais aussi agréablement surprise par son impact et l’émotion qui s’en dégage. On retrouve les mêmes schémas à chaque époque, cette femme destinée à mourir, son mari qui échoue, quels que soient ses moyens, dans sa tentative de sauvetage. Le film est extrêmement beau, le doré domine, les scènes de rêve, de légende, de souvenirs m’ont laissé une bonne impression. Mais je n’ai pas compris l’utilité de cette structure éclatée et l’actrice Rachel Weisz est insupportable, avec ses mimiques inappropriées…
Il s’agit du genre de production qu’on aurait aimé aimer, qui présente de bons éléments et qui a un petit quelque chose de très appréciable dans l’ambiance mais qui finalement ne parvient pas totalement à son but et se situe toujours entre deux eaux.


Ça faisait longtemps que je n’avais pas cassé du film…
The Joy Luck Club est ennuyant et décevant. Voilà, c’est fait.

Bon, plus sérieusement…

Ce film est basé sur le roman du même nom d’Amy Tan, dont je n’ai lu que The Opposite of Fate, son autobiographie. Et vu comme ce bouquin m’avait enchantée et remuée, ça me fait mal de me dire que ce film est associé à Amy Tan.
À l’époque, il a été considéré comme un chef-d’œuvre a été très bien reçu par la critique et le public.


Chungking Express est l’histoire de deux histoires sentimentales mises bout à bout dont WKW extrait les points communs. L’originalité réside dans le fait qu’il n’y a pas de confusion entre les personnages, les héros de la première histoire vivent dans la même ville que ceux de la seconde, mais ne les connaissent pas. C’est au spectateur de faire le lien entre leurs histoires. De ce fait, puisque ce n’est pas aussi « bordélique » que dans un Ashes of Time, Chungking Express est peut-être le film le plus accessible (et celui qui a fait le plus de bénéfices, il me semble).

Il y a une jolie analogie qu’on peut comprendre, le policier n° 663 (Tony Leung), qui tombe amoureux sans s’en rendre compte, tout comme Faye (Faye Wong) qui pénètre dans sa maison pour y faire le ménage sans qu’il ne s’en rende compte, ou sans qu’il veuille s’en rendre compte.

Cette intrusion de Faye dans sa vie car il vient de se faire larguer par sa petite amie est un étrange écho à l’intrusion du policier n° 223 (Takeshi Kaneshiro) dans la vie d’une trafiquante de drogues (Brigitte Lin). Tout le film est bâti sur un subtil jeu de reflets et de situations similaires.

Il y a également des scènes magnifiques. Celle de l’ouverture, avec une musique nerveuse et la dealeuse qui court, impression fugitive comme la vision qu’a WKW de l’amour ou même de la vie.
Celles où le policier n° 663 parle aux objets auxquels il a doté d’une personnalité. (« T’as maigri, toi, il ne faut pas se laisser abattre, elle reviendra vers toi quand elle aura compris son erreur, il faut lui en laisser le temps »… à un bout de savon)…
Quand l’affiche d’un film ressemble à l’affiche d’un autre film, on s’attend à ce que les deux films soient du même niveau. Or, si Les Chèvres du Pentagone semble être une suite de Burn after Reading, il est loin d’être aussi hilarant que l’œuvre controversée des Frères Coen.

Pourtant, dans la famille Grandn’importequoi, Les Chèvres… s’impose. Au hasard, quelques éléments parachutés de nulle part : des pouvoirs psychiques, une traque à l’homme, des conversations raisonnées avec des terroristes. Mais presque rien pour les lier. On a quelques dialogues frisant le débile bon enfant mais ils se comptent sur les doigts d’une main lépreuse, on a quelques scènes intenses mais on ne sait pas pourquoi elles sont là, on a des quelques moments de tension mais soit ils se désamorcent seuls soit ils retombent comme un soufflé.

Le film souffre, à mon avis, d’un problème de rythme (ce qui est pardonnable, voir I Love You Philip Morris !), mais aussi d’un problème plus difficilement soignable : celui du « mais au fait, qu’est-ce qu’on veut faire ? ». Avec Les Chèvres, on ne sait pas sur quel pied danser. Avec un tel cast, il y avait de quoi faire : George Clooney et Ewan McGregor sont terribles lorsqu’ils se lancent dans des théories saugrenues (mais probables !) avec le plus grand sérieux. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas.

On ajoute à cette étrange mixture des répétitions telles que l’entraînement subi par les agents spéciaux dont il est question dans ce film et on nage en plein chaos. De quoi est-il question ? Un simple gros délire sous herbe ? Non, il y a dans le film un semblant de critique du gouvernement américain. Une parodie de la guerre ? Non, le tout est trop incohérent pour dénoncer quoi que ce soit.

Mais quoi alors ?!
Peut-être un peu de tout mais pas dans le bon ordre, pas avec les bons mots, pas avec les bonnes scènes.
Quel dommage, je ne pouvais pas regarder l’affiche sans péter de rire, à la fin du film, je ne pouvais plus voir des chèvres sans pousser un soupir d’ennui. Try again.
Un bon film comme on n’en fait plus sur un vieux rescapé de la guerre de Corée enfermé dans ses préjugés et aux tendances « con buté xénophobe ». Mais il suffit qu’il s’ouvre un peu à la communauté Hmong voisine pour qu’il mette toute son âme dans ses nouvelles amitiés. Ce film me faisait peur car Clint Eastwood ou pas, les trucs avec vieux cons intégrés dont le cœur fond au contact de jeunes malins, sympas et un peu insolents me font peur. Je voyais déjà le twist avec la vieille amitié, l’ancien soldat qui passe de 2 mots/heure (Get out, Shut up, You asshole) à 500 mots/seconde mais non, force est de constater qu’Eastwood peut faire de tout, il aura toujours la classe. Les répliques restent assez gentilles mais franchement savoureuses surtout dans sa phase « m’approchez pas, j’ai fait la guerre en Corée dans les années 50 ». Un très bon film dont on ne voit pas les 2 heures passer car c’est bien construit, pertinent, les persos sont attachants.
Arbre généalogique en roman.
Lecture imposée en classe de seconde.
On s’y perd.
Tergiversations. Psychologie au rabais.
C’est traumatisant.
J’ai développé une capacité surhumaine à lancer des bouquins.
Au secours.
Eternal Summer est un « petit » film très sympathique, dans le sens où il n’est pas prétentieux et n’en fait pas trop.

L’histoire est relativement simple : dans une école primaire, Shane, un petit garçon dissipé et ayant des difficultés de concentration, ne parvient pas à s’intégrer. Sur recommandation de la maîtresse, Jonathan le délégué le prend sous son aile et depuis, les deux garçons sont meilleurs amis. Cette amitié continue jusqu’au lycée où l’arrivée de Carrie révélera la nature des sentiments des deux héros.