Après le succès mitigé de Batman Begins en 2005, le réalisateur Christopher Nolan s’est attaqué à une suite ambitieuse, The Dark Knight (TDK), dans laquelle le vigilante de Gotham City (Christian Bale) doit faire face au psychopathe Joker (Heath Ledger) mais épaulé cette fois par un commissaire Jim Gordon (Gary Oldman) en pleine forme et surtout, par le procureur de Gotham, Harvey Dent (Aaron Eckhart).

Annoncé comme le chef-d’œuvre du siècle et de tous ceux à venir, le film a également bénéficié d’une importante couverture médiatique et d’une campagne de marketing pas des plus discrètes. Grâce aux innombrables sites web « fictifs » consacrés au personnage de Harvey Dent ou du Joker ou encore aux jeux de pistes ou jeux sur téléphone portable, TDK s’est imposé dès sa réalisation achevée comme le film à voir pour la profondeur du récit, les cascades et le Joker, le Joker, le Joker…
Mon bilan ?


10/10 pour ce film parce qu’il remplit parfaitement Le-cahier-des-charges-des-heist-films-géniaux :

— Rythme effréné : j’ai dû le voir en 3 ou 4 fois pour des raisons logistiques mais j’ai, à chaque fois, été immédiatement replongée dans l’action en un tournemain. Pour une personne perdue dès qu’il y a plus de 3 personnes à l’écran, c’est synonyme de maîtrise.

– Dialogues percutants : encore heureux, me direz-vous, mais la première scène est tout bonnement géniale et justifie à elle seule une note supérieure à 8/10. Ça va vite, c’est rempli d’argot londonien et c’est très marrant. Certes, un film ne repose pas sur ses 2, 3 phrases cultes, mais quand il y en a, ça le rend culte.

– Personnages… heu hauts en couleur : je n’irais pas jusqu’à dire que je me suis attachée à Barry the Baptist ou à Soap, mais chacun a ses petites manies qui le différencie des autres. Comme dans les aventures à l’ancienne, il y a des plus dégourdis que d’autres, des plus brutaux que d’autres, des plus peureux que d’autres. OK, là, tout le monde a été, à un moment ou un autre, stupide, brutal et froussard mais c’est ce mix qui fait d’Arnaques, crimes et botanique un bon cocktail.

– Scénario qui tient la route : 1h47 quand même ! Je pensais qu’on allait tourner en rond au bout d’une heure mais pas du tout. À la fin, la boucle est bouclée, mais je n’ai trouvé aucun rebondissement inutile car tout s’emboîte parfaitement. Bref, comme pour Pulp Fiction ou Ladykillers (film mineur des Frères Coen, je sais, je sais), j’ai eu une sensation d’accomplissement : tout le monde s’est rencontré, tout le monde a eu son lot de coups de cul ou de malchance.
Pour résumer, ce film est super bien dosé (ha-ha) et fait passer un excellent moment…

On me souffle à l’oreillette que je n’ai pas encore vu Snatch mais l’erreur sera réparée.
Arnaques, crimes et botaniques est un bijou facile d’accès, prenant et qui réserve une fin à se tordre les boyaux.

Titre : Arnaques, crime et botanique
Titre original : Lost, Stock and Two Smoking Barrels
Réalisateur : Guy Ritchie
Année : 1998
Durée (minutes) : 107
"His fear began when we woke up alone.
His terror began when he realised he wasn’t."
Au lieu du film sur la transsexualité que j’étais censée aller voir au centre-ville aujourd’hui, je suis restée chez moi regarder un petit film post-apocalyptique et zombie.
Et ça fait du bien ! 28 jours plus tard est vraiment le bon petit film sympathique très bien pour les jours de couette et de flemme.


Sorte de road-movie à travers Hokkaido (île septentrionale du Japon) qui réunit un ministre assez connu mais trempé dans des scandales le liant à des prostituées et une hôtesse de bar. Hummm. zzzZZZZZZzzz. Certes, c’est très beau, mais c’est à peu près tout. Les personnages étaient légèrement agaçants dans leur approche et comportement. C’était censé être mélancolique, je dois avouer n’y avoir vu que des beuveries interminables. Bon, OK, y avait une scène plutôt choupinette où la femme tente de se suicider mais se fait bien sûr sauver par l’homme. D’accord, c’est choupinet si on est d’une humeur surréalistement romantique. Et cette fin rose et improbable, non, je n’ai pas accroché…
Avortement au temps de la Roumanie communiste, dans les années 1980. Un énorme coup de cœur pour ce film se déroulant sur une journée… éprouvante évidemment. Une jeune fille qui aide son amie à avorter illégalement, une réflexion sur les limites de l’amitié, un reflet de la société et de l’économie roumaines de l’époque (pour autant que j’en sache), sans aucun temps mort malgré le rythme lent, entre les scènes pénibles et de souffrance et les dîners de famille où les gens semblent veulent jouer à « Qui est le plus lourd et intimidant ? ».