Bon sang, je regrette déjà de m’être lancée dans la rédaction de cette chronique ! Quoi qu’il en soit, je m’attaque cette fois à du lourd : la série TV américaine Battlestar Galactica. La plus récente, celle de 2004, avec Ronald D. Moore (Star Trek) à la production. Celle également, qui, tout en gardant ses éléments de science-fiction, est devenue infiniment plus complexe grâce à un plus grand nombre d’actrices féminines de première importance, à de nombreux acteurs de tous horizons et origines et à des sous-intrigues osées et audacieuses. Sans dévoiler trop de moments-clés de l’intrigue, Battlestar Galactica (BSG) nous propulse a priori 2 ou 3 millénaires dans le futur et après 40 ans de trêve depuis la guerre entre les humains et les Cylons, des robots créés pour accomplir les tâches les plus ardues.


À nouveau une histoire de casse, mais de plus grande envergure cette fois avec Denzel Washington, Clive Owen et Jodie Foster à Manhattan. Débutant par une musique indienne envoûtante et absolument pas en adéquation avec le sujet, Inside Man évite tous les clichés du film de braquage en nous mettant sur de fausses pistes (le mobile du crime et non ses auteurs) et surtout, en introduisant des personnages grandes gueules et vifs d’esprit. Dans le rôle de l’inspecteur Keith Frazier, Denzel Washington, chargé de négocier autant que possible avec les criminels tandis qu’ils se sont terrés au fond de la banque avec un grand nombre d’otages.


Une excellente surprise, ce film ! Un petit trésor de scénario en premier lieu et un travail d’orfèvre en second lieu.
Côté scénario, il s’agit de mettre 2 tueurs à gages irlandais dans la ville la moins excitante qui puisse exister pour eux : Bruges. C’est quoi et c’est où ça ? En Belgique. Ah. Le Plat Pays dans tous les sens du terme quoi. Alors certes, c’est beau et féérique, Bruges, mais c’est à peu près tout. Chose que Ray (Colin Farrell) ne cessera de répéter à son partenaire Ken (Brendan Gleeson) : tout est fucking boring in fucking Bruges



Le pitch : Chine, années 80, amour entre femmes. Fin.
Si si c’est ça, difficile de creuser plus en profondeur. Enfin, pour relier un peu ces trois éléments quand même, l’histoire commence par l’arrivée de Min, une orpheline sino-russe chez An et son père, botaniste, afin de suivre une sorte de stage. Si ce dernier est sévère et taciturne, il n’en est pas de même de sa fille, enjouée et tout et tout. Et donc forcément, Min va préférer se réfugier dans les bras de la douce An que de suivre sérieusement ses cours.

L’amour grandissant entre elles est surtout magnifié par les sublimes paysages (vietnamiens, en fait), la musique, les décors et l’image. La réalisation est donc au poil, se focalisant toujours sur la flore, mais c’est à peu près tout ce qui sauve le film.

Certes, on cherche à faire dans le sensuel, on voit une scène de « sauna », des corps nus, peu de dialogues ou… allez j’ose être mauvaise langue : peu de dialogues qui valent le coup, c’est du déjà-vu, le déroulement est sans surprise et sans réflexion.

Et surtout, ce qui coule le film, ce n’est pas l’absence de contexte politique/social/géographique/psychologie mais l’histoire soporifique d’une jolie amourette entre deux jolies filles au milieu d’une grande forêt. On les voit s’amuser, s’échanger leurs coupes de thé – 1 point pour la symbolique chinoise « boire dans la même coupe de thé » – se cacher du père d’An, subir vite fait des regards déplacés, se faire des massages mais pas trop, et on baille, on baille à s’en décrocher la mâchoire si elle ne s’était pas décrochée il y a tout juste 10 minutes.

Et on baille de nouveau quand tout à coup, on apprend que Min se mariera au frère de An, revenu de l’armée. Alors c’est censé être super comme ça, cette dernière pourra rester avec son amoureuse et belle-sœur mais bien sûr, ce n’est pas super car le frère se rend compte de quelque chose de louche. Et à partir de là, les choses ne pourront que mal tourner pour à peu près tous les protagonistes.

Drôle de fin tragique, que je n’avais pas vu venir, mais qui ne change pas pour autant mon avis sur le film, un long documentaire sur la faune et flore vietnamiennes !

Que dire du jeu des actrices pas terriblement convaincant. Celle qui incarne Min (Mylène Jampanoï) a vraiment un nombre limité d’expressions faciales, se repose surtout sur son regard (certes très intense). Celle qui incarne An a l’air d’avoir du mal à se lâcher et incarner son personnage. Bref, on se demande un peu ce qu’elles foutent là, et certaines scènes paraissent même grotesques.
Le scénario me bottait pas trop : une ville dans un futur proche, surpeuplée et terrain de violences interminables. Une substance métallique méconnue, le Heavy Liquid, qui fait planer. Un homme riche qui veut se faire sculpter une œuvre d’art à partir du Heavy Liquid. Néanmoins, au fur et à mesure que je lisais, j’ai été convaincue par les dessins spéciaux de Pope, ses traits nerveux et surtout, la poésie de l’œuvre, malgré la ville sale, la substance franchement louche, etc. Donc c’est progressivement que j’ai plongé dans l’œuvre et son univers, ses nombreuses questions sans réponses. Je finis un peu frustrée que l’auteur n’ait pas plus développé sa vision du futur mais ravie, vraiment ravie de la fin très ouverte, mais pas si évasive que ça.
Il s’agit d’un docu trèèèès subjectif mais ô combien passionnant et caustique sur la MPAA, la Motion Picture Association of America’s rating system, dont les membres totalement anonymes (du moins, pas publics) gèrent la classification des films aux États-Unis, ses effets pervers, son système hiérarchique, sa dictature et évidemment, ses incohérences et son côté puritain. Toujours mieux de voir une cervelle exploser qu’un bout de chair. Toujours mieux de voir une scène sexuelle hétéro que gay. Le docu propose pas mal de comparaisons pertinentes (scènes similaires mais classifiées différemment), beaucoup d’interviews de « victimes » de ce système et des pistes de réflexion variées. Par contre, il y a aussi un scénario sous-jacent avec une détective qui essaie d’en savoir plus sur les membres de cette association tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Néanmoins très instructif.
Où la fameuse police de Hong Kong est remise en cause après un échec cuisant et des incidents qui ont dégénéré. S’ensuit alors une confrontation à travers téléphone et Internet entre d’un côté, cambrioleurs bien armés ayant pris d’assaut un immeuble et de l’autre, la police et sa responsable des relations publiques. L’enjeu est alors l’image publique de la police, qui doit rester conforme à ce que les habitants veulent voir. Film très prenant et abordant ce thème vu, revu et rerevu, intelligemment et de manière inhabituelle. Il vaut le coup rien que pour sa scène d’ouverture de 8 minutes (filmée en une seule fois) et la caméra qui va à toute allure. Dommage pour la fin prévisible et pas terriblement stressante.
Excellent film qui traite bien du sujet sans en faire des tonnes, à savoir un homme qui vieillit mentalement mais rajeunit physiquement au fil du temps.
J’ai surtout aimé la coexistence de plusieurs genres cinématographiques dans le même film entre le fantastique (pas trop, quand même, à part le rajeunissement), les petites romances, les grands moments de danse et les instants de pub où on voit les 2 acteurs sur un yacht en train de poser (faut bien rentabiliser un peu le casting). Et y a de tout, très bien agencé, sans que ça ne fasse patchwork.
Seul regret, montrer les scènes à l’hosto avec l’ouragan Katrina, ce n’est à mon sens pas très utile et pas assez bien développé. Y a d’autres moyens de raconter une telle histoire. Mais globalement, les relations entre les gens sont bien foutues, le microcosme dans lequel Button vit et côtoie d’autres personnes atypiques est bien décrit. J’étais d’ailleurs assez étonnée d’apprendre que l’histoire nous vient de Fitzgerald…