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Cette semaine…


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En février dernier, je me suis rendu compte qu’à force de liquider mes thés parfumés, je n’avais plus que des thés nature (voire des « grands crus » à ma modeste échelle) et plus du tout de thés à boire « comme ça », sans prendre d’infinies précautions. Et en plus, je n’avais pas non plus de rooïbos ou de honeybush et les quelques infusions en ma possession ne sont franchement pas à la hauteur.
Du coup, j’ai fait une exception à ma règle d’abstinence et me suis dit que j’allais tester un rooïbos de chez Cape and Cape, la maison de thés africains à la communication bien sympathique.
Allez savoir pourquoi et comment, je suis entrée dans la belle boutique avec la ferme intention d’acheter 100 g de rooïbos aromatisé et j’en suis sortie avec deux thés noirs, un rooïbos aromatisé, des cookies et un thé vert offert par Adeline (certes, en 4 * 20 g, donc moins que prévu, mais quand même) !

Bon, au fond de moi, j’étais quand même bien contente d’avoir tout ça à tester ^^ Mais comme j’ai parfois des difficultés à distinguer des produits que j’achète en même temps (quels qu’ils soient), je voulais avoir le temps de goûter aux quatre thés dans un intervalle de temps assez court pour pouvoir bien faire la différence. Chose faite la semaine dernière où j’ai carrément enchaîné les quatre thés que je vous présente ci-dessous.

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À Noël dernier, la mère de monsieur m’a offert un coffret d’initiation à la dégustation du thé de La QuintEssence du Thé et la semaine dernière, je l’ai enfin étrenné. Si je ne l’ai pas fait avant, ce n’est pas seulement parce que j’ai manqué d’organisation, mais aussi parce qu’il m’intimidait franchement. Pourtant, il est bien intitulé « initiation », pourtant, je suis face à moi-même et pourtant, je n’étais pas trop larguée aux cours de l’École du Thé, mais il faut croire que le thé est une affaire à ne pas prendre à la légère.

Toujours est-il que j’ai attendu d’avoir fini tous mes cours à l’École et d’être tranquille pour me familiariser avec les différents articles de ce coffret. Et le timing était parfait car je commence vraiment à avoir envie de continuer à explorer le thé par moi-même (plutôt que d’être prise par la main comme au début) et en plus, avec les beaux jours qui reviennent, la luminosité se fait meilleure. Par contre, printemps = allergie = nez bouché, mais on ne peut pas tout avoir.

En tout cas, ça ne m’a pas empêchée de sentir les notes concentrées !
Je vous embarque avec moi pour faire un tour d’horizon de ce coffret ?


Déjà, premier bon point, il est compact :
Je n’ai pas pris en photo les quatre sachets de thé que j’ai reçus avec ce coffret, pour la simple raison que je les ai dispatchés dans des pots et des boîtes sans forcément mettre d’étiquettes, mais je reviendrai sur ceux-ci à la fin de l’article.

Conforme à la ligne de La QuintEssence du Thé, le coffret lui-même est axé sur les sens de la dégustation. On commence avec la vue, à savoir l’observation de la robe des thés. Pour la décrire, un nuancier bien pratique est fourni : au recto, les couleurs en question et au verso, une description de celles-ci.

 

Je lis dans le dépliant fourni avec le coffret que je dois aller télécharger la roue des couleurs dans mon espace perso, mais une fois dedans, j’ai un message d’erreur, snif. Bon, au pire, je n’ai qu’à photocopier cette page issue du livre et découper ladite roue, pour faciliter les comparaisons.



On poursuit avec les petites fioles qui justifient en premier lieu l’achat du coffret : les référents olfactifs ! Il suffit de tremper une mouillette de papier dedans et de humer pour se rappeler les notes qu’on peut sentir dans les thés. Pour ma part, j’ai retravaillé la note de fruit compoté qui, pour une raison qui m’échappe, ne me vient pas souvent en tête et se fait un peu évanescente. Je me suis fait plaisir avec les notes de fruit à coque, marine et pyrogénée. J’ai été un peu maso avec la note beurrée qui me fait penser à du beurre limite rance et est franchement écrasante et écœurante (et pourtant, je l’adore dans le thé). Enfin, j’en ai profité pour distinguer sous-bois et bois, qui n’ont en réalité rien à voir. Et puis j’ai fait sentir certaines mouillettes à Otak pour voir sa réaction (non, je ne m’en lasse pas et vous serez ravis d’apprendre que la note marine la rend folle et qu’elle aime beaucoup la pyrogénée comme sa maîtresse mais que le sous-bois la perturbe – logique). En tout cas, c’est un plaisir de sentir ces notes « brutes » pour tenter de les retranscrire lors des dégustations – même si c’est un exercice dans lequel je suis encore plus que novice. Raison de plus pour avoir le tout à portée de main.



Ensuite, on continue avec le goût. Sur les cinq saveurs reconnues, seules trois sont proposées et sont à mélanger avec 10 cL d’eau pour une demi à une cuillère-mesure (non fournie dans mon coffret, mais apparaît en photo sur le site). Les deux autres saveurs sont celles du sucré et du salé, qu’on peut bien sûr retrouver simplement avec le sucre en poudre et le sel de notre cuisine, donc je comprends qu’elles ne soient pas présentes, mais je trouve dommage de ne pas avoir tout dans le coffret (pour l’emmener avec soi, par exemple) (certes, je ne sais pas quelles circonstances requièrent d’avoir un coffret d’initiation à la dégustation de thé sans que sucre et sel soient à portée de main, m’enfin). Après, il y a peut-être des raisons à cette absence qui m’échappent, et ce n’est pas si grave que ça. Pour ma part, je n’ai pas regoûté à ces saveurs car elles sont quand même bien ancrées dans ma tête (et mes papilles).


Puis il y a le toucher, qui se matérialise par d’ingénieux échantillons de tissu, traductions concrètes des textures qu’on est censé sentir en bouche. Si je me suis attachée à passer plusieurs fois les doigts sur le polyester, le molleton, le velours, le lin et le papier de verre, je n’ai pas encore fait l’expérience de goûter des thés en même temps pour bien associer les deux et faire se correspondre les sensations. En tout cas, j’apprécie d’avoir ces mémos sensitifs à toucher.

 

On a donc la vue, l’odorat le goût et le toucher, mais quid de l’ouïe ? Eh bien, si elle n’est pas un paramètre entrant dans la dégustation, elle n’est pas à négliger : eau qui coule, bouillotte qui siffle, eau que l’on verse, bulles qui se forment parfois (grr…), « slurp » lors de la dégustation… Et pour ma part, il y avait aussi des podcasts d’On va déguster, le jeu vidéo de monsieur et quelques cris d’enfants de temps à autre. Ce n’était donc pas le calme absolu…

Quant au livre en lui-même, il est très bien : complet pour une première approche et reprenant les différents éléments du coffret pour nous en expliquer le fonctionnement. C’est donc plus qu’un complément, c’est un guide. Si je cherchais la petite bête, je trouverais dommage qu’il ne rentre pas dans le coffret (ou à l’inverse, que le coffret ne soit pas assez grand pour le contenir), mais ce serait du chipotage, c’est juste que j’apprécie – maladivement – de tout avoir au même endroit.


Dans le livre, il y a tout un tas d’aide-mémoires pour retenir saveurs et notes, dont ces images très parlantes associées aux notes rencontrées dans chaque couleur (et origine) de thé : le minéral, par exemple…



Au rayon « papier », il y a aussi un dépliant bien pratique qui rappelle le cycle de dégustation. Malheureusement, je n’ai pas pu télécharger de fiches de dégustation vierges dans mon espace, celles-ci étaient payantes.
Note : le mot de passe de connexion à l’espace
a été effacé.

Enfin, j’ai également eu droit à 20 à 50 g de thés ainsi que leur fiche d’accompagnement :  Qingshan Lu Shui, Jin Xuan, Golden Buds Yunnan et Lapsang Souchong. Pour l’instant, je n’ai testé que le Golden Buds qui est délicieux.

En conclusion, je suis plutôt enchantée par ce coffret qui reprend de manière fort cohérente toute la théorie (et la pratique !) développées par Carine Baudry. J’ai quelques minuscules réserves, que je liste dessous, mais les points positifs prennent largement le pas, si bien que je recommande chaudement ce système :)

Points négatifs :
- « Tout » ne se trouve pas dans le coffret, certains éléments sont à télécharger (gratuitement ou non ?) et d’autres à apporter soi-même, mais rien de grave
- Pas mal de papier quand même, au premier abord, j’étais un peu perdue entre ce qu’il fallait télécharger et ce qui était déjà fourni
- D’une manière générale, l’offre de coffrets semble complète mais il est aussi facile de s’y perdre : par exemple, le coffret seul est vendu (en promotion) à 40 € et le livre seul à 17,90 € mais les deux réunis sont affichés à 75,90 €, ce qui me paraît étrange. De même, le pack d’initiation à la dégustation du thé coûte (en promotion) 60 € et contient le coffret (sans le livre) et deux sachets de 50 g de thés + un microlot tandis que le pack « Je découvre le thé » avec ses quatre thés (différents) est vendu 27 €. J’apprécie évidemment d’avoir le choix mais je n’aurais pas su quoi choisir si je débutais. À vrai dire, je me rappelle avoir demandé à ma belle-mère un pack « coffret + livre » vendu aux alentours de 55-60 € (sûrement une promotion de Noël) et avoir été surprise de recevoir quatre thés en bonus. Du coup, je ne sais pas si elle a commandé un coffret plus conséquent ou un coffret + un lot de thés pour me faire plaisir ou si elle s’est tout simplement trompée. Dans tous les cas, ce n’est pas la fin du monde et le plus important reste le coffret en lui-même, mais je tenais à signaler ces différentes offres.

Points positifs :
- Prix abordable quand on veut se lancer dans l’apprentissage de la dégustation du thé
- Site Internet qui semble complet et complémentaire (à condition de savoir naviguer dessus, mais je ne vais pas me répéter)
- Parcours relativement complet pour se familiariser avec le vocabulaire du thé et ses composantes
- Coffret idéal pour faire des expériences soi-même, pour apprendre même quand on n’a pas le budget/temps pour s’inscrire à des ateliers ou quand on vit loin des offres en la matière
- Livre très bien pensé, concis et complet pour une première approche
- Réactivité et cordialité des réponses par e-mail (j’avais sollicité l’équipe durant l’été 2016 non au sujet des coffrets mais des ateliers d’initiation et on m’avait répondu fort gentiment)
- Présence d’anglais sur les fioles, le dépliant et le livre de textures (pas dans le livre, à moins qu’il n’en existe une version anglaise)

Liens
Site de La QuintEssence du Thé
Page des coffrets

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Cette semaine…

Lundi : me lever avec une tension à 20 à cause des chats / apprendre l’existence d’Amazon Logistics et de sa flotte de livreurs : l’empire gagne encore en puissance / me dire que ma mère est toujours aussi charmante : non contente de m’appeler à 10h40 et de me demander, hilare, si je dors (?!), elle refuse de m’acheter des noix de ginkgo après m’avoir annoncé qu’elle allait faire les courses (?!) / retirer tout le bien que j’ai dit de la plateforme d’assurance retraite / recevoir l’appel à cotisations de la Cipav / ô surprise : le montant a triplé / galérer pour me faire rembourser deux bricoles à Monoprix et galérer à la Poste pour récupérer ma tasse à thé / seul moment sympathique de la journée : la virée à Naturalia / dont je sors avec des protéines de soja texturées

La demi-heure d’attente en valait la peine

Mardi : laisser tomber Friends à la télé pour me concentrer sur la sympathique série de documentaires de Netflix, L’art du design / apprendre à mes dépens que le Picard d’en bas est fermé entre 13h et 14h30 : logique imparable (non) / retrouver le mojo du risotto

Au moins, le paysage est beau…

Mercredi : tous mes clients ont déjà payé ! / compter pas moins de cinq fromages dans notre frigo riquiqui / craquer pour un nouveau livre culinaire : The Language of Food (en même temps, avec un tel titre…)

Mais en attendant, je me plonge
dans Petits papiers japonais

Jeudi : me rendre compte que mon gros projet du moment est très agréable à traduire quand je ne suis pas sous pression / avoir comme bonne surprise une semaine prochaine libérée de toutes obligations / rejoindre mes parents au restaurant Lengué / et nous régaler, même si l’addition n’est pas la plus légère qui existe / en faisant un bout de chemin avec eux, proposer à ma mère un détour par le marché aux fleurs de l’Île de la Cité / Cité où elle allait tous les ans faire renouveler sa carte de séjour, la peur au ventre, avant d’obtenir le statut de résidente puis d’être naturalisée / donc non, ne pas s’approcher du marché / sécher la piscine pour rattraper mon déficit de sommeil / me retrouver à travailler / et culpabiliser

La première partie de mon bentô
Un okonomiyaki : petit, mais original et goûtu !
La seconde partie de mon bentô.
Avec une soupe et du riz, 19 €.

Vendredi : tenter de contenir une Scorpy intenable / me faire offrir un nouvel hippopotame par monsieur / vivre un moment d’anthologie sur fond de moqueries envers les faux allergiques alimentaires / faire deux séances de piscine en une, l’honneur est sauf, d’autant que l’aquabiking était corsé pour moi (« sans les mains, maintenant ! ») / nous retrouver en amoureux chez le médecin / qui me lance que monsieur est vraiment unique :D / terminer la soirée avec Monsieur Unique et des bokits

Il s’appelle Maurice
Otak, dans toute sa splendeur naturelle
Bokit peu photogénique mais délicieux
Samedi : sacrebleu, quelle boutique de thé ouvre ses portes à 14 heures un samedi ?! / réussir à mettre la main sur des filtres à thé / déjeuner-goûter à l’Umami Matcha Café / passer l’après-midi chez un ami pour pendre sa crémaillère / avoir une telle touffe de cheveux qu’elle est prise pour une nouvelle coiffure / constater le changement d’équipe à la pizzeria / et des pizzas encore meilleures / terminer la saison 4 de Breaking Bad

Tofu maison, pomme et céleri
Dimanche : faire des synthèse et compte-rendu / abdiquer lâchement au moment d’entamer la tâche la plus simple, mais la plus chiante / apprécier la différence de procédure entre deux agences de traduction, l’une humaine avec des délais plus que raisonnables et l’autre en cours d’automatisation avec des délais inutilement courts / finir avec soulagement l’infusion Silence, ça tourne ! / picorer des Chamonix, mes nouveaux gâteaux préférés / ranger mes sacs / et préparer une tarte aux pommes



Sur ce, bonne semaine =)
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Un billet léger en ce dimanche, avec une mini-liste (qui peut être amenée à s’allonger) des mots que je prononçais mal jusqu’à ce qu’on m’en fasse la remarque. Cela dit, il y a aussi des mots que je prononçais correctement et que je déforme avec la fatigue, à force d’entendre les gens les malmener. Ah, si j’avais continué mes cours de latin au lycée, et même, si j’avais fait des études de grec ancien, je n’en serais peut-être pas là !