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Cette semaine fut celle de tous les changements de plans à la dernière minute !

Lundi : avoir la joie d’apprendre que mon augmentation de tarifs a été acceptée par les clients à qui je l’ai demandée / réussir enfin à traiter tous mes e-mails en souffrance / me taper une accélération des commandes en fin de journée / nous concocter un soba absolument pas orthodoxe pour le dîner

Soba au thé vert, algues, champignons shiitake et bonite :
de quoi faire criser n’importe quel amateur de cuisine japonaise

Mardi : m’étrangler de rire en lisant l’une des phrases de mon texte à traduire : « (…) les gens qui ont décroché de l’université, comme Mark Zuckerberg » / rappelons que Facebook était à la base un réseau pour les étudiants d’Harvard ! / déjeuner avec une amie ex-collègue dans un resto qu’il me tarde de faire découvrir à mes proches / continuer la traduction rigolote chez Kodama / terminer l’après-midi en nausées, décidément / au moins, apprendre que monsieur a réussi un examen haut la main / face à mes cheveux anarchiques, prendre RDV chez le coiffeur / m’abonner au journal indépendant Les Jours et parcourir les nombreux dossiers bien intéressants : Pôle Emploi, L’Oréal, le djihadisme…

Dessert du Rice & Fish :
poire pochée au saké, glace au caramel et cacahuètes
(je pourrais nager dedans)

Mercredi : recevoir trois cartes postales et de vœux, merci <3 / donner enfin un cours dont je suis satisfaite et que j’ai trouvé enrichissant pour tous / passer l’après-midi chez L’essence du thé et progresser à vitesse grand V / terminer en révisant mon examen de japonais de demain / et passer aussi un bon moment en cours d’anglais oral renforcé / me cuisiner une tambouille de pommes de terre, poireaux, navets et carottes / et réussir à m’intoxiquer toute la nuit avec ma propre nourriture

Jeudi : me lever aussi mal que possible, après avoir passé la nuit à vomir et grelotter / ne pas réussir à faire venir SOS Médecins, en saturation / et tant mieux, car mon médecin traitant me fait de la place / me traîner jusqu’au labo pour faire des analyses sanguines / dont les résultats ne sont pas inintéressants / me résoudre à reporter le massage chez Free Persephone et le salon de thé avec Kleo / à annuler le cours de japonais sans pouvoir repasser l’examen / et à annuler évidemment la séance de dédicaces prévue plus tard / mais oublier de prévenir Paulette, désolée encore / alterner entre petites tâches pour le travail, blogging, lectures et papouilles aux chats, exceptionnellement câlines (voire inquiètes !) / découvrir qu’il existe un alphabet bilexique pour les personnes dyslexiques et dysgraphiques / recevoir mon nouveau calendrier de bureau, plus rigide que le précédent mais aux cases pas franchement plus grandes / me promettre de commander en fin d’année un calendrier kikki k., le seul qui me convienne, sans rien d’autre, dans l’espoir d’éviter les frais de douane

Va falloir écrire très petit…

Vendredi : travailler sans réussir à aller très vite / encore barbouillée, rejoindre mes parents pour (bien) déjeuner au Bistro du parc / aller chercher mes nouvelles malles chez Maisons du Monde / admirer la patience dont fait preuve mon père malgré la grosse demi-heure d’attente / faire une mini-réunion de travail bien instructive / rentrer la tête pleine de questions / halluciner en constatant que quatre piles plates coûtent 15 € / dîner avec mes parents et rentrer chargés comme des mules, entre les courses, le riz, les malles…

Ravioles aux asperges, sauce au basilic et écrevisses
Glace marron maison et cannelés

Samedi : ne pas réussir à me lever tôt pour terminer ma commande d’hier / changer la pile de la balance et… perdre près de 3 kg, kézako ? / aller redonner forme humaine à mes sourcils aussi anarchiques que mes cheveux / prendre toutes sortes de transports publics pour aller voir un ami / arrivée complètement épuisée, foutue indigestion / convertir la séance de ciné en sortie avec Kleo, elle-même convertie en expédition à la Fnac et à Muji (mauvaise idée) / rentrer épuisée, sans les mitaines recherchées et avec un ventre qui crie famine / finir par commander lesdites mitaines et tout un tas d’autres choses chez Monoprix, une première / accuser les Arrietty de m’avoir chipé mes nouilles et mon lait de coco / reprendre Doctor Who, wouhou !

Dimanche : terminer ma traduction / me réjouir de la participation record à la Women’s March : ça prendra le temps que ça prendra mais les choses bougent / me rendre à une sorte de baby shower / en conduisant une partie du chemin à l’aller et au retour / rentrer saine et sauve sans m’être fait trucider par mon père / relire ma traduction et l’envoyer, enfin / résoudre au passage un problème de longue date avec Outlook ! / habiller les chats du chapeau que leur a offert une amie




Et voilà, ce doit être
la semaine la plus ennuyante
que j’aie jamais décrite !
Bonne semaine :)
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Si je me suis mise à mon compte, c’est pour avoir ma liberté de traduire mais aussi… pour avoir un bureau à moi et tout ce qu’il représente ! Depuis toute petite, je tripe sur les bureaux que je vois et j’imagine que c’est aussi de là que vient mon faible pour les accessoires de papeterie. Et puis, je voyais aussi mon père faire ses comptes avec un soin maniaque sur son bureau – en réalité, un bout de table à manger et plus tard, la coiffeuse de la chambre. Mais au final, je crois que j’ai surtout observé des bureaux de médecin…
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La ménagerie de papier, j’en ai entendu parler je-ne-sais-plus-où, peut-être chez Angry Asian Man. Le titre me plaisait drôlement, l’origine chinoise de l’auteur m’enthousiasmait beaucoup, MAIS c’est un recueil de nouvelles. Et je n’en suis généralement pas fan : souvent inégales, avec des coups d’essai plus ou moins foireux réussis, et justement frustrantes quand elles le sont. Bref, à quelques exceptions près – je pense aux nouvelles de Robin Hobb/Megan Lindholm – je n’accours pas vers ce format. Sauf qu’au bout d’un moment, à force de lire que Ken Liu est un génie qui a réinventé [insérer tout ce qu’on veut ici], j’ai craqué et me suis offert sa première œuvre disponible en français. Et j’ai bien fait.

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Cette semaine…
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Dans mon bilan 2016, je disais vouloir apprendre à apprécier autant le chemin que la destination. Et comme par hasard, ce week-end, l’une des nouvelles du recueil que je suis en train de lire, La ménagerie de papier de Ken Liu, raconte la vie d’une femme qui, ayant bu l’équivalent de l’élixir de jouvence, tombe dans le piège d’accumuler toutes sortes de savoirs et de doctorats, repoussant toujours et encore l’échéance de commencer sa vie pour de vrai. Chose inquiétante : je me suis tout à fait retrouvée dans ce schéma de pensée, les savoirs et les doctorats en moins. Et je ne sais même pas d’où me vient cette tare.