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Cette semaine…


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Je le dis souvent, je suis une lectrice terriblement lente. Je ne me chronomètre pas, mais si je fais le calcul, je dois être à une page de livre de poche par minute, voire moins. Et si encore c’était parce que je prenais le temps de bien digérer chaque mot, j’accepterais plus ce fait, mais non, même pas, j’ai aussi une mémoire de poisson rouge. Parfois, je bute sur une phrase, je la lis et la relis et enfin, le déclic se produit. Parfois, je bloque sur une image, je dois attendre que mon cerveau réussisse à la convoquer. Parfois, c’est pire encore, j’ai l’impression que mes neurones ne se connectent pas et que je suis un pantin sans âme (bonjour la panique). En rationalisant, je pense connaître l’origine de ces bugs. Et pour changer, elle vient de mon adolescence.

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Un petit billet sous forme de liste, que j’ai un peu hésité à pondre parce que je me suis découvert plus de névroses que je le soupçonnais, mais que je publie en fin de compte joyeusement car je ne suis plus à ça près. Et vous non plus.
Tout enfoui dans mon cerveau, il y a la peur de…



  1. Voir mes pensées s’échapper en toutes lettres de ma tête : un classique – du moins je l’espère – que la peur d’être sondé et d’être mis à nu. Sauf que, dans mon cas, j’ai sûrement un rapport obsessionnel aux lettres et aux mots qui fait que je visualise assez souvent des phrases entières s’échapper de mon cerveau, littéralement.
  2. Sortir en chaussons : de temps en temps, il me prend le besoin de vérifier que je porte bien des chaussures d’extérieur, quand bien même je sentirais mes chaussettes ou une semelle bien dure. Pourtant, dans la plupart des cas, ce ne serait pas la fin du monde. Par contre, je n’ai jamais rêvé que je sortais nue de chez moi et n’ai donc pas cette crainte.
  3. Être la seule à ne pas me rendre compte que je suis en train de parler à voix haute : pourtant, je ne suis pas du genre à parler sans réfléchir, sauf avec des gens proches qui devraient me pardonner mes éventuels écarts. Mais étrangement, je me répète souvent de me contrôler pour que les mots ne dépassent pas ma pensée.
  4. Me rendre compte soudainement que je suis en train de vivre la vie de quelqu’un d’autre : même avant de lire The Bookseller de Cynthia Swanson (qui ne m’a que moyennement plu), je me suis souvent imaginé devoir retourner à une autre vie ou me confronter à mon entourage qui me voit perdre les pédales.
  5. Ne pas comprendre un livre : c’est Comme un roman de Daniel Pennac qui m’en a fait prendre conscience. J’ai peur d’attaquer des livres trop grands pour moi et je rejette les romans que j’achète autant que je m’y plonge. Ce qui explique sûrement pourquoi je lis si lentement et toujours avec un peu de crainte.
  6. Me rendre compte – une fois le pantalon baissé, le derrière disgracieusement tendu vers l’arrière – que quelqu’un était dans les toilettes que j’ai investies et est en train de se faire tout petit : je ne sais pas ce que cette peur franchement bizarre est censée révéler sur moi. Toujours est-il qu’elle est là à chaque fois que je vais dans des toilettes un peu spacieuses. Peut-être que je ne fais pas assez confiance à ma vue et mon ouïe, peut-être que j’ai l’impression de ne pas devoir être où je suis.
  7. Apprendre qu’il me manque un organe vital : dans le genre « irrationnel », ça se pose !
  8. Être enterrée vivante : je crois que j’ai trop maté Buffy, et en plus, je n’aurais pas la force de détruire le bois comme elle l’a fait.
  9. Me retrouver dans un mouvement de foule : ce n’est pas la plus irrationnelle des peurs, mais elle me prend un peu trop souvent à mon goût. Dans les longs couloirs étroits, dans les bars bondés, dans les espaces clos, je pense systématiquement à un incendie ou autre catastrophe (terroriste – à tout hasard) et je crains non pas de mourir à cause de l’accident mais d’être piétinée à mort.
  10. Me faire trancher la gorge lorsque je dors le dos contre un siège dans l'avion ou le car : en revanche, je n'ai aucun souci à présenter ma nuque, pourtant plus facilement tranchable.
  11. Avaler mes lentilles de contact : y a une histoire, attendez ! Quand j’ai eu mes premières lentilles de contact rigides, à 18 ans, mes parents m’ont bien fait comprendre que c’était un luxe qu’ils m’accordaient. Ça coûte la bagatelle de 300 € et clairement, quelqu’un comme moi ne devrait pas y avoir droit. Comme au tout début, j’avais bien évidemment du mal à les mettre et à les enlever, et que la période d’adaptation d’un mois était douloureuse, j’ai commencé à en faire des cauchemars. Je ne me rappelle plus leur teneur exacte, mais il était question de mettre mes lentilles en sécurité pour éviter qu’elles ne tombent dans l’évier et, allez savoir pourquoi, dans mes cauchemars, elles se retrouvaient dans ma bouche. Et je finissais par les avaler après les avoir broyées avec les dents, ce qui ne me laissait pas du tout une sensation agréable au réveil. Sensation qui me revient la journée quand je suis un peu angoissée, sous forme de cauchemars-rêves la nuit parfois. Depuis que je me paie mes propres lentilles, ça va mieux, mais cette peur est persistante.

En espérant ne pas vous avoir fait fuir,
je serais très curieuse de connaître
vos peurs irrationnelles !
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Vendredi dernier, Addie a fait découvrir à Thévangéliste, Estelle, Thé, Café & Scones et moi-même un superbe endroit : l’Hôtel de JoBo, dans le Marais. Par « JoBo », il faut bien entendu (?) (je suis absolument nulle en Histoire) comprendre Joséphine Bonaparte. Et si je ne connais pas du tout cette figure historique, j’ai été charmée par ce lieu qui lui rend hommage jusque dans les moindres détails. Confortablement installées dans la partie salon de thé, nous avons passé un très bon moment autour de thés Mariage Frères et de desserts signés Michalak. Je vous raconte ?
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